contemporain, Récit de vie

La Tresse – Laetitia Colombani

Résumé 📝

Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.

Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école.

Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée.

Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est gravement malade.

Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est destiné et décident de se battre. Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité.

Trois destins de femmes puissantes, à travers le monde 🧍‍♀️

Le roman commence par cette définition : « Tresse : n. f. Assemblage de trois mèches, de trois brins entrelacés ». Cette explication est annonciatrice de la structure de l’histoire. On suit trois femmes, qui semblent ne rien avoir en commun : ni la culture, la religion, la société, la condition sociale et ni pays ou continent en commun. Une seule chose les rattache, leur condition de femme et leur société qui ne cesse de la leur rappeler.

Une alternance entre les trois personnages rythme le récit. Et c’est avec Smita que l’histoire commence. Indienne, elle vit dans le village de Badlapur dans l’état de Uttar Pradesh, dans un cadre social très précaire. Smita et sa famille sont des Intouchables, des personnes hors-castes, qui font le sale boulot des castes supérieures. Et pour le coup, son boulot est bien sale. Elle est chargée de ramasser les excréments des autres à mains nues, toute la journée. Son mari, lui, est chasseur de rats dans les champs des Jatts, les agriculteurs. C’est leur dharma, leur fardeau. Ils ont une petite fille nommée Lalita. Elle a six ans, l’âge d’aller à l’école. La tradition voudrait qu’elle apprenne le métier de sa mère, mais Smita ne veut pas. Sa fille ne deviendra pas comme elle, elle souhaite lui offrir une vie meilleure.

« Elle sait qu’ici, dans son pays, les victimes de viol sont considérées comme les coupables. Il n’y a pas de respect pour les femmes, encore moins si elles sont Intouchables. Ces êtres qu’on ne doit pas toucher, pas même regarder, on les viole pourtant sans vergogne. On punit l’homme qui a des dettes en violant sa femme. On punit celui qui fraye avec une femme mariée en violant ses sœurs. Le viol est une arme puissante, une arme de destruction massive. Certains parlent d’épidémie.[…]
Smita a déjà entendu ce chiffre, qui l’a fait frissonner : deux millions de femmes, assassinées dans le pays, chaque année. Deux millions, victimes de la barbarie des hommes, tuées dans l’indifférence générale. Le monde entier s’en fiche. Le monde les a abandonnées. »

L’histoire suivante se déroule à Palerme, la capitale de l’île italienne de Sicile. On rencontre Guilia, une jeune femme ayant la vingtaine. Elle a grandi dans une famille ouvrière. Malgré ses facilités scolaires, elle ne souhaite pas continuer les études après le lycée, mais plutôt poursuivre la tradition familiale en travaillant avec son père dans leur atelier. C’est la seule de sa fratrie à vouloir perpétuer l’activité de la cascatura, une cette coutume sicilienne ancestrale consistant à garder les cheveux pour en faire des perruques. Un tragique évènement survient. Son père a un grave accident, son monde bascule. Guilia découvre alors un sombre secret sur l’entreprise familiale et devra faire un choix.

« La vie rapproche parfois les moments les plus sombres et les plus lumineux. Elle prend et donne en même temps. »

Enfin, on découvre Sarah une mère de trois enfants et brillante avocate à Montréal au Canada. Elle mène une vie organisée, chronométrée, sans imprévus. Elle a plusieurs jobs, comme nombreuses de femmes des pays occidentaux. C’est une mère de plusieurs enfants, une femme qui travaille beaucoup, qui se sacrifie beaucoup et qui semble avoir une vie parfaite et bien rangée. Elle est fière de dire qu’elle travaille dans un grand cabinet d’avocats. Mais plusieurs choses la rongent, la maladie, sournoise, et le temps qu’elle ne passe pas avec ses enfants. C’est Ron la nounou, et aussi celui qui s’occupe de toutes les tâches domestiques. Jusqu’à ce qu’une mauvaise nouvelle change la vie de Sarah.

