RDV livresque, Top Ten Tuesday

Top Ten Tuesday – les 10 romans que vous n’aviez pas du tout envie de lire et qui ont été de véritables coups de cœur !

Le Top Ten Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire prédéfini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français pour une 2e édition sur le blog Frogzine .

Le thème de cette semaine est : les 10 romans que vous n’aviez pas du tout envie de lire et qui ont été de véritables coups de cœur !

Pour ma part, je ne dirais pas que tous les livres de cette liste ont été de véritables coups de cœur. En revanche, ce sont des histoires que j’ai beaucoup aimées, parfois contre toute attente, et qui résonnent encore aujourd’hui. Certaines m’ont été imposées à l’école, d’autres m’ont été offertes par mon entourage, mais toutes ont fini par me surprendre.

Un beau jour, dans une ferme anglaise, les animaux décident de prendre le contrôle et chassent leur propriétaire. Les cochons dirigent la ferme comme une mini société et bientôt des lois sont établies proscrivant de près ou de loin tout ce qui pourrait ressembler ou faire agir les animaux comme des humains. De fil en aiguille, ce microcosme évolue jusqu’à ce qu’on puisse lire parmi les commandements :  » Tous les animaux sont égaux, mais (il semble que cela ait été rajouté) il y en a qui le sont plus que d’autres. « 

Je n’avais pas forcément envie de lire ce livre au départ, surtout parce qu’il faisait partie des lectures scolaires. Pourtant, cette fable animalière m’a beaucoup marquée. Derrière son apparence simple, elle propose une critique très forte du totalitarisme, du pouvoir et de la manière dont les idéaux peuvent être détournés.

C’est typiquement le genre de livre que je n’aurais peut-être pas ouvert seule à l’époque, mais que je suis heureuse d’avoir découvert.

Décidément, Jonathan Livingston n’est pas un goéland comme les autres. Sa seule passion : voler toujours plus haut et plus vite, pour être libre. Mais cet original qui ne se contente pas de voler pour se nourrir ne plaît guère à la communauté des goélands. Condamné à l’exil, seul, Jonathan poursuit ses découvertes, sans peur, sans colère. Il est seulement triste de ne pouvoir les partager, jusqu’au jour où il rencontre des amis… Jonathan apprend alors à briser les chaînes qui emprisonnent son corps et ses pensées. Ce livre drôle et poétique est un hymne à l’amour et à la liberté !

Même chose pour Jonathan Livingston le goéland. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre, et le résumé ne me donnait pas spécialement envie. Pourtant, cette histoire de goéland différent, qui cherche à voler plus haut, plus vite et plus librement, m’a touchée.

C’est un livre court, poétique, presque initiatique, qui parle de liberté, de dépassement de soi et du droit d’être différent.e.

Le monde dans lequel vit Jonas est bien éloigné du nôtre : une société où la notion d’individu n’existe pas. Plus surprenant encore : ses membres ne ressentent rien. Ni amour ni haine viennent bousculer leur quotidien. Les gens ne meurent pas non plus. Ils sont « élargis ». Tout comme le héros de cette histoire – un garçon de douze ans – le jeune lecteur brûlera de savoir ce qui se cache derrière ce terme si obscur.

Le Passeur a été une vraie surprise. Le roman décrit une société où les émotions, les souvenirs, les différences et les choix individuels sont contrôlés. Derrière son apparente simplicité, il pose des questions très fortes sur la liberté, la mémoire et ce qui rend une vie vraiment humaine.

Avec le recul, je comprends pourquoi ce livre est souvent étudié : il est accessible, mais il ouvre énormément de réflexions.

Ces trois livres faisaient partie des lectures que j’ai dû lire pour l’école, au collège. Je n’avais pas envie de les lire, parce que je n’aime pas beaucoup lire sous la contrainte, et j’étais en plus dans une période de non-lecture. Mais en y repensant, ce sont des œuvres importantes, avec des leçons qui restent très actuelles. J’avais vraiment une super prof !

Fils d’une louve et d’un chien de traîneau, Croc-Blanc connaît bien la loi du Grand Nord : manger ou être mangé.

