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The Lighthouse : sombrer dans la folie au milieu des flots đŸŒŠ

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Ce film contient une ambiance trĂšs oppressante, des scĂšnes de violence, de la nuditĂ©, de l’alcoolisme, des visions hallucinatoires et une reprĂ©sentation de la folie et de l’isolement pouvant mettre mal Ă  l’aise. Il n’est pas forcĂ©ment conseillĂ© aux personnes sensibles aux univers anxiogĂšnes ou trĂšs sombres.

The Lighthouse est un film d’Ă©pouvante et de drame rĂ©alisĂ© par Robert Eggers, sorti en 2019. D’une durĂ©e d’environ 1 h 49, il rĂ©unit notamment Willem Dafoe, Robert Pattinson et Valeriia Karaman.

Le film retrace l’histoire hypnotique et hallucinatoire de deux gardiens de phare isolĂ©s sur une Ăźle mystĂ©rieuse et reculĂ©e de Nouvelle-Angleterre, dans les annĂ©es 1890.

Je tiens juste Ă  prĂ©ciser que je ne suis pas spĂ©cialiste en cinĂ©ma, et que je n’ai pas vraiment l’habitude de ce format d’article. Je vais donc essayer de vous parler de ce film au mieux, mĂȘme si mon vocabulaire et mes connaissances restent limitĂ©s.

Je tiens tout de mĂȘme Ă  le faire, car mĂȘme si ce n’est pas le genre de film que j’ai l’habitude de regarder, je l’ai trouvĂ© remarquable.

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À la fin du XIXe siĂšcle, le jeune Ephraim Winslow embarque pour travailler dans un phare de Nouvelle-Angleterre, sous la supervision d’un vieux gardien. Le contrat annonce quatre semaines d’isolement complet.

DĂšs le dĂ©part, la cohabitation semble compliquĂ©e et le travail difficile. Le vieux gardien « rĂšgne » sur le phare et sur la mer. Il est le seul Ă  avoir le droit (ou Ă  se donner le droit) de s’occuper de la lanterne, tandis que Winslow s’use aux tĂąches les plus pĂ©nibles.

Pendant quatre semaines, seuls dans un phare, Ă  la merci du vent et des courants, beaucoup de choses peuvent arriver.

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Le format est inhabituel pour notre Ă©poque. L’image est presque carrĂ©e, comme enfermĂ©e sur elle-mĂȘme, ce qui donne l’impression que les personnages sont coincĂ©s, Ă©crasĂ©s par le cadre. Le champ de vision semble limitĂ©, comme si le film posait des oeillĂšres au regard.

C’est beau, intrigant et oppressant.

Le noir et blanc donne aussi au film une esthĂ©tique trĂšs particuliĂšre. Il donne l’impression de plonger dans un autre temps, dans un monde dont le malaise se ressent avant mĂȘme de se comprendre. L’absence de couleur trouble la perception, mais le pouvoir Ă©vocateur des images est amplifiĂ© par les jeux de lumiĂšre.

La lumiĂšre semble parfois avoir du mal Ă  s’infiltrer dans les scĂšnes, crĂ©ant des plans en clair-obscur qui peuvent Ă©voquer certains tableaux de Turner ou du Caravage.

Il y a peu de dialogues par moments, et beaucoup de place est laissée aux bruits de la mer, au vent, aux cris, aux silences et au son infatigable de la corne de brume.

Les plans ont un fort pouvoir Ă©vocateur. Ils peuvent perdre la personne qui regarde, la dĂ©sorienter, l’entraĂźner dans un univers excentrique, hypnotique et hallucinant. À cela s’ajoutent l’impression de tumulte dĂ©gagĂ©e par les scĂšnes et la solitude Ă©crasante ressentie par Winslow.

Voir ce film, c’est une sacrĂ©e expĂ©rience.

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Concernant le fond, et en accord avec l’ambiance gĂ©nĂ©rale, le film peut Ă©voquer l’expressionnisme allemand. La rĂ©alitĂ© semble lĂ©gĂšrement dĂ©formĂ©e pour laisser davantage de place aux Ă©motions, aux peurs et Ă  une vision pessimiste du monde.

Les thĂšmes abordĂ©s sont notamment la peur, l’angoisse, l’isolement, la domination et la folie. Les personnages sont atypiques, inquiĂ©tants, parfois dĂ©rangĂ©s, et semblent glisser peu Ă  peu vers une forme de dĂ©mence.

Cette notion interroge : qu’est-ce qui rend fou ? L’isolement ? Le pouvoir ? La culpabilitĂ© ? Le travail ? La mer ? L’autre ?

Il convient aussi de se demander qui sont rĂ©ellement ces deux gardiens, ce qu’ils fuient, et ce que chaque personne ferait Ă  leur place.

Finalement, je trouve ce film impressionnant. Il est rare de ressentir une ambiance aussi forte Ă  travers un dĂ©cor, des sons, des silences et des images. MĂȘme si les films d’horreur, gore ou d’Ă©pouvante ne sont pas ceux que j’aime le plus, je suis contente d’avoir pu dĂ©couvrir une oeuvre pareille.

J’aimerais bien regarder d’autres films dans ce style, ou d’autres films en noir et blanc.

Aussi, malgrĂ© ma faible culture cinĂ©matographique, ce film m’a fait penser Ă  l’univers de Tim Burton, ainsi qu’Ă  l’adaptation du livre de Pierre Lemaitre, Au revoir lĂ -haut.

N’hĂ©sitez pas Ă  partager votre avis si vous l’avez vu, ou vos recommandations si vous connaissez d’autres films dans ce style !

J’ai eu la chance de voir ce film pour 2 € grĂące au concept de cinĂ©ma en amphi sur un campus de ma ville !!

Les Savoyard.e.s proches de ChambĂ©ry, je vous file le bon plan : normalement, c’est 2 € pour les Ă©tudiant.e.s, et un petit peu plus pour les personnes extĂ©rieures. Dans un des Amphi du campus de Jacob-Bellecombe ! Pensez quand mĂȘme Ă  vĂ©rifier les tarifs directement sur leur site => https://www.univercine.fr !

Enjoy ! 😄

5 rĂ©flexions au sujet de “The Lighthouse : sombrer dans la folie au milieu des flots đŸŒŠ”

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