illustrations, Voyager avec l'art

Un monde idéal, de Vanessa Morales : un univers coloré où nature et diversité s’épanouissent 🌺

Extrait d'une illustration de Vanessa Morales.

Vanessa Morales est une artiste freelance. J’ai découvert son univers récemment sur Twitter et tenais à vous partager le portfolio de cette artiste, dont j’admire beaucoup le travail.

Son portfolio m’a marquée par ses couleurs, son énergie et son imaginaire très vivant. C’est exactement le genre de découverte artistique que j’aime garder quelque part, pour pouvoir y revenir et la transmettre à mon tour.

Extrait d'une illustration de Vanessa Morales.
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Conte et légende, Fantastique, illustrations

Nadezhda Illarionova : quand les contes de fées révèlent leur part sombre 🕯️

Exemple d'illustration de Nadezhda Illarionova.

Nadezhda Illarionova est une graphiste, designer et illustratrice. Ses œuvres sont imprégnées des conte merveilleux et fantastiques, notamment ceux d’Hans Anderson et de Charles Perrault.

Ses illustrations sont peuplées de créatures fantastiques : sirènes, ogres, fées, sorcières… Les animaux y sont humanisés et deviennent des personnages à part entière. Ses œuvres dégagent une émotion forte, mêlant le Beau, le merveilleux, le cruel et la poésie des contes fantastiques, dans un esprit qui peut rappler les gravures et illustrations de Gustave Doré.

Extrait d'une gravure de Gustave Doré.

C’est à la fois merveilleux et surprenant de découvrir une telle ré-interprétation des contes de l’enfance. Retrouver des histoires aussi connues que la Petite Sirène, le Chat Botté, Peau d’âne, Barbe bleu ou Cendrillon… Il y en a même des moins connues comme Les Cygnes Sauvages ou Poucette (aussi connue sous le titre Thumbelina en anglais)… Plonger dans toute cette magie donne envie de relire ces contes !

Ses images rappellent que les contes ne sont pas seulement des histoires pour enfants : ce sont aussi des récits de métamorphoses, de peur, de désir, de violence et de merveilleux.

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Annie Stegg Gerard : un univers enchanteur entre mythologie, nature et rococo 🧚

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Annie Stegg Gerard est une artiste  spécialisée dans les arts plastiques, notamment dans la peinture à l’huile. Elle peint depuis son enfance et cherche à donner à ses sujets quelque chose d’unique, comme si chaque œuvre ouvrait la porte sur une nouvelle histoire.

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Auto-édition, Comics book, Science - Fiction

Milford Green, de Samuel George London et Mikael Hankonen : des extraterrestres dans l’Angleterre victorienne 👽

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Bonjour !

Il faut que je vous parle d’un super petit projet.

Depuis quelques mois, je traîne sur Kickstarter, un site de financement participatif. C’est l’occasion de découvrir toutes sortes de projets : des objets étonnants, parfois révolutionnaires, parfois complètement loufoques, mais aussi de nouveaux artistes. C’est justement ce qui s’est passé ici.

(Un article plus détaillé sur le sujet est d’ailleurs en cours de préparation !!!)

Aujourd’hui, je vais vous parler de Milford Green – Prettiest Village in the British Empire, 1897, de Samuel George London et Mikael Hankonen. C’est un petit livre fort sympathique qui mêle Angleterre victorienne, inventeur timide et maladroit, paysages britanniques et mystérieux visiteurs…

Grande amoureuse du Royaume-Uni, j’ai aussi pris beaucoup de plaisir à me replonger dans des paysages et une ambiance que j’aime tant 💚

C’est parti !

En dehors de cette drôle d’aventure, Milford Green est un village normal situé dans les collines sud de l’Angleterre. C’était le cas jusqu’au jour où, lors d’une soirée d’été de l’an 1897, Alfie Fairfield un inventeur, voit quelque chose tomber du ciel et atterrir dans un champ. En tant que grand curieux et amoureux des machines, il se dirige vers l’O.V.N.I. et finit par découvrir que les être humains ne sont pas seuls dans l’Univers…

Le personnage principal de cette histoire se nomme Alfie Fairfield. C’est un jeune inventeur curieux, plein d’idées, mais aussi maladroit dans ses gestes que dans ses sentiments.

Il est tendre, drôle et attachant. Sa vie semble plutôt paisible jusqu’au jour où un mystérieux objet tombe du ciel et atterrit dans un champ. Son quotidien, ainsi que celui de son entourage, Mary et l’arrogant George, va alors prendre un sacré tournant.

