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Néo-Monde, les voyageurs de Teddy Roch

Il faisait tout pour défendre son pays, il devra se battre pour y survivre.

Après la grande tempête, Nandal n’est plus que l’ombre de lui-même. Lorsque Karl se réveille, sans repères, au cœur d’une ville emprisonnée sous la glace, il comprend que tout ce qu’il a connu jusque-là n’est plus qu’un lointain souvenir.

Tiraillé entre l’envie d’aider le peuple du Nord qui l’a recueilli, et le besoin de retrouver sa famille, il rejoint l’expédition qui leur permettra peut-être de sauver Forgost d’une guerre inévitable.

Dans ce nouveau monde, régi par la loi du plus fort, Karl va devoir lutter pour survivre…

L’œuvre évoque un monde post-apocalyptique, des catastrophes climatiques, des conditions de survie extrêmes, la guerre, la violence, la mort, des combats et des dilemmes moraux autour du fait de tuer.

Alors que Nandal tente de se reconstruit après une tempête qui a bouleversé le monde, Karl se réveille seul, sur un sol gelé, au milieu de nul part. Il ne se souvient de presque rien. Une voix le guide, l’empêche de sombrer dans un sommeil glacial, et l’aide à survivre au froid intense qui règne au nord du pays.

À travers son regard perdu, je découvre peu à peu un nouveau monde : un monde où les catastrophes ont laissé des traces profondes, où les peuples se divisent, et où la survie semble parfois primer sur tout le reste. Karl doit alors lutter contre les conditions extrêmes, mais aussi contre la brutalité humaine.

Dans cet univers très bien construit, le récit suit son évolution face au danger, aux conflits entre les peuples et à son besoin de retrouver sa famille. Le roman mêle ainsi survie, quête personnelle et tensions politiques dans un décor post-apocalyptique glacial.

Il accentuait la position de son regard sur un point fixe choisi au hasard parmi l’immensité du ciel, mais il se rendit à l’évidence même qu’il n’y changerait rien. Il restait un homme, rien de plus. 

Au fil de ma lecture, certains détails m’ont fait penser à d’autres œuvres ou à des références plus personnelles. Ce ne sont pas forcément des parallèles voulus par l’auteur, mais plutôt des échos qui ont enrichi ma lecture.

Cette histoire m’a tout d’abord fait penser, par bien des points, à la série The Walking Dead, de Robert Kirkman. Alors oui, bien sûr, les deux œuvres sont très différentes, mais elles appartiennent toutes deux à un imaginaire post-apocalyptique. Elles ont en commun des notions qui me semblent importantes ainsi que de drôles de coïncidences ! 😄

Pour illustrer cette impression : les personnages principaux commencent par se réveiller d’un « long sommeil », et se retrouvent dans un monde qui leur est désormais inconnu. Ensuite, après une difficile acceptation de la réalité, ils cherchent à retrouver leur famille. Leurs aventures sont marquées par des combats contre d’autres survivant.e.s, par des horreurs qui ont ravagé leur monde, mais aussi par l’envie de reconstruire une vie plus stable, adaptée à de nouveaux besoins, comme le montre, par exemple, la place donnée au jardinage.

Ces récits mettent aussi en scène des personnages en perpétuel questionnement, confrontés à des dilemmes moraux forts, notamment autour du fait de tuer pour survivre.

Retrouver ces éléments que j’apprécie m’a fait très plaisir. À la lecture, je me suis sentie au cœur de l’action et des pensées des personnages, aussi perdue qu’eux dans ce nouveau monde !

J’ai trouvé amusant qu’un des derniers villages de résistant·es se nomme Alena. Le rapprochement avec l’ALENA, l’Accord de libre-échange nord-américain, est évidemment une association toute personnelle, mais elle m’a fait sourire : dans ce village du sud désertique de Nandal, les liens entre les survivant·es sont eux aussi complexes, tendus, traversés par des intérêts parfois difficiles à concilier. Comme quoi, les cours de géographie n’ont pas été totalement oubliés ! ^^

Après la grande tempête, certains aspects climatiques de Nandal m’ont aussi rappelé l’arène des 75e Hunger Games. Je ne parle pas d’une ressemblance directe, mais plutôt d’une impression commune : une nature devenue instable, dangereuse, presque impossible à prévoir. Les climats extrêmes et les catastrophes naturelles participent à rendre le monde de Karl hostile et profondément inquiétant.

Dernier point que je tiens à souligner : l’originalité des prénoms et des noms de villages dans cet univers. Dans un monde déjà très riche, c’est vraiment un plus. J’ai d’ailleurs trouvé le nom Nandal à plusieurs endroits en Inde, ce qui m’a amusée, même s’il s’agit peut-être d’une simple coïncidence. Dans tous les cas, ces noms participent à donner une identité propre à l’univers du roman.

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Karl trouvait V de plus en plus charismatique. Il comprenait pourquoi il dirigeait cette communauté. Les gens lui faisaient confiance et cela était totalement réciproque. Le vieillard en vint rapidement à l’épisode de l’assaut aérien qui s’enchaîna également avec celui de la poursuite dans la forêt, puis à la mort d’un Félon. Au fur et à mesure du discours, Karl revoyait la scène. Cela le rendait malade, c’était plus fort que lui. Cette petite ville qui tentait de survivre au chaos allait entrer dans une guerre qu’elle ne pourrait peut-être pas gagner, c’était la triste vérité. Il parcourut la foule du regard et vit avec effroi des enfants et des adolescents, eux aussi, hypnotisés par les sages paroles qu’ils étaient en train d’écouter. 

Alors honnêtement… Je ne sais pas comment le dire… Mais cela a été un vrai coup de cœur ! J’ai adoré ce livre !

Malgré un démarrage assez lent, voire très lent, et c’est le seul véritable reproche que je pourrais lui faire, le récit dévoile un univers très riche et des personnages très intéressants. Ce livre rassemble tout ce que j’aime dans une dystopie ou dans un univers post-apocalyptique, y compris une psychologie complexe chez les personnages.

Ce fut un plaisir de lire un tel livre, et j’aimerais beaucoup connaître la suite. Je conseille ce livre à toutes les personnes qui aime le post-apocalyptique (sans attendre forcément des mutants !) ! 😄

Je tiens à remercier les Éditions de la Caravelle qui m’ont proposé ce service-presse via la plateforme SimPlement, ainsi que Teddy Roch, l’auteur de ce superbe livre.

Vous pouvez retrouver la maison d’édition sur le site : https://www.editionsdelacaravelle.com/ mais aussi sur la plate-forme de financement participatif Ulule : https://fr.ulule.com/editions-la-caravelle/.

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