« Amazone : vient du grec « mazos » : mamelle, précédé du « a » : privé de. Ces femmes de l’Antiquité se coupaient le sein droit, pour mieux tirer à l’arc. Elles formaient un peuple de guerrières, de combattantes à la fois craintes et respectées, qui s’unissaient aux mâles des peuplades voisines pour se reproduire, mais élevaient leurs enfants seules. Elles employaient des hommes pour assurer les tâches domestiques. Elles menaient de nombreuses guerres, dont elles sortaient souvent vainqueurs. »

Mon avis 👀

C’est un roman qui m’a beaucoup remué, je me suis beaucoup attachée aux personnages. Le personnage dont la vie m’a le plus choquée c’est Smita. Son monde est vraiment différent du mien, tellement moins confortable, plus déterministe, moins privilégié et plus cruel. J’ai encore du mal à croire que tout ce que j’ai lu existe vraiment dans le monde…

Je me suis beaucoup reconnue dans le personnage de Guilia qui veut reprendre le flambeau de son père, mais en même temps lutte contre ce monde patriarcal. La place de l’homme pousse souvent la femme à rester un pas derrière l’homme, avec moins de responsabilité, de liberté et de reconnaissance. Mais Guilia est une jeune femme qui sait se faire écouter, respecter, et qui ne veut pas s’enfermer dans les liens restrictifs du mariage.

Le personnage auquel je me suis le moins attaché, c’est Sarah. Je lui en ai voulu de faire passer son travail avant ses enfants. Je ne peux m’empêcher de penser pourquoi faire des enfants si c’est pour les faire élever par un.e autre ? Si c’est pour faire passer son travail avant ? Mais en même temps existe-t-il une autre solution ? Existe-il un système permettant de travailler à temps plein, de faire un métier qui nous anime et de pouvoir prendre le temps d’élever des enfants ? Les pères se posent-ils ce genre de questions ? Le travail de mère, aussi merveilleux qu’il puisse être, semble être un bien lourd fardeau à porter.  

Au final, je trouve que ces portraits de vie sont terriblement bien rythmés, et suscitent de nombreuses émotions. Toutes ces femmes sont reliées par la même chose : leur condition de femme et la société patriarcale. Peu importe le choix qu’elles font, il est critiqué et remis en cause. Mais une chose persiste, c’est ce lien qui nous unit.

C’est pour moi, un récit important, riche en informations, en parallèles, et en émotions. Je ne peux que le recommander ! 😊

« Je ne suis qu’un lien,
Un trait d’union dérisoire,
Qui se tient
A l’intersection de leurs vies,
Un fil ténu qui les relie,
Aussi fin qu’un cheveu,
Invisible au monde et aux yeux. »

Toutes ces choses que j’ai apprises en lisant ce livre 😲

  • Le système des castes en Inde

Le système de castes en Inde divise la société en plusieurs groupes hiérarchisés. Et il est difficile de définir ce système de castes tant il est complexe. Grossièrement, le système de castes a ses origines dans l’histoire religieuse indienne mais a aussi été influencé par le développement social et économique à l‘époque coloniale. https://fr.euronews.com/2016/02/23/cinq-minutes-pour-comprendre-le-systeme-des-castes-en-inde

On associe souvent à ces castes le modèle des quatre « varna » : les Brahmanes (prêtres), les Kshatriyas (guerriers), les Vaishyas (commerçants), et enfin les Shudras (travailleurs manuels) auxquels s’ajoutent les Dalits (les hors-castes aussi appelés Intouchables) qui représentent le 1/5e de la population. Mais cette présentation est réductrice. Au-delà des « varna » du système brahmanique et des hors-castes, il y a aussi les « jâtis » (les communautés de référence) que classe la société indienne selon un modèle complexe. http://geoconfluences.ens-lyon.fr/doc/breves/2007/popup/IndeCastes.htm

C’est dans ce contexte qu’évolue la petite famille de Smita. Ce sont des dalits, elle est une « scavenger » un métier qui se transmet de mère en fille, consistant à vider les toilettes des autres (https://www.courrierinternational.com/article/2011/02/10/les-mains-souillees-des-sous-castes) et Nagarajan son mari, est un chasseur de rats.

