Bande-dessinée et roman graphique, Fantastique, imaginaire

Les échos invisibles de Tony Sandoval et Grazia La Padula

Titre: Les échos invisibles

Scénariste: Tony Sandoval

Dessinatrice et coloriste : Grazia La Padula

Éditions: Paquet et collection Calamar

Date de parution : tome 1: 2011, tome 2 : 2014

Genre: BD

Nombre de pages: 64

ISBN: tome 1 :     tome 2 : 978-2888906247

Résumé :

Abattu par la mort de celle qu’il aime, Baltus sombre dans une dépression qui frôle les excès des dérives interdites. De son chagrin naît un étrange pouvoir, il se met à avoir des visions. Ne trouvant pas de réponse à son mal de vivre, il décide de quitter la Hollande. C’est sur une île en Sicile qu’il trouve une paix intérieure. Un jour, pourtant, une journaliste vient perturber son repos. Quel est ce don qu’on lui attribue et par lequel il se serait illustré quelque temps plus tôt ? La paix intérieure commence déjà à bouillir !

Un scénario simple et des illustrations magnifiques :

Dans le premier volume de cette saga, Tony Sandoval nous ouvre les portes à l’univers d’un Baltus fou amoureux sombrant dans le déni. Suite à la mort de sa bien-aimé Monica, la jeune photographie se remémore tous les beaux moments qu’ils connurent. On plonge alors dans son incompréhension, sa colère, son amour fou et sa souffrance. Ses sentiments sont racontés avec beaucoup de justesse dans cette rage. Il est rare de voir une telle beauté dans un si grand désespoir. L’arrivée d’une dose de fantastique à travers des hallucinations (ou visions) est ensuite intégrée à sa tourmente. Cela renforce le mal-être du héros et nous permet de mieux le comprendre. On se sent alors très attaché au personnage et permet d’éprouver de la compassion à son égard. L’intrigue, discrète mais profonde, va alors défiler rapidement au fil des pages !

Dans son second tome l’auteur est arrivé à ne pas perde son lecteur. Suite à une ellipse de vingt ans, on redécouvre le personnage de Baltus toujours rongé par la perte de l’être cher. Cependant celui-ci a acquis une certaine sagesse. Il ne restera plus qu’à se demander si l’arrivée de la jeune et belle journaliste ne bousculera pas son fragile équilibre.

Le trait de crayon de Grazia La Padula semble fait pour ce scénario ! Ses beaux dessins se marient bien avec l’univers décalé Sandovalien. Sous la mise en scène simpliste ce cache un graphisme très travaillé avec des changements de cadrages qui nous permettent de vivre la scène. La palette de couleurs blafardes et sombres rend compte d’un univers dénué de joie. Aussi, les changements de couleurs font part de l’évolution de Baltus à travers les deux tomes. Les têtes disproportionnées des personnages les rendent plus humains. Leurs émotions sont ainsi mieux marquées.

Mon avis :

J’ai découvert les Echos invisibles en feuilletant les pages au magasin. Et je suis tombée sous les charmes des dessins. Je les trouve tout simplement magnifiques ! En lisant j’ai été submergé par l’univers sombre de Baltus et par sa psychologie complexe. Le travail du scénariste et de l’illustratrice a créé une histoire complexe qui questionne. Néanmoins j’ai trouvé qu’en nous noyant dans une telle sensibilité le récit se révèle assez platonique.

Ma note: 8/10

Votre commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s