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Forêts et comment les préserver – Amandine Thomas

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Résumé :

Avec leurs arbres millénaires dont la cime chatouille le ciel, leurs animaux acrobates qui ne posent parfois jamais patte sur terre ou leurs innombrables espèces rares encore inconnues, les forêts abritent bien des merveilles. Ce sont elles aussi qui purifient l’air que nous respirons. Pourtant, de nombreux dangers les menacent. Mais heureusement, il existe plein de moyens de les protéger ! Embarque dans ce grand voyage autour du monde : tu vas explorer dix écosystèmes forestiers et découvrir les gestes simples pour les conserver, sans bouger de chez toi !

Présentation de l’éditeur :

Les forêts sont en danger. Sans elles, plus de biodiversité sur la planète. Le constat paraît déprimant ? Bonne nouvelle : on peut agir dès maintenant, chacun à son niveau, même à 7 ans !

Le livre présente 10 écosystèmes forestiers du monde, décrivant leurs merveilleuses spécificités, et les dangers qui les menacent. Certains sont bien connus, comme la forêt amazonienne ou les séquoias de Californie, d’autres moins, comme la vallée de Jiuzhaigou en Chine ou la forêt épineuse de Madagascar, pour mieux montrer la diversité des forêts de la planète. Chaque écosystème occupe une double page ludique (vrai ou faux, jeux,) et l’enfant est encouragé à participer à son niveau (Et toi dans tout ça ?), à travers des gestes simples qui engagent toute la famille.

Un documentaire ludique et foisonnant pour agir maintenant en faveur des forêts et avancer concrètement !

Avis :

Ce joli petit album est une vraie merveille tant au niveau des dessins, que du contenu et par son côté du ludique. Les premières lignes présentent les quatre enfants qui feront la visite et les explications tout au long de l’histoire : Ondine, Huan, Antoine et Awa. Une première partie explique clairement les enjeux des forêts, puis définit tous ses mots qui peuvent paraître communs mais sont en réalité indispensables pour la suite du livre : forêt, déforestation, biodiversité… Après c’est un grand voyage au cœur des plus grandes et remarquables forêts du monde. 10 sont présentées à chaque fois sur une double page. Elles sont si jolies et si intéressantes ! Des petits jeux et devinettes parsèment les pages ce qui rend la découverte plus attractive pour les plus jeunes. Ce livre m’a fait penser à « mon premier copain des bois » ou « copain de la nature » mais en version forêts du monde et adapté à plus de monde. Un point qui m’a aussi plu : il y a un glossaire à la fin ce qui est parfait pour le rendre accessible à tous 😊

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Ce livre est vraiment un petit bijou pour initier les plus jeunes aux enjeux de l’écosystème forestier et permettre aux plus grands de continuer cette sensibilisation.

Merci aux éditions Sarbacane et à la Masse Critique de Babelio pour cette superbe découverte !

Pour aller plus loin : 

Bande-dessinée et roman graphique, Documentaire, Récit de vie

Algues vertes – L’histoire interdite de Pierre Van Hove et Inès Léraud

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Synopsis

Des échantillons qui disparaissent dans les laboratoires, des corps enterrés avant d’être autopsiés, des jeux d’influence, des pressions et un silence de plomb. L’intrigue a pour décor le littoral breton et elle se joue depuis des dizaines d’années. Inès Léraud et Pierre van Hove proposent une enquête sans précédent, faisant intervenir lanceurs d’alerte, scientifiques, agriculteurs et politiques.

Concernant ce livre,

C’est une enquête sur les fameuses et « mystérieuses » algues qui envahissent les côtes bretonnes. En France, et ce depuis quelques années, tout le monde en a plus ou moins entendu parler aux informations et à la radio. Mais qui connaît vraiment cette histoire ? Que c’est-t ’il vraiment passé et qu’est-ce qui se passe encore pour que ce phénomène prenne tant d’ampleur ?

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L’histoire et les dessins

Dès les premières planches, on est placé au cœur de l’histoire. C’est comme dans les séries policières, on atterrit sur la scène du crime, les enquêteurs arrivent et ensuite les recherches commencent. Sauf qu’ici l’arme est biologique et que les enquêteurs ne portent pas l’uniforme qu’on imagine. Le grand enquêteur c’est le lanceur d’alerte Pierre Philippe, le premier à avoir compris d’où venant le problème ainsi que le danger que peuvent représenter ses algues.

L’histoire est retracée sous la forme d’une enquête, chaque preuve et chaque écrit sont annexés. Chaque rôle est souligné, les problèmes sont posés et des questions sont soulevées. Tout est très riche. 

Concernant les dessins, c’est assez surprenant pour ce genre de BD de retrouver un style assez vulgarisateur et non réaliste (enfin peut-être pas si surprenant que cela). Le trait est plaisant mais le plus marquant c’est l’usage des couleurs. Le vert tranche avec le reste des couleurs plus nuancées. Il fait tâche, toxique ou « extraterrestre » près des décors marins. D’autres scènes sont soulignées par l’urgence faisant appel à toute la signification des couleurs. C’est alarmant.