Je n’avais jamais vraiment vu un trait de ce genre.

Ici, les illustrations mêlent harmonieusement des influences « manga » et « bande dessinée », avec de beaux fonds à l’aquarelle. Les personnages ont des expressions faciales très marquées. Leurs émotions se lisent facilement, ce qui rend la lecture plus immersive.

Les décors, quant à eux, sont épurés et délicats. Les couleurs sont choisies avec beaucoup de justesse, dans des tons doux qui m’ont parfois rappelé Le Château des Étoiles d’Alex Alice.

J’ai aussi beaucoup aimé le travail sur la typographie, différente selon la langue utilisée par les personnages. Ce détail peut sembler discret, mais il renforce l’identité visuelle du livre.

Le mélange est peu ordinaire, mais très réussi. Ça donnerait presque envie d’aller faire un petit tour à Milford Green ! 

(la qualité des photos ne rend pas hommage aux dessins..)

C’est une histoire plutôt courte, simple et dépaysante, qui ne m’a pas déçue !

J’ai pris un véritable plaisir à découvrir le petit village de Milford Green et ses bizarreries. La seule chose qui m’a gênée, finalement, c’est de l’avoir lu aussi vite. Il y a donc eu une deuxième lecture, puis une troisième.

C’est le genre de livre qui me fait retomber en enfance. Il donne l’impression de connaître un petit secret, d’avoir aperçu quelque chose d’étrange et de merveilleux avant de revenir au réel. Comme si, une fois la dernière page tournée, le retour à la réalité devenait un peu plus compliqué, presque plus fade.

Milford Green n’est pas une lecture qui cherche à révolutionner le genre de la science-fiction. Son ambition est ailleurs : raconter une aventure simple, chaleureuse et pleine de curiosité. C’est justement cette simplicité qui m’a séduite. Le récit possède une forme de douceur presque réconfortante, portée par des personnages attachants et un univers graphique magnifique.

J’allais oublier : l’anglais est très accessible.

En bref, ce fut une très belle découverte ! J’espère que ces quelques mots vous auront donné envie de découvrir ce fameux village…

Je ne partage pas toujours autant de liens dans mes chroniques, mais je fais ici une petite exception. Milford Green n’étant pas un livre très largement diffusé, je me permets de vous indiquer plusieurs pistes pour découvrir le projet, le travail de l’illustrateur et la boutique liée à Signal Comics. 😊

 

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Hi !

There is something great I need to talk to you about!

For a few months now, I have been spending my time on Kickstarter, a crowdfunding website. It is a great opportunity to discover all kinds of projects: amazing objects, sometimes revolutionary, sometimes completely crazy, but also new artists.

That is exactly what happened here.

Today, I am going to talk to you about Milford Green – Prettiest Village in the British Empire, 1897, by Samuel George London and Mikael Hankonen. It is a lovely little book about Victorian England, a socially awkward inventor and mysterious visitors!

The main character of this story is Alfie Fairfield. He is a young inventor: curious, full of ideas, but as clumsy with his gestures as he is with his feelings.

He is sweet, funny and endearing.

He lives a quiet life until the day a mysterious object falls from the sky and lands in a field. His daily life, as well as the lives of the people around him, Mary and the arrogant George, is about to take quite a turn!

I had never really seen an art style like this before.

Here, the illustrations beautifully combine manga and comics influences, with lovely watercolour backgrounds. The characters have very expressive faces, and their emotions are easy to read, which makes the story even more immersive.

The backgrounds are simple, refined and delicate. The colours are chosen very carefully, with soft shades that sometimes reminded me of Le Château des Étoiles by Alex Alice.

I also really liked the work on typography, which changes depending on the language used by the characters. This detail may seem small, but it gives the book a stronger visual identity.

The combination is unusual, but beautiful. It almost makes me want to visit Milford Green!

 

It is a short, simple and unusual story, and it did not disappoint me.

It was a real pleasure to discover the lovely little village of Milford Green and its quirks. The only thing that frustrated me, in the end, was reading it so quickly.

It is the kind of book that makes me feel like a child again. It gives the impression of discovering a small secret, something strange and wonderful, before coming back to reality.

The English is also quite accessible, even for French readers like me who sometimes struggle with foreign languages.

I do not usually share so many links in my reviews, but I will make a small exception here. Since Milford Green is not a widely distributed book, I am sharing a few links to help you discover the project, Mikael Hankonen’s work and the Signal Comics shop.

