Vanessa Morales est une artiste freelance. J’ai découvert son univers récemment sur Twitter et tenais à vous partager le portfolio de cette artiste, dont j’admire beaucoup le travail.
Son portfolio m’a marquée par ses couleurs, son énergie et son imaginaire très vivant. C’est exactement le genre de découverte artistique que j’aime garder quelque part, pour pouvoir y revenir et la transmettre à mon tour.
Gabriella Barouch est une illustratrice freelance dont l’univers m’évoque tout de suite la nostalgie, l’enfance et les contes. Ses dessins donnent envie de retomber dans une forme de douceur magique, comme si les humains, les animaux et la nature pouvaient vivre ensemble dans un monde plus tendre.
Dans ses illustrations, les personnages semblent souvent minuscules face au vivant, presque comme des fées. La nature est présente partout : dans les animaux, les petites fleurs, les branches, les fruits, les oiseaux, les renards ou les paysages délicats. Tout paraît poétique, fragile et rêveur.
J’aime beaucoup l’ambiance pastel de son travail. Les couleurs adoucissent les scènes et donnent parfois l’impression que les images sortent d’un souvenir ou d’un rêve d’enfant. Les oiseaux aident à planter des arbres, un renard dort avec une petite fille, les enfants semblent évoluer dans un monde où l’imaginaire et le vivant dialoguent en permanence.
Ce manga aborde la maladie, la disparition progressive d’espèces fantastiques, la souffrance animale, le soin vétérinaire, l’euthanasie animale et les tensions entre science, magie et pratiques traditionnelles.
Résumé :
La science a remplacé la magie dans le cœur des êtres humains. Elle est sur le point de faire basculer le monde dans une nouvelle ère, entraînant les créatures fantastiques dans l’oubli.
Descendante d’une lignée de mages, la jeune Ziska est apprentie vétérinaire. Avec son maître Nico, elle cherche à soigner et préserver les bêtes mythiques menacées d’extinction.
Mais n’est-il pas déjà trop tard ?
À la croisée de la médecine et de la magie, découvrez un bestiaire hors du commun !
Lauren Marx est une artiste américaine fascinée par la faune, la flore et les sciences naturelles. Depuis l’enfance, les animaux occupent une place centrale dans son imaginaire. Dans plusieurs interviews, elle explique avoir grandi entre les visites au zoo de Saint-Louis, les documentaires animaliers et une passion grandissante pour la biologie, la zoologie, la cosmologie et la mythologie.
Cette fascination transparaît dans chacune de ses œuvres. Les animaux, les plantes, les ossements, les insectes ou encore les éléments célestes s’entremêlent dans des compositions extrêmement détaillées qui semblent raconter des histoires silencieuses.
“Animals always have been, and always will be, my passion. They have been the subjects of my drawings ever since I was a child. I blame it on weekends spent at the Saint Louis Zoo and endless hours watching, National Geographic’s: Mutual of Omaha”. They influenced my desire to learn about biology while attending high school. While in high school, I began collecting bones, feathers, and books. Over these past few years, my passion grew to zoology, cosmology, and mythology.” –Lauren Marx, Saint Louis, Missouri
Un univers étrange et fascinant 🎨
L’univers de Lauren Marx est particulièrement singulier. Passionnée par les planches de zoologie anciennes, les cabinets de curiosités, les natures mortes et les représentations naturalistes, elle mélange ces influences dans des œuvres qui oscillent entre réalisme scientifique et imaginaire.
Ses dessins sont souvent peu colorés. Les teintes sont douces, parfois ternes, presque sépia. Quelques éléments ressortent néanmoins grâce à des touches de couleur plus vives qui attirent immédiatement le regard. Le résultat est aussi spectaculaire qu’envoûtant.
Les sujets représentés sont majoritairement des animaux, mais rarement de manière classique. Ils deviennent parfois des chimères, parfois des créatures entourées de fleurs, de champignons, de branches ou d’ossements. Chaque illustration semble figée quelque part entre la vie et la mort.
En observant son travail, j’ai souvent l’impression de naviguer dans un étrange mélange d’émerveillement et de mélancolie. Ses œuvres peuvent paraître sombres au premier regard, mais elles dégagent aussi quelque chose de profondément vivant.
La nature qui nous accorde tout, nous reprend tout aussi.
Les vanités : quand l’art parle du temps qui passe 💀
Les fleurs fanées, les ossements, les squelettes ou les crânes que l’on retrouve régulièrement dans les illustrations de Lauren Marx évoquent les vanités.
Apparu principalement aux XVIe et XVIIe siècles, ce courant artistique rappelle la fragilité de l’existence humaine et le caractère éphémère de toute chose. Les artistes utilisent différents symboles (crânes, sabliers, fleurs fanées, animaux morts ) pour rappeler que la vie est précieuse parce qu’elle est temporaire.
Deux expressions latines sont souvent associées à cette réflexion :
Memento mori : « Souviens-toi que tu vas mourir ».
Ars moriendi : « L’art de bien mourir ».
Même si Lauren Marx propose une vision très contemporaine de ces thèmes, ses illustrations s’inscrivent dans cette même réflexion sur le temps, la transformation et le caractère transitoire de toute vie.
La mort comme partie du vivant 🌱
Ce qui me touche particulièrement dans son travail, c’est qu’il ne présente pas la mort comme quelque chose de sale, de honteux ou de tabou.
Au contraire, elle apparaît comme une étape naturelle du cycle du vivant.
En tant que botaniste, c’est un aspect qui me parle beaucoup. Sur le terrain, il est impossible d’étudier les écosystèmes sans observer ce cycle permanent : les feuilles tombent, les arbres meurent, les champignons décomposent la matière, les insectes recyclent les corps, les nutriments retournent au sol avant de nourrir de nouvelles formes de vie.
La mort n’est pas l’opposé de la vie. Elle en fait partie.
C’est probablement ce que j’aime le plus dans les œuvres de Lauren Marx. Derrière les crânes et les ossements, je ne vois pas seulement la disparition, mais aussi la transformation.
Décomposition → Transformation → Nouveau vivant ♻️
Ses œuvres m’ont fait réfléchir à une idée qui me fascine depuis longtemps.
Je ne parle pas ici de réincarnation au sens spirituel du terme, mais d’une réalité bien plus concrète. Nous sommes composés d’atomes, tout comme les plantes, les animaux, les champignons, les montagnes ou les océans.
Lorsque nous mourons, ces atomes ne disparaissent pas. Ils retournent progressivement aux cycles naturels et participent à la création d’autres formes de vie.
D’une certaine manière, rien n’est jamais complètement perdu. Tout se transforme. C’est la beauté offerte par Mère Nature.
Aperçu :
Si vous aimez la nature, les cabinets de curiosités, les planches naturalistes ou les œuvres qui invitent à réfléchir au cycle de la vie, je vous conseille vivement de découvrir son travail :
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