Sa rencontre avec les hommes, ces dieux faiseurs de feu sera décisive. Sous l’autorité de son premier maître, il devient chien de traîneau. Mais un autre maître, sanguinaire et brutal, l’engage dans de cruels combats et réveille sa sauvagerie. De l’instinct du loup ou de celui du chien, lequel l’emportera ?

J’ai mis du temps à me lancer dans Croc-Blanc. Le style me semblait difficile, et je n’avais pas forcément envie de faire l’effort d’entrer dans cette histoire. Pourtant, une fois le déclic arrivé, j’ai été prise par ce récit rude, sauvage, marqué par la survie, la violence, mais aussi par la possibilité d’un lien entre l’animal et l’être humain.

Orphelin, Olivier Twist passe sa petite enfance entre la maison de l’horrible Mme Mann, sorte de Cruella paroissiale, et le workhouse, un asile pour indigents où la loi sur les pauvres affame les pensionnaires afin qu’ils ne prennent pas goût à l’oisiveté. Placé chez M. Sowerberry, croque-mort de son état, Olivier s’enfuit pour gagner Londres. Sa naïveté le conduit droit dans un repaire de malfaiteurs, une école du vice où l’on apprend à détrousser discrètement les passants… Avec ce livre, Dickens entame contre l’injustice sociale une croisade qu’il poursuivra toute sa vie, sans se départir ni de son humour ni de son talent de portraitiste : c’est dans Olivier Twist que l’on rencontre l’inénarrable bedeau M. Bumble, l’irascible Grimwig, l’Astucieux Renard et, surtout, les célèbres truands Fagin, Sikes et Monks, figures depuis longtemps familières de la littérature anglaise.

Oliver Twist faisait partie de ces classiques qui m’impressionnaient plus qu’ils ne me donnaient envie. J’avais peur d’un texte compliqué, long, difficile à suivre. Pourtant, Dickens raconte avec beaucoup de force l’injustice sociale, la pauvreté, l’enfance maltraitée, mais aussi la survie dans un monde brutal.

Je ne dirais pas forcément que c’est une lecture facile, mais c’est une œuvre qui laisse une trace.

A l’âge de cinq ans, Matilda sait lire et a dévoré tous les classiques de la littérature. Pourtant, son existence est loin d’être facile, entre une mère indifférente, abrutie par la télévision et un père d’une franche malhonnêteté. Sans oublier Mlle Legourdin, la directrice de l’école, personnage redoutable qui voue à tous les enfants une haine implacable. Sous la plume acerbe et tendre de Roald Dahl, les événements se précipitent, étranges, terribles, hilarants. Une vision décapante du monde des adultes !

Matilda est probablement celui qui me faisait le moins peur dans cette liste, mais je l’ai tout de même commencé assez tard. J’ai fini par beaucoup aimer cette héroïne brillante, lectrice, sensible, coincée dans un monde d’adultes absurdes ou violents.

C’est un roman jeunesse drôle, cruel, tendre, et surtout très libérateur pour les enfants qui se sentent différent.e.s ou incompris.e.s.

Je me rappelle avoir mis beaucoup de temps à lire ces livres, parce qu’ils m’avaient été offerts assez tôt. Le vocabulaire ou le style des auteurices me paraissaient parfois compliqués, et je n’avais pas envie de continuer quand je ne comprenais pas. Mais lorsque le déclic a eu lieu, ce fut une belle surprise.😄

Côté sagas, il y a aussi des livres dont j’avais tellement entendu parler que je n’avais pas forcément envie de les lire. Au début, je n’étais pas toujours très emballée. Puis, à un moment, quelque chose a accroché… et j’ai complètement adoré.

II était une fois, à Londres, la petite Polly qui vivait une vie tranquille, jusqu’au jour où elle rencontre son nouveau voisin, Digory. Héla, Digory vit avec sa mère malade – son père est parti aux Indes et son vieil oncle est à moitié fou. Et s’il était plutôt magicien? II propose aux deux enfants d’essayer des bagues magiques qui doivent les transporter dans un monde inconnu. Projetés au milieu d’une merveilleuse forêt, les deux amis découvrent qu’en sautant dans chacune des mares de la forêt, ils atterrissent dans un monde différent. Malheureusement, tous les mondes ne sont pas heureux. Dans l’un d’entre eux ils trouvent une sorcière maléfique. Elle les suit dans le monde le plus enchanté qu’il leur est donné de découvrir: le monde de Narnia. C’est une terre entièrement neuve, un paradis qui naît sous leurs yeux: des animaux innocents apparaissent, des plantes délicieuses poussent, dont cet arbre magique, porteur d’un fruit qui pourra peut-être guérir la mère de Digory.

