essai, Récit de vie, témoignage

Nous sommes tous des féministes de Chimamanda Ngozi Adichie

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« Partout dans le monde, la question du genre est cruciale. Alors j’aimerais aujourd’hui que nous nous mettions à rêver à un monde différent et à le préparer. Un monde plus équitable. Un monde où les hommes et les femmes seront plus heureux et plus honnêtes envers eux-mêmes. Et voici le point de départ : nous devons élever nos filles autrement. Nous devons élever nos fils autrement. »

Chimamanda Ngozi Adichie aborde le sujet controversé du féminisme avec lucidité, éloquence et humour.

Ce court essai aborde plusieurs sujets liés au sexisme ordinaire, aux stéréotypes de genre, aux inégalités entre femmes et hommes, au viol conjugal, au poids des normes sociales, ainsi qu’aux discriminations vécues par les femmes noires, notamment entre le Nigéria et les États-Unis.

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Ma victoire contre l’anorexie de Marine Noret

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Cette chronique aborde plusieurs sujets sensibles : anorexie, troubles du comportement alimentaire, dysmorphophobie, rapport douloureux au corps, hospitalisation, souffrance psychologique, incompréhension de l’entourage et parcours de reconstruction.

Ce n’est pas un livre qui remplace un accompagnement médical, psychologique ou nutritionnel. Mais c’est un livre qui peut faire du bien, ouvrir une fenêtre, rappeler que la maladie ne résume pas une personne et que la reconstruction peut prendre plusieurs formes !

Prenez soin de vous pendant la lecture 🤗💚

Dans Ma victoire contre l’anorexie, Marine Noret revient sur son parcours face aux troubles du comportement alimentaire, de la période la plus sombre de la maladie jusqu’à son chemin de reconstruction.

Elle y parle de son rapport au corps, de l’anorexie, de l’hospitalisation, de la dysmorphophobie, de l’incompréhension de certaines personnes autour d’elle, mais aussi des ressources qui l’ont aidée à avancer. Le livre aborde également la place du sport dans son parcours, notamment le triathlon, sans effacer la complexité de ce type de reconstruction.

Ce témoignage donne aussi la parole à sa mère et à son frère, ce qui permet d’élargir le regard porté sur la maladie, ses conséquences et la façon dont elle peut bouleverser tout un entourage.

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Documentaire, Récit de vie, Service Presse

Lab Girl de Hope Jahren : grandir parmi les arbres, les labos et les doutes 🌿

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Ce livre aborde la précarité de la recherche scientifique, le sexisme dans les milieux académiques, la pression professionnelle, la santé mentale, la solitude, la difficulté à trouver des financements et les bouleversements liés au parcours de vie.

Rien n’est traité de manière voyeuriste, mais certains passages peuvent résonner fortement chez les personnes concernées par l’épuisement, les troubles psychiques ou le sentiment de devoir sans cesse prouver sa place.

Lab Girl est une multitude. Il est le témoignage autobiographique, intime et passionné d’une femme qui s’est battue pour devenir ce qu’elle est, et parvenir à s’imposer dans un milieu dominé par les hommes. Il est une célébration du génie végétal, du sol et de la nature qui changera à jamais votre façon de voir le monde. Il est enfin le portrait sensible et émouvant d’une amitié indéfectible.

Lab Girl est le premier livre de la géobiologiste Hope Jahren. Nous la suivons depuis son enfance dans le Minnesota et ses premiers jeux dans le laboratoire de son père jusqu’à ses voyages sur le terrain, à travers les États-Unis, la Norvège et l’Irlande, accompagnée de Bill, son fidèle et brillant collègue. Les histoires qu’elle nous raconte sont une ode à la curiosité, à l’humilité et à la passion et autant de preuves que le travail et l’amour peuvent déplacer des montagnes.

Lab Girl est une incitation à devenir maître de sa vie et à découvrir qui l’on est vraiment, ainsi qu’un plaidoyer pour la protection de notre environnement. Viscérale, lumineuse et souvent drôle, Hope Jahren nous invite à l’observation. Avec les yeux, mais aussi avec les mains et le cœur.

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Auto-édition, imaginaire, Science - Fiction, Service Presse

Les Enfants de Vénus T2 – L’Odyssée de M.S. Mage : prendre la mer pour retrouver la liberté 🌊

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Cette chronique concerne le tome 2 de la saga Les Enfants de Vénus. Elle contient donc probablement des spoilers sur le premier tome. Si vous n’avez pas lu le premier tome, je vous invite plutôt à lire ma première chronique : https://lescuriositesducameleon.wordpress.com/2017/10/22/les-enfants-de-venus-par-m-s-mage/#comments

Le roman aborde une société dystopique, la domination politique d’un groupe sur un autre, la privation de droits, l’exil, la reproduction contrôlée, la séparation amoureuse, la révolte, l’emprisonnement et la recherche de liberté.