Si vous voulez en savoir plus sur la hiérarchie sociale en Inde, je suis tombée sur cet article : https://books.openedition.org/septentrion/14145?lang=fr

  • Les religions

Je ne m’y connais pas vraiment en religion, et dans ce livre, on a la possibilité de découvrir trois femmes ayant des religions différentes, qui rencontrent aussi différentes religions dans leur quotidien. C’est une certaine forme de richesse que de découvrir des coutumes et croyances étrangères aux nôtres.

  • La coutume sillicienne de la « cascatura »

Ce serait le fait de garder des cheveux de sillicien.ne.s tombés ou coupés afin d’en fabriquer des postiches. Mais je n’ai trouvé aucune documentation là-dessus.

  • Femmes ashkénazes et prédispositions médicales

D’après ce cher Wikipédia, l’appellation Ashkénaze désigne les Juifs d’Europe centrale et orientale. Ils constituent avec les Séfarades et les Mizrahim l’un des principaux groupes ethniques juifs.

Les études génétiques récentes, dont un article de Nature : MtDNA evidence for a genetic bottleneck in the early history of the Ashkenazi Jewish population https://www.nature.com/articles/5201156, ont révélé que ce groupe est originaire d’une ancienne population du Moyen-Orient qui s’est étendue en Europe. Les Juifs ashkénazes présentent l’homogénéité d’un goulet d’étranglement génétique, c’est-à-dire qu’ils descendent d’une population plus importante dont le nombre a été considérablement réduit, correspondant peut-être aux migrations initiales des ancêtres ashkénazes au Proche-Orient ou en Europe. Ce goulot d’étranglement génétique suivi du phénomène récent de croissance démographique rapide est probablement à l’origine des conditions qui ont conduit à la fréquence élevée de nombreux allèles de maladies génétiques dans la population ashkénaze.

D’où la nécessité de ne pas négliger des suivis médicaux réguliers, qui sont certes très contraignants et quelque peu inquiétants, mais permettent d’appréhender le pire… (D’ailleurs est ce qu’il y a des compagnes de sensibilisation à ce sujet ?..)

Pour aller plus loin

  • Conseil lecture : un important album qui parle d’une petite fille noire, de cheveux afro, de représentation et de confiance en soi : Comme un million de papillons noirs de Laura Nsafou ! 🦋

  • L’interview de l’autrice Leatitia Colombani pour les éditions Mollat :
Bande-dessinée et roman graphique, Historique

Radium Girls – Cy

Résumé ⚗

La découverte du radium fait une entrée fracassante dans les États-Unis des années 1920. L’élément miracle, découvert par Marie Curie, baigne l’Amérique de son aura phosphorescente.

1918, Edna Bolz s’installe aux côtés de Grace, Katherine, Mollie, Albina et Quinta devant les établis d’USRC. Elles vont y peindre minutieusement leur quota de cadrans de montres, avec cette peinture si spéciale qu’elle permet de lire l’heure dans le noir. Lip. Dip. Paint. Trois mots, trois gestes qui les mèneront à leur perte.

Radium Girls – Cy

L’histoire 👄

La découverte historique de Marie Curie, au sujet de la radioactivité du radium, suscite un fort engouement. Les industries surfent sur cette nouvelle vague, et trouvent toute une ribambelle d’usages pour ce composé radioactif. De grandes entreprises, comme Tho-Radia, l’utilisent dans des crèmes, rouges à lèvres, eaux de Cologne et de nombreuses lotions à application cutanée.

D’un autre côté, l’industrie militaire choisie de l’utiliser pour sa capacité phosphorescente. En effet, le radium, à la capacité d’émettre de la lumière sans avoir besoin d’être exposé à la lumière, ça c’est le principe de fluorescence. Le radium sert alors à illuminer les cadrans de montres dans le noir. Et pour transformer une montre rien de sorcier ! La technique est simple : lip, dip, paint. On lisse le pinceau avec ses lèvres, on le trempe dans la peinture, on peint sur le cadran, et on recommence ! C’est dans un atelier utilisant cette méthode que nos cinq filles travaillent.

