imaginaire, Jeunesse, Science - Fiction

The Rain de Virginia Bergin

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Résumé de l’éditeur

Une pluie mortelle s’abat sur la Terre : l’humanité est menacée de disparition. Ruby, 15 ans, part à la recherche de son père.

Je m’appelle Ruby Morris, et voici mon histoire. Si vous la lisez, vous avez énormément de chance d’être encore en vie.

Question : quand faut-il abandonner tout espoir ?

a) Maintenant. Immédiatement. On est foutus.

b) Dans deux semaines, environ.

c) Jamais.

d) J’imagine qu’il pourrait y avoir un d), mais s’il existe, je ne l’ai pas encore trouvé…

« La pluie ». C’est tout ce que je me rappelle avoir entendu, au départ. « C’est dans la pluie. »

L’histoire…

Le début de l’histoire est assez original, l’héroïne raconte cette catastrophe comme si elle écrivait dans un journal pour ses futurs lecteurs. Elle commence d’une manière assez sarcastique « Si c’était juste une histoire – le genre de roman idiot qu’on lit pour se divertir -, le début serait génial ! Tellement fantastique que tout le monde voudrait en faire un film. » (voir Premières lignes – The Rain de Virginia Bergin). De cette manière elle met le doigt sur quelques éléments bien stéréotypés du cinéma hollywoodien. On apprend que la Terre a déjà subi une grosse catastrophe causée par un astéroïde mais qu’un homme super fort, beau et intelligent a sauvé tout le monde applaudi par sa copine. Quelque temps plus tard une pluie mortelle s’abat sur la Terre et tout change. Le poison est dans l’eau, et, en dehors de l’air, quoi de plus dangereux et vicieux que cet élément pour se répandre rapidement ? L’eau s’infiltre de partout, une fois sur le sol elle peut descendre dans les nappes phréatiques et dans les canalisations, aussi, comme le cycle de l’eau est un phénomène naturel impressionnant et parfois imprévisible, lorsque les êtres humains ne peuvent plus l’exploiter, il est potentiellement infini. Et une seule goutte sur la peau suffit à tuer un humain. C’est donc très facile de se faire avoir par l’eau.

Il n’y avait pas d’étoiles. On ne pouvait pas les voir, à cause des nuages pleins de bactéries mortelles. Il n’y avait pas non plus de brise. Juste le murmure de la pluie, qui chuchotait inlassablement : « Je vais te tuer ». Les oiseaux ne chantaient pas dans les arbres. Ils étaient trop occupés à picorer les yeux des morts.

Du côté des personnages

La jeune fille racontant cette histoire se nomme Ruby et c’est une ado qui correspond vraiment au cliché qu’on peut se faire de l’adolescente en pleine crise existentielle. Tout l’énerve, ses parents, son beau-père et les cours. Elle a des amis sympas et son rêve c’est de sortir avec le beau gosse populaire du lycée. En dehors de ça elle se comporte de manière exécrable avec ses proches et a beaucoup de rage en elle. Son beau-père, Simon, est très réfléchi et attentionné. Honnêtement je ne sais pas comment décrire Ruby parce qu’elle est insupportable. Son côté tête brulée ainsi que son fort caractère lui permettent de sortir de situation délicate, mais elle a beaucoup trop de rage et de méchanceté en elle. C’est un personnage « fort » malgré cela pas très réfléchi et trop dédaigneuse à mon goût. Si l’histoire c’était déroulée dans un lycée, ça aurait surement été la peste de service. C’est d’ailleurs un fait étrange dans ce genre de livre, souvent soit on a un personnage populaire mais anéanti, soit une pauvre fille « paumée » qui veut à tout prix être la reine de son lycée. Ici c’est un curieux mélange entre les deux types de personnalités que peuvent avoir les adolescentes dans un roman jeunesse. Elle ne rêve que de gloire et n’hésite pas à rabaisser les autres pour montrer sa prétendue supériorité. Elle est détestable.

La cruauté du destin est sans limites. J’étais peut-être en compagnie du dernier garçon sur terre, et il fallait que ce soit un nerd. (A ne pas confondre avec un geek. Les geeks sont utiles, cool et parfois beaux gosses.) Et ce pauvre typa avait osé penser que lui et moi…Non, je ne peux même pas le répéter !