Je connaissais déjà beaucoup Narnia de nom, ce qui me donnait presque l’impression de connaître l’histoire avant même de la lire. Pourtant, l’univers a fini par me happer : les mondes cachés, les passages secrets, la magie, les créatures, les enfants projetés dans une aventure plus grande qu’elleux…

C’est une saga qui garde quelque chose de très imaginaire, très merveilleux, même si mon regard adulte serait sans doute plus nuancé aujourd’hui sur certains aspects.

Depuis des générations, fidèles aux lois de leurs ancêtres, quatre clans de chats sauvages se partagent la forêt.

Mais le Clan du Tonnerre court un grave danger, et les sinistres guerriers de l’Ombre sont de plus en plus puissants. En s’aventurant un jour dans les bois, Rusty, petit chat domestique, est loin de se douter qu’il deviendra bientôt le plus valeureux des guerriers…

Je ne pensais pas accrocher à une saga centrée sur des clans de chats sauvages. Et pourtant, l’univers fonctionne très bien : rivalités, codes, territoires, loyauté, apprentissage, conflits entre clans… C’est beaucoup plus prenant que ce que j’imaginais.

C’est une saga qui peut sembler très jeunesse au départ, mais qui possède une vraie efficacité narrative.

Six prétendantes d’un côté. Six prétendants de l’autre. Six minutes pour se rencontrer. L’éternité pour s’aimer. Ils sont six filles et six garçons, dans les deux compartiments séparés d’un même vaisseau spatial. Ils ont six minutes chaque semaine pour se séduire et se choisir, sous l’œil des caméras embarquées. Ils sont les prétendants du programme Genesis, l’émission de speed-dating la plus folle de l’Histoire, destinée à créer la première colonie humaine sur Mars. Léonor, orpheline de dix-huit ans, est l’une des six élues. Elle a signé pour la gloire. Elle a signé pour l’amour. Elle a signé pour un aller sans retour. Même si le rêve vire au cauchemar, il est trop tard pour regretter.

Au départ, le concept de speed-dating dans l’espace ne me tentait pas forcément. J’avais peur d’un récit très romance ou trop “émission de téléréalité”. Finalement, Phobos m’a surprise par son rythme, ses secrets, ses enjeux et son ambiance de huis clos spatial.

C’est le genre de livre qui montre qu’un concept un peu improbable peut devenir très addictif lorsqu’il est bien mené.

C’est si bon d’être mauvais…

SAISON 1.

À 19 ans, Kaleb Helgusson se découvre empathe : il se connecte à vos émotions pour vous manipuler. Il vous connaît mieux que vous-mêmes. Et cela le rend irrésistible. Terriblement dangereux. Parce qu’on ne peut s’empêcher de l’aimer. À la folie. À la mort.

Sachez que ce qu’il vous fera, il n’en sera pas désolé. Ce don qu’il tient d’une lignée islandaise millénaire le grise. Même traqué comme une bête, il en veut toujours plus. Jusqu’au jour ou sa propre puissance le dépasse et ou tout bascule… Mais que peut-on contre le volcan qui vient de se réveiller?

Je n’étais pas forcément attirée par Kaleb au départ, mais l’idée d’un personnage dangereux, manipulateur et empathe m’a finalement intriguée. Le roman joue sur une atmosphère sombre, presque malsaine, avec un personnage principal loin d’être rassurant.

Ce n’est pas une lecture douce, mais c’est justement ce côté dérangeant qui m’avait marquée.

Avec le recul, cette liste me rappelle surtout qu’un livre peut surprendre lorsqu’il arrive au bon moment, ou même au mauvais. Certaines lectures imposées peuvent devenir importantes, certains classiques peuvent finir par nous toucher, et certaines sagas très populaires peuvent cacher de vraies bonnes surprises.

Je n’avais pas envie de lire ces livres, mais chacun d’eux m’a apporté quelque chose : une réflexion, une émotion, un déclic, ou simplement le plaisir d’avoir été surprise.

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