Radium Girls – Cy

De nos jours, il ne nous viendrait pas à l’idée d’ingérer du radium… Mais à l’époque, les grandes industries du radium finançaient la désinformation, et la recherche (et peu comme le tabac). « Si le radium était dangereux, ça se saurait ! ». On pense même le contraire : apparemment c’est bon pour le teint ! Les filles s’amusent donc avec la peinture : elles en mettent sur les ongles, les vêtements en soirée, et même sur les dents pour faire rire les copains ! C’est d’ailleurs ce qui leur a value nombreux surnoms, elles n’arrêtaient pas de briller !

C’est dans ce contexte scandaleux que la dessinatrice Cy raconte le terrible destin des Radium Girls. Des jeunes femmes injustement sacrifiées, et totalement effacées de l’histoire.

Le dessin 🎨

C’est la deuxième fois que je découvre le trait de crayon de Cy ! La première fois, c’était dans le roman graphique Cher Corps de Léa Bordier, avec le portrait de Blaise, qui m’a beaucoup touché. Cette fois-ci, il s’est passé la même chose ! Même si la technique de dessin est très différente, j’apprécie une nouvelle fois le choix des couleurs harmonieux et les émotions qui passent au travers les personnages.

Avec Radium Girls, l’usage des couleurs est original. Cy utilise une palette très restreinte avec un camaïeu allant du violet au bleu. De cette manière, elle peut faire ressortir les touches de radium ressortent plus facilement avec une sorte de « vert radioactif ». Ces teintes donnent une dimension très rayonnante à l’histoire, un peu comme des aurores boréales…

Radium Girls – Cy

Mon avis 👀

Un gros coup de cœur. Et beaucoup de rage.

C’est un livre très addictif. Le suspense est présent de la première page jusqu’à la dernière. Dès le départ, le ton est donné, on sait, on sent ce qu’il risque de se passer. Et pourtant… Impossible de ne pas s’attacher aux Radium Girls, à leur amitié, à leur sensibilité et à leur caractère. Mais derrière l’insouciance de ces jeunes femmes se cache une sombre partie de l’histoire.

Cette histoire, je suis surprise de ne jamais en avoir entendu parler. D’une part car c’est un élément qui a touché de nombreuses personnes dans le monde, mais aussi parce que « grâce » à ce scandale que le monde du travail a évolué. À l’issue de ce combat sont nées les premières agences gouvernementales sur la santé au travail, connue aujourd’hui outre-Atlantique sous le nom de Occupational Safety and Health Administration. Un grand pas dans la lutte des classes…

En bref, c’est un livre que je recommande vivement !

(P.S. si on actuellement est dans la même promo ou sur le même campus, sache que le livre est dispo à la BU !)

Radium Girls – Cy

Pour aller plus loin

Si ce type de lecture ou de contenu vous intéresse je peux vous conseiller :

  • Ni vues ni connues, par le collectif George Sand. Un livre qui donne à reconnaitre 75 femmes qui ont marquées l’histoire sans qu’on le sache ou sans que l’on s’en souvienne ! (Merci à la petite sœur pour la reco !)
  • La chaine de Audrey GG et sa série « Virago » qui peint des portraits de femmes inspirantes et peu connues qui ont fait « bouger les lignes »
  • Les cullotées de Penelope Bagieu qui met en avant, aussi sous forme de BD, des femmes « qui ont lutté contre vents et marées pour faire ce qu’elles avaient à faire ».
  • L’amitié entre les femmes victimes du radium m’a fait penser à l’amitié entre les ouvrières de la série Las Chicas del Cable…
  • La couverture du livre brille dans le noir et je trouve que c’est un malin clin d’œil !

L’interview de Cy sur la chaîne de Nota Bonus

La présentation de Radium Girl par Cy !

Auto-édition, Mangas, seinen

Red Flower Stories – Loui

Le résumé 🌺

Le jeune Kéli ne rêve que d’une chose : devenir un grand guerrier de sa tribu, mais il ignore que le destin lui réserve bien plus encore ! Car, coupé du monde, au milieu de la jungle, nul ne se doute que l’arrivée d’un ennemi mystérieux sur l’île menace un terme à la vie pacifiste du peuple Bao’re.