Mon avis

Je ne sais pas si j’ai apprécié ou non ce livre. D’un côté le rythme est très fluide et l’histoire addictive et d’un autre côté il y a le personnage de Ruby. J’ai lu ce livre en deux soirées et je me rappelle avoir bassiné ma sœur et mon beau-père à table en leur disant que cet univers est génial. Aujourd’hui je n’en suis plus vraiment sûre. Cette histoire d’eau toxique est très intéressante parce que c’est peut-être quelque chose qui pourrait arriver. Après, cette lecture n’était peut-être pas la meilleure chose à faire au vu de l’actualité, mais force est de constater que certaines situations reflètent tristement les comportements humains : papier toilette, dévaliser les supermarchés, informations des médias, pas d’informations du gouvernement, bêtise, violence et vous verrez si vous le lisez. J’ai été assez étonné de certaines situations, en lisant un chapitre A je me disais oh l’auteure n’a pas pensé à cette question ça me perturbe et dans le chapitre B il y avait la réponse. Ainsi, l’originalité du phénomène « H2O », couplé avec certaines dénonciations et une intrigue rythmée et réfléchit en fait un très bon roman. En revanche, j’ai rarement lu un personnage aussi détestable. C’est peut-être fait exprès pour en quelque sorte caricaturer les personnages adolescents dans la littérature jeunesse, ou pas. J’ai du mal à accepter le fait qu’une personne dénonce tant de clichés, dans le sens « mauvais cliché », et soit un stéréotype ambulant. Je trouve l’héroïne très peu intéressante et l’image renvoyée n’est absolument pas flatteuse pour les adolescentes. Elle est accro à son téléphone, irrespectueuse, ne pense qu’à être populaire et sortir avec un garçon qui à « la côte », dénigre les personnes différentes, est égocentrique, ne se remet pas en question et n’est pas du tout reconnaissante. C’est typiquement le genre de comportement que reprochent des personnes vieilles envers des adolescents. Parfois ce type de comportement peut être vrai, mais c’est un stéréotype : une idée, opinion toute faite, acceptée sans réflexion et répétée sans avoir été soumise à un examen critique, par une personne ou un groupe, et qui détermine, à un degré plus ou moins élevé, ses manières de penser, de sentir et d’agir (CNRTL).

Je ne sais pas si j’ai apprécié ou non ce livre parce qu’il y a de bons éléments cependant le personnage et ses idées ne me plaisent pas. C’est aussi un livre « marquant » parce qu’il me fait me poser une question concernant mes lectures : la question du contenu. La littérature jeunesse m’ennuie et me déplaît de plus en plus mais j’ai du mal à me retrouver dans des lectures « plus complexes ».

Cela étant, j’ai acheté ce tome et sa suite d’occasion. Je la lirais prochainement pour me faire un avis plus complet sur la saga. Je suis aussi curieuse de voir ce que pourrait donner la série, elle a l’air dans la même veine que The 100, ça pourrait être très sympathique.

Je me permets aussi de partager deux chroniques : celle de Tomabooks  et celle de Les critiques de Yuyine dont je rejoins les avis.

Mangas, Science - Fiction, seinen

Voyage au centre de la Terre de Norihiko Kurazono (et Jules Verne)

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Résumé de l’éditeur

Hambourg, 1863. La vie d’Axel va changer du tout au tout lorsque son oncle, le professeur Lidenbrock, imminent géologue, trouve un étrange parchemin codé dans un vieux livre islandais. Le mystérieux message contient des indications pour se rendre au centre de la Terre ! Il n’en faut pas plus à l’impétueux professeur pour monter une expédition au grand désespoir de son neveu.

Lire la suite « Voyage au centre de la Terre de Norihiko Kurazono (et Jules Verne) »

Auto-édition, Comics book, Science - Fiction

Milford Green – Samuel George London & Mikael Hankonen

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Article in English (bottom part)

&

Article en français ci-dessous

Une grande première et c’était pas de la tarte!

(merci bcp Louise pour ton aide 💖)

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Bonjour !

Il faut que je vous parle d’un super truc.