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Mon avis 

Cette BD m’a été vivement conseillé à la bibliothèque universitaire (merci) et je n’ai pas été déçu ! Une lecture assez rapide malgré des planches parfois bien chargée et une joie de retrouver les articles sources, témoignages et éléments de l’enquête à la fin du livre. Après tout, une vraie enquête et un tel sujet nécessite bien des sources.

Aussi, il est intéressant de le lire afin de comprendre l’importance de l’écologie, la souffrance des agriculteurs, la situation actuelle, celle de la politique (et la politique de l’autruche) et des lobbies mais aussi la cause des lanceurs d’alerte en France (et sûrement ailleurs). Ce serait aussi chouette de le faire sortir de son étiquette livre/BD pour écologiste et biologiste (dans le sens scientifique) et de le mettre entre de nombreuses mains. Il touche la politique, le droit, le journalisme, la science, la sociologie, les médias et un peu l’Histoire. En bref c’est une lecture très riche qui touche des sujets sensibles que j’aimerais propager/ partager à tous (et avec une vitesse de propagation supérieure à celle des algues ^^)

Pour aller plus loin

J’aimerais aussi souligner quelque chose (contre les gros boomers)

J’en ai vraiment marre d’entendre certaines idioties. Me dire que ce n’est pas parce que « je suis une ptite meuf qui étudie l’écologie, hip hip hip Greta, que je dois bassiner tout le monde avec cela ». Déjà je ne suis pas petite (faut que j’arrête de rire de tout vraiment…) mais surtout parce que je ne veux pas « bassiner » avec ce sujet. C’est un sujet que j’évite lors des repas de famille afin de déjouer les conflits pimentés, parce qu’à notre époque il faut beaucoup de mauvaise volonté pour nier les catastrophes environnementales passées, actuelles et futures. Lire des écrits sur l’environnement peut alors nous instruire et « éclairer » sur les actions à faire ou à ne pas faire pour que ça aille mieux…

Je vais être franche : si lire ceci vous soule, bye bye je ne veux pas d’ondes négatives par ici ! 😉

Sinon, il y a une différence entre écologie et écologie :

Premièrement, l’écologie c’est un terme qui nous vient du grec oikos signifiant maison/ habitat et de logos signifiant science. Il est inventé en 1866 par le biologiste allemand Ernst Haeckel et désigne la science qui étudie la dynamique des populations et des peuplements (animaux, végétaux ou microbes) et le fonctionnement des écosystèmes et des paysages (cycle de matière, flux d’énergie). C’est la science qui s’intéresse aux relations des êtres vivants entre eux et avec leur environnement. Ainsi l’écologie s’appuie sur des disciplines telles que la génétique, l’éthologie, la géologie ou encore la climatologie. Car l’écologie est une science holistique (qui s’intéresse à un phénomène/objet dans sa globalité) qui se soucie non seulement des interactions entre les éléments d’un système, mais encore de l’évolution de ces interactions en fonction des modifications apportées à leur environnement. L’objectif des écologues — encore appelés écologistes, même si le terme est devenu ambigu — est donc de déchiffrer la complexité des écosystèmes naturels. (Merci https://www.futura-sciences.com/). C’est donc une science, soit quelque chose autour duquel on peut discuter mais qui est basé sur des faits réels.  A différencier de : « l’écologie politique qui est un ensemble de courants, largement diffusé depuis les années 1970, insistant sur la prise en compte des enjeux écologiques dans l’action politique et dans l’organisation sociale. » Je vous glisse un lien plus complet : https://www.cairn.info/revue-ecologie-et-politique1-2010-2-page-41.htm#

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À la suite d’études ou de certaines prises de conscience, on a tendance à « associer les deux ». Il est clair que les deux définitions du terme écologie sont effectivement liées : la doctrine se base sur la science et la science est faite par des humains ayant des idées (même en se considèrent comme apolitique ou sans opinion nos actions ont toujours un but… C’est complexe et c’est aussi un autre débat). Cependant, ce qui serait bien, c’est de comprendre que ce « mouvement » est censé venir de connaissances acquises sur les enjeux écologiques. C’est quelque chose qui nous touche tous peut-importe notre statut social, notre richesse ou que sais-je. Après, (je grossis la chose) riches comme pauvres ne vont pas vivre les conséquences de la même manière, et oui l’argent ça aide, mais une fois que les choses sont abimées c’est difficile de revenir en arrière. EN BREF. Ce que je veux dire c’est que j’en ai marre des personnes qui ferment les yeux ou parlent sans savoir. On n’est pas obligé d’être zéro déchet, végétarien, végétalien, de faire Paris Genève à pied, ou de pédaler pour faire tourner sa machine. Ce serait l’idéal pour l’empreinte carbone mais on a tous nos impératifs. Essayons juste de ne pas «ne pas aggraver la situation » et de ne pas voir de l’argent partout et sur tout. Personne n’emmènera son fric au « Ciel » / ou à sa « juste mort ». AUSSI on n’a peut-être pas tous les mêmes positions mais L’ECOLOGIE N’EST PAS UN SIMPLE TRUC A LA MODE (voilà maintenant j’arrête les majuscules). ET je vous conseille vraiment ce livre pour apprendre plein de choses !