Celui qui prend son épée pour voyager, ne verra que des ennemis sur son chemin.

Lire la suite « Red Flower Stories – Loui »
Bande-dessinée et roman graphique, Récit de vie

Cher Corps – Léa Bordier

Résumé

« Comment définirais-tu ton rapport au corps, aujourd’hui ? »

C’est avec une sincérité désarmante que douze femmes, âgées de 15 à 77 ans, ont répondu à cette question en confiant leur histoire à douze autrices de talent.

Partez à la rencontre de Marie-Paule qui a milité pour la pilule dans les années 1970, Aurélie qui a surmonté son anorexie, Mai qui a noué un lien presque mystique avec son corps grâce à la maternité, mais aussi Blaise qui envoie valser les limites entre les genres, Emma qui s’engage contre les violences faites aux femmes, Camille qui raconte son handicap, Sophie qui a survécu au Bataclan, et bien d’autres encore…

TW : ce livre parle de sujets sensibles par rapport au corps et à la santé mentale, faites attention à vous 🦋

Lire la suite « Cher Corps – Léa Bordier »
album

Forêts et comment les préserver – Amandine Thomas

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Résumé :

Avec leurs arbres millénaires dont la cime chatouille le ciel, leurs animaux acrobates qui ne posent parfois jamais patte sur terre ou leurs innombrables espèces rares encore inconnues, les forêts abritent bien des merveilles. Ce sont elles aussi qui purifient l’air que nous respirons. Pourtant, de nombreux dangers les menacent. Mais heureusement, il existe plein de moyens de les protéger ! Embarque dans ce grand voyage autour du monde : tu vas explorer dix écosystèmes forestiers et découvrir les gestes simples pour les conserver, sans bouger de chez toi !

Présentation de l’éditeur :

Les forêts sont en danger. Sans elles, plus de biodiversité sur la planète. Le constat paraît déprimant ? Bonne nouvelle : on peut agir dès maintenant, chacun à son niveau, même à 7 ans !

Le livre présente 10 écosystèmes forestiers du monde, décrivant leurs merveilleuses spécificités, et les dangers qui les menacent. Certains sont bien connus, comme la forêt amazonienne ou les séquoias de Californie, d’autres moins, comme la vallée de Jiuzhaigou en Chine ou la forêt épineuse de Madagascar, pour mieux montrer la diversité des forêts de la planète. Chaque écosystème occupe une double page ludique (vrai ou faux, jeux,) et l’enfant est encouragé à participer à son niveau (Et toi dans tout ça ?), à travers des gestes simples qui engagent toute la famille.

Un documentaire ludique et foisonnant pour agir maintenant en faveur des forêts et avancer concrètement !

Avis :

Ce joli petit album est une vraie merveille tant au niveau des dessins, que du contenu et par son côté du ludique. Les premières lignes présentent les quatre enfants qui feront la visite et les explications tout au long de l’histoire : Ondine, Huan, Antoine et Awa. Une première partie explique clairement les enjeux des forêts, puis définit tous ses mots qui peuvent paraître communs mais sont en réalité indispensables pour la suite du livre : forêt, déforestation, biodiversité… Après c’est un grand voyage au cœur des plus grandes et remarquables forêts du monde. 10 sont présentées à chaque fois sur une double page. Elles sont si jolies et si intéressantes ! Des petits jeux et devinettes parsèment les pages ce qui rend la découverte plus attractive pour les plus jeunes. Ce livre m’a fait penser à « mon premier copain des bois » ou « copain de la nature » mais en version forêts du monde et adapté à plus de monde. Un point qui m’a aussi plu : il y a un glossaire à la fin ce qui est parfait pour le rendre accessible à tous 😊

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Ce livre est vraiment un petit bijou pour initier les plus jeunes aux enjeux de l’écosystème forestier et permettre aux plus grands de continuer cette sensibilisation.

Merci aux éditions Sarbacane et à la Masse Critique de Babelio pour cette superbe découverte !

Pour aller plus loin :