Dans ce futur forgé par la Révolution de Vénus, où seules les femmes détiennent le pouvoir, la princesse Physalis et son procréateur Lime sont séparés malgré leur amour sincère. Banni aux Agoras, Lime tente de s’acclimater à sa nouvelle vie. Mais loin du royaume et de Physalis, il doit encore trouver sa place dans ce monde qui ne veut pas de lui. Pendant ce temps, Physalis et l’équipage de la Téméraire font route sur les eaux glacées du nord afin de retrouver son frère, bien déterminés à le sauver de son exil en prison et à le ramener au palais. Poursuivant leur quête de justice et de liberté, Physalis et Lime entament un nouveau voyage, semé de troubles et d’incertitudes…

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Les vanités de Lauren Marx !

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Lauren Marx est une artiste américaine fascinée par la faune, la flore et les sciences naturelles. Depuis l’enfance, les animaux occupent une place centrale dans son imaginaire. Dans plusieurs interviews, elle explique avoir grandi entre les visites au zoo de Saint-Louis, les documentaires animaliers et une passion grandissante pour la biologie, la zoologie, la cosmologie et la mythologie.

Cette fascination transparaît dans chacune de ses œuvres. Les animaux, les plantes, les ossements, les insectes ou encore les éléments célestes s’entremêlent dans des compositions extrêmement détaillées qui semblent raconter des histoires silencieuses.

L’univers de Lauren Marx est particulièrement singulier. Passionnée par les planches de zoologie anciennes, les cabinets de curiosités, les natures mortes et les représentations naturalistes, elle mélange ces influences dans des œuvres qui oscillent entre réalisme scientifique et imaginaire.

Ses dessins sont souvent peu colorés. Les teintes sont douces, parfois ternes, presque sépia. Quelques éléments ressortent néanmoins grâce à des touches de couleur plus vives qui attirent immédiatement le regard. Le résultat est aussi spectaculaire qu’envoûtant.

Les sujets représentés sont majoritairement des animaux, mais rarement de manière classique. Ils deviennent parfois des chimères, parfois des créatures entourées de fleurs, de champignons, de branches ou d’ossements. Chaque illustration semble figée quelque part entre la vie et la mort.

En observant son travail, j’ai souvent l’impression de naviguer dans un étrange mélange d’émerveillement et de mélancolie. Ses œuvres peuvent paraître sombres au premier regard, mais elles dégagent aussi quelque chose de profondément vivant.

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Comme elle l’a si bien expliqué dans une interview de Platinum Cheese ( lien : http://www.platinumcheese.com/the-latest/art-chat-with-lauren-marx ) l’humain ne se rend pas compte de la richesse qu’il pourrait avoir en préservant la nature…

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Les fleurs fanées, les ossements, les squelettes ou les crânes que l’on retrouve régulièrement dans les illustrations de Lauren Marx évoquent les vanités.

Apparu principalement aux XVIe et XVIIe siècles, ce courant artistique rappelle la fragilité de l’existence humaine et le caractère éphémère de toute chose. Les artistes utilisent différents symboles (crânes, sabliers, fleurs fanées, animaux morts ) pour rappeler que la vie est précieuse parce qu’elle est temporaire.

Deux expressions latines sont souvent associées à cette réflexion :

Memento mori : « Souviens-toi que tu vas mourir ».

Ars moriendi : « L’art de bien mourir ».

Même si Lauren Marx propose une vision très contemporaine de ces thèmes, ses illustrations s’inscrivent dans cette même réflexion sur le temps, la transformation et le caractère transitoire de toute vie.

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Ce qui me touche particulièrement dans son travail, c’est qu’il ne présente pas la mort comme quelque chose de sale, de honteux ou de tabou.

Au contraire, elle apparaît comme une étape naturelle du cycle du vivant.

En tant que botaniste, c’est un aspect qui me parle beaucoup. Sur le terrain, il est impossible d’étudier les écosystèmes sans observer ce cycle permanent : les feuilles tombent, les arbres meurent, les champignons décomposent la matière, les insectes recyclent les corps, les nutriments retournent au sol avant de nourrir de nouvelles formes de vie.

La mort n’est pas l’opposé de la vie. Elle en fait partie.

C’est probablement ce que j’aime le plus dans les œuvres de Lauren Marx. Derrière les crânes et les ossements, je ne vois pas seulement la disparition, mais aussi la transformation.

Ses œuvres m’ont fait réfléchir à une idée qui me fascine depuis longtemps.

Je ne parle pas ici de réincarnation au sens spirituel du terme, mais d’une réalité bien plus concrète. Nous sommes composés d’atomes, tout comme les plantes, les animaux, les champignons, les montagnes ou les océans.

Lorsque nous mourons, ces atomes ne disparaissent pas. Ils retournent progressivement aux cycles naturels et participent à la création d’autres formes de vie.

D’une certaine manière, rien n’est jamais complètement perdu. Tout se transforme. C’est la beauté offerte par Mère Nature.

Si vous aimez la nature, les cabinets de curiosités, les planches naturalistes ou les œuvres qui invitent à réfléchir au cycle de la vie, je vous conseille vivement de découvrir son travail :