Autres liens :

Et

 

Titre : Algues vertes – L’histoire interdite

Auteure / Journaliste : Inès Léraud

Dessinateur / coloriste : Pierre Van Hove

Editions : Delcourt

Parution : 2019

Nombre de pages : 160

ISBN : 978-2413010364

 

imaginaire, Jeunesse, Science - Fiction

Nox d’Yves Grevet

Auteur : Yves Grevet

Editions : Syros

Genre : Jeunesse, Science-fiction

Date de parution : 2012

Nombre de pages : 418

ISBN: 978-2748512892

Résumé:

Dans une ville basse enveloppée d’un brouillard opaque – la nox –, les hommes sont contraints de pédaler ou de marcher sans cesse pour produire leur lumière. Comme l’espérance de vie y est courte, la loi impose aux adolescents de se marier et d’avoir un enfant dès l’âge de dix-sept ans. Lucen a peur de perdre celle qu’il aime, la rebelle Firmie, qui refuse de se plier à la règle. Il sent aussi ses meilleurs amis s’éloigner de lui. L’un d’eux, Gerges, s’apprête à rejoindre la milice qui terrorise les habitants, un autre, Maurce, un groupe hors-la-loi. C’est l’heure pour Lucen de faire des choix qui détermineront toute son existence. Au même moment, dans des territoires épargnés par la nox, la jeune Ludmilla ne se résigne pas au départ forcé de Martha, la gouvernante qui l’a élevée, injustement renvoyée par son père. Elle décide de tout tenter pour la retrouver.

Un combat pour l’amour et l’amitié
Cette histoire est avant tout centrée sur
l’amitié de quatre garçons. Leur amitié va se déchirer suite aux aléas de la vie. Nous vivons l’aventure à partir du point de vue de deux d’entre eux: Gerges et Lucen. Gerges dont la position politique est critiquée par ses amis et Lucen qui se bat pour celle qu’il aime se retrouve au cœur d‘aspirations politiques sans l’avoir voulu. Nous vivons aussi de l’autre côté de la frontière, dans la ville haute, le quotidien de Ludmilla enfant privilégiée. Tous vivent leurs premiers pas dans le monde des adultes et tous sont confrontés à de rudes choix. Tous finissent par voir leur destin se rencontrer.
Néanmoins, la divergence des points de vue n’est pas un problème. L’histoire n’est nullement répétitive et cela permet de mieux comprendre des personnages.

Des personnages attachants
Chaque personnage nous permet d’avoir un
aperçu différent de l’histoire.

Lucen est très courageux et fort dans sa façon d’aimer (quoiqu’il soit un peu naïf) et son combat, sa révolte contre l’univers en fait un personnage qu’on ne peut qu’admirer. Sa fiancée Firmie lui ressemble beaucoup ce qui fait d’elle un merveilleux personnage féminin!
Gerges semble être le personnage lui plus torturé émotionnellement. Outre son combat intérieur contre ses actions de miliciens sa bataille pour atteindre l’idéal de son père et l’amour de sa fiancée sont très touchants.
Quant à
Ludmilla il est intéressant de la voir évoluer. C’est le personnage auquel je me suis le plus identifier. Comme elle je trouve que nous sommes enfermés dans notre petite maison et nous ne voyons pas les difficultés des autres. Nous sommes, pour la plupart, ignorants. Quand elle ouvre les yeux elle cherche à prendre la défense des autres et révèle un personnage tendre et gentil.

Mon avis:
Je suis tombée sur ce livre par pur hasard. C’est en marchant pour prendre le bus que je l’ai aperçu dans une « boîte à livre ». Le livre en question à tout de suite attirer mon attention: qui pouvait bien être ces curieux personnages ? Pourquoi deux hommes sont dans une sorte de brouillard noire salle et une jeune fille dans la lumière? Qu’est-ce qu’il y a bien pu se passer ?
Dès les premières pages il m’a été
impossible de lâcher le livre!
J’ai trouvé l’univers très intéressant le monde d’en bas ressemble aux descriptions du « trou » dans le livre
Germinal de Zola. C’est aussi une belle dystopie et je suis émerveillée devant l’habileté avec laquelle l’auteur joue de ses personnages. Pour moi ce livre est surprenant et remarquable !

Petit plus:

L’histoire nous permet de nombreuses interrogations notamment: celle de la liberté, celle de notre place dans la société actuelle ou dans un tel univers, celle de notre empreinte écologique…

Note: 10/10

– Pourquoi faut-il accepter sa condition sociale ? C’est ça le sujet de mon devoir de morale. En clair, pourquoi faut-il accepter d’être pauvre ? […]

– Ils veulent juste que tu récites le cours. N’essaye pas de te distinguer des autres. Reste dans la norme, tu éviteras les problèmes.
Je n’ajoute rien. Ils ont raison et c’est ça que je vais écrire. Je le savais d’ailleurs depuis le début mais, une nouvelle fois, je voulais tenter de les faire réagir.