 

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Les vanités de Lauren Marx : faune, flore et beauté de la décomposition 💀

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Lauren Marx est une artiste américaine fascinée par la faune, la flore et les sciences naturelles. Depuis l’enfance, les animaux occupent une place centrale dans son imaginaire. Dans plusieurs interviews, elle explique avoir grandi entre les visites au zoo de Saint-Louis, les documentaires animaliers et une passion grandissante pour la biologie, la zoologie, la cosmologie et la mythologie.

Cette fascination transparaît dans chacune de ses œuvres. Les animaux, les plantes, les ossements, les insectes ou encore les éléments célestes s’entremêlent dans des compositions extrêmement détaillées qui semblent raconter des histoires silencieuses.

L’univers de Lauren Marx est particulièrement singulier. Passionnée par les planches de zoologie anciennes, les cabinets de curiosités, les natures mortes et les représentations naturalistes, elle mélange ces influences dans des œuvres qui oscillent entre réalisme scientifique et imaginaire.

Ses dessins sont souvent peu colorés. Les teintes sont douces, parfois ternes, presque sépia. Quelques éléments ressortent néanmoins grâce à des touches de couleur plus vives qui attirent immédiatement le regard. Le résultat est aussi spectaculaire qu’envoûtant.

Les sujets représentés sont majoritairement des animaux, mais rarement de manière classique. Ils deviennent parfois des chimères, parfois des créatures entourées de fleurs, de champignons, de branches ou d’ossements. Chaque illustration semble figée quelque part entre la vie et la mort.

En observant son travail, j’ai souvent l’impression de naviguer dans un étrange mélange d’émerveillement et de mélancolie. Ses œuvres peuvent paraître sombres au premier regard, mais elles dégagent aussi quelque chose de profondément vivant.

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Comme elle l’a si bien expliqué dans une interview de Platinum Cheese ( lien : http://www.platinumcheese.com/the-latest/art-chat-with-lauren-marx ) l’humain ne se rend pas compte de la richesse qu’il pourrait avoir en préservant la nature…

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Les fleurs fanées, les ossements, les squelettes ou les crânes que l’on retrouve régulièrement dans les illustrations de Lauren Marx évoquent les vanités.

Apparu principalement aux XVIe et XVIIe siècles, ce courant artistique rappelle la fragilité de l’existence humaine et le caractère éphémère de toute chose. Les artistes utilisent différents symboles (crânes, sabliers, fleurs fanées, animaux morts ) pour rappeler que la vie est précieuse parce qu’elle est temporaire.

Deux expressions latines sont souvent associées à cette réflexion :

Memento mori : « Souviens-toi que tu vas mourir ».

Ars moriendi : « L’art de bien mourir ».

Même si Lauren Marx propose une vision très contemporaine de ces thèmes, ses illustrations s’inscrivent dans cette même réflexion sur le temps, la transformation et le caractère transitoire de toute vie.

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Ce qui me touche particulièrement dans son travail, c’est qu’il ne présente pas la mort comme quelque chose de sale, de honteux ou de tabou.

Au contraire, elle apparaît comme une étape naturelle du cycle du vivant.

En tant que botaniste, c’est un aspect qui me parle beaucoup. Sur le terrain, il est impossible d’étudier les écosystèmes sans observer ce cycle permanent : les feuilles tombent, les arbres meurent, les champignons décomposent la matière, les insectes recyclent les corps, les nutriments retournent au sol avant de nourrir de nouvelles formes de vie.

La mort n’est pas l’opposé de la vie. Elle en fait partie.

C’est probablement ce que j’aime le plus dans les œuvres de Lauren Marx. Derrière les crânes et les ossements, je ne vois pas seulement la disparition, mais aussi la transformation.

Ses œuvres m’ont fait réfléchir à une idée qui me fascine depuis longtemps.

Je ne parle pas ici de réincarnation au sens spirituel du terme, mais d’une réalité bien plus concrète. Nous sommes composés d’atomes, tout comme les plantes, les animaux, les champignons, les montagnes ou les océans.

Lorsque nous mourons, ces atomes ne disparaissent pas. Ils retournent progressivement aux cycles naturels et participent à la création d’autres formes de vie.

D’une certaine manière, rien n’est jamais complètement perdu. Tout se transforme. C’est la beauté offerte par Mère Nature.

Si vous aimez la nature, les cabinets de curiosités, les planches naturalistes ou les œuvres qui invitent à réfléchir au cycle de la vie, je vous conseille vivement de découvrir son travail :