Depuis quelques mois, je traîne sur Kickstarter un site de financement participatif. C’est l’occasion de découvrir toutes sortes de nouveautés, des objets étonnants et révolutionnaires, parfois loufoques, mais aussi de voir de nouveaux artistes comme ce fut le cas ici.

(un article plus détaillé sur le sujet est en cours de préparation)

Aujourd’hui, je vais vous parler de « Milford Green – Prettiest Village in the British Empire, 1897 » de Samuel George London et Mikael Hankonen. C’est un petit livre fort sympathique mêlant Angleterre victorienne, un inventeur timide et maladroit, et de mystérieux visiteurs… C’est parti !

Résumé :

En dehors de cette drôle d’aventure, Milford Green est un village normal situé dans les collines sud de l’Angleterre. C’était le cas jusqu’au jour où, lors d’une soirée d’été de l’an 1897, Alfie Fairfield un inventeur, voit quelque chose tomber du ciel et atterrir dans un champs. En tant que grand curieux et amoureux des machines, il se dirige vers l’O.V.N.I. et fini par découvrir que les être humains ne sont pas tout seul dans l’Univers…

L’histoire et les personnages :

Le personnage principal de cette histoire se nomme Alfie. C’est un jeune inventeur, très curieux avec plein d’idées mais il est aussi maladroit dans ses mouvements qu’avec ses sentiments. Il est tendre, marrant et attachant. Sa vie est des plus simples jusqu’au jour où un mystérieux objet atterrit dans un champ. Son quotidien ainsi celui de son entourage, la belle Mary et l’arrogant George, vont prendre un sacré tournant !

 

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Les illustrations :

Je n’avais jamais remarqué un trait de ce genre. Ici, on a une alliance harmonieuse entre un trait « manga » et « bande dessiné » sur fond d’aquarelle. Les personnages ont des expressions faciales très marquées. On devine facilement leurs émotions ce qui accroît l’immersion pour le lecteur. Les décors sont épurés et délicats. Les couleurs sont choisies avec justesse avec des tons doux un peu comme dans les bandes-dessiné Le Château des Etoile d’Alex Alice. Même la typographie est différente selon la langue des personnages. Le mélange est peu ordinaire et magnifique. Ça donnerait presque envie d’aller faire un petit tour à Milford Green !

 

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(la qualité des photos ne rend pas hommage aux dessins..)

Mon avis :

C’est une histoire plutôt courte, simple, dépaysante qui ne m’a pas déçue !

C’est un véritable plaisir d’avoir découvert le petit village de Milford Green et ses bizarreries. La seule chose qui m’a gênée c’est de l’avoir lu aussi vite. Il y a donc eu une deuxième lecture, puis une troisième. C’est le genre de livre qui me fait retomber en enfance. Qui donne l’impression qu’on sait quelque chose de plus. C’est comme si, à la fin, le retour à la réalité est compliqué, plus fade.

J’allais oublier : l’anglais est très accessible : la preuve je pu le lire ^^

En bref ce fut une très belle découverte ! J’espère que ces quelques mots vous auront donné envie de découvrir ce fameux village…

C’est une chose que je ne fais jamais, cependant on va faire une petite exception : je me permets de vous indiquer le lien du projet sur le site Kickstarter, le résultat sur Signal Comics et la boutique Etsy étant donné que ce n’est pas un livre largement diffusé 😊

 

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Hi !

There is something great I need to talk to you about !

For a few months now, I have been spending my time on Kickstarter a crowdfunding site. It’s an opportunity to discover every kind of ideas, amazing and revolutionary objects, crazy things, but also to find new artists. That’s why, today we are going to talk about “Milford Green – Prettiest Village in the British Empire, 1897” by Samuel George London and Mikael Hankonen. It’s a little and nice book talking about Victorian England, a socially awkward inventor and mysterious visitors !

The story and the characters :

In this story, the main character is Alfie. He’s a young inventor, a very curious man and he has a lot of ideas, but he is socially awkward. He is tender, funny and appealing. He lives a quiet life until the day when a mysterious object falls in the rolling hills. His daily life and the ones of his companions, the pretty Marry and the arrogant George, are going to take a big turn!

 

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Illustrations :

I had never seen this kind of a pencil line. Here, we have a harmonious alliance between “manga” style and “comic strip” style with watercolour. It’s beautiful. The characters have very strong facial expressions. We can easily guess their emotions which helps the reader to get better into the book. The sets are simply refining and delicate. The colours are selected very carefully with soft shades which remind us the comic strips Le Château des Etoiles of Alex Alice. Even the typography is different depending on the type of language the characters are using. The association is unusual and magnificent. It would almost make me want to go to Milford Green !

 

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My opinion:

It’s a short, simple, unusual story which didn’t disappoint me.

It’s a real pleasure to discover the pretty little town of Milford Green and its quirks. The only thing that disappoints me is to have read it too fast. It’s the kind of book which makes me fall back into childhood.

The English is also accessible for French people like me who have trouble with foreign languages…

This is something that I never do, however, I will make a small exception: I am giving you the link of the project link on the Kickstarter website, as well as the result on Signal Comics and the Etsy shop as it is not a widely distributed book…

 

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Titre / Title : Milford Green

Auteur / Author : Samuel George London

Illustrateur / Illustrator : Mikael Hankonen

Editions / Publishing house : Signal Comics

Genre / Type : SF

Nombre de pages / Number of pages :

Parution : 2018

ISBN : 978-1-9996283-0-7

Séries

Black Mirror, une saison très différente…

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Hey ! Cet article est un avis plus ou moins « à chaud » de la saison 5 de Black Mirror sortie mercredi 5 juin. Je n’ai jamais parlé de cette série parce que je suis arrivée (encore une fois) trente ans après la guerre. Voilà tout ! Donc pour les personnes ayant vécu dans une grotte comme moi, Black Mirror c’est une série d’anticipation, où chaque épisode est indépendant (le casting, décor et l’histoire sont différentes). Elle montre une réalité encore plus sombre que la nôtre, une réalité qui pourrait être beaucoup plus proche que nous le pensons…

Par rapport aux spoilers :

Je vais faire une partie sans spoilers et une autre avec. N’ayant pas la possibilité de pouvoir utiliser des plugins et autres bizarreries, le texte avec spoilers est en blanc après l’indication spoilers ^^ Pour le lire il suffit de sélectionner avec le clic droit ! La team crevard de WordPress on est là !

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Vue d’ensemble :

Encore une fois au début c’est toujours un peu bizarre. A chaque épisode je me dis mince qu’est-ce qu’il va arriver maintenant ? Un homme va se transformer en robot ? Qui va mourir ? Quelle organisation y a-t-il derrière tout ça ? Qu’est-ce qu’il cloche ? Peut-être que la technologie nous a déjà rattrapée et c’est la raison pour laquelle je ne vois rien qui cloche ?

Sortons de mes pensées c’est le bazar…

En fait, chaque épisode est perturbant à sa manière, et plus ou moins trash selon les saisons. La différence, c’est qu’ici le futur n’est pas si éloigné que ça. Du moins, il semble beaucoup moins éloigné puisqu’aujourd’hui les technologie évoquées existent. Elles n’ont juste pas encore eu l’occasion d’être développé à grande échelle par manque de moyen ou d’intérêts. Je pense que dans ces épisodes, ce n’est pas tant l’aspect robotisation de la vie qui est mis en avant mais plutôt les questions sociologiques actuelles.

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Auto-édition, imaginaire, Science - Fiction, Service Presse

Les Enfants de Vénus, t2, l’Odyssée, de M.S. Mage

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Résumé :

Dans ce futur forgé par la Révolution de Vénus, où seules les femmes détiennent le pouvoir, la princesse Physalis et son procréateur Lime sont séparés malgré leur amour sincère. Banni aux Agoras, Lime tente de s’acclimater à sa nouvelle vie. Mais loin du royaume et de Physalis, il doit encore trouver sa place dans ce monde qui ne veut pas de lui. Pendant ce temps, Physalis et l’équipage de la Téméraire font route sur les eaux glacées du nord afin de retrouver son frère, bien déterminés à le sauver de son exil en prison et à le ramener au palais. Poursuivant leur quête de justice et de liberté, Physalis et Lime entament un nouveau voyage, semé de troubles et d’incertitudes…

Lire la suite « Les Enfants de Vénus, t2, l’Odyssée, de M.S. Mage »