
Avertissement de contenu
Cette chronique aborde plusieurs sujets sensibles : anorexie, troubles du comportement alimentaire, dysmorphophobie, rapport douloureux au corps, hospitalisation, souffrance psychologique, incomprĂ©hension de lâentourage et parcours de reconstruction.
Ce nâest pas un livre qui remplace un accompagnement mĂ©dical, psychologique ou nutritionnel. Mais câest un livre qui peut faire du bien, ouvrir une fenĂȘtre, rappeler que la maladie ne rĂ©sume pas une personne et que la reconstruction peut prendre plusieurs formes !
Prenez soin de vous pendant la lecture đ€đ
RĂ©sumĂ© đ
Dans Ma victoire contre lâanorexie, Marine Noret revient sur son parcours face aux troubles du comportement alimentaire, de la pĂ©riode la plus sombre de la maladie jusquâĂ son chemin de reconstruction.
Elle y parle de son rapport au corps, de lâanorexie, de lâhospitalisation, de la dysmorphophobie, de lâincomprĂ©hension de certaines personnes autour dâelle, mais aussi des ressources qui lâont aidĂ©e Ă avancer. Le livre aborde Ă©galement la place du sport dans son parcours, notamment le triathlon, sans effacer la complexitĂ© de ce type de reconstruction.
Ce tĂ©moignage donne aussi la parole Ă sa mĂšre et Ă son frĂšre, ce qui permet dâĂ©largir le regard portĂ© sur la maladie, ses consĂ©quences et la façon dont elle peut bouleverser tout un entourage.
Un tĂ©moignage qui mâa beaucoup touchĂ©e đ
Je ne pensais pas rĂ©ussir Ă chroniquer ce livre. Le sujet est sensible, intime, difficile. Si vous lisez ces mots aujourdâhui, câest donc plutĂŽt bon signe. đ
Jâai dĂ©couvert Marine Noret sur Instagram, puis Ă travers sa vidĂ©o consacrĂ©e Ă lâanorexie.
Bien sĂ»r, les rĂ©seaux sociaux montrent toujours une partie choisie dâune vie. Il est facile dây donner Ă voir le bonheur, lâaventure, les rĂ©ussites, les beaux paysages ou les moments impressionnants. Pourtant, ce qui mâa marquĂ©e chez Marine, câest justement cette impression de partage sincĂšre. Elle parle de sport, de dĂ©passement, de voyage, de joie, mais aussi de moments plus difficiles, de luttes quotidiennes et de vie aprĂšs la maladie.
Son contenu ne donne pas seulement lâimpression de montrer une rĂ©ussite : il semble aussi vouloir transmettre quelque chose !
Lorsque la sortie de son livre a Ă©tĂ© annoncĂ©e, jâai donc eu trĂšs envie de le dĂ©couvrir. La vidĂ©o de promotion a fini de me convaincre oui, je suis peut-ĂȘtre un peu influençable, mais tant pis. đ
Et je nâai pas Ă©tĂ© déçue.
Le livre : TCA, reconstruction et espoir đ±
Le livre est divisĂ© en plusieurs parties. L’auteure y Ă©voque son rapport au corps, ses troubles du comportement alimentaire, son hospitalisation, le moment oĂč quelque chose a commencĂ© Ă changer, puis son chemin de reconstruction.
Chaque partie mĂȘle son expĂ©rience personnelle, des souvenirs, des moments de bascule et du recul sur ce quâelle a vĂ©cu. Le rĂ©cit ne donne pas lâimpression dâun parcours simple ou magique. Il ne raconte pas une chute, puis un dĂ©clic miraculeux, puis une guĂ©rison immĂ©diate. Et câest justement ce qui le rend intĂ©ressant.
Marine Noret partage ce qui lâa aidĂ©e, ce qui a fonctionnĂ© pour elle, sa maniĂšre de faire Ă©voluer son regard sur elle-mĂȘme et sur son corps. Le tĂ©moignage de sa maman clĂŽt chaque chapitre, et dâautres voix viennent Ă©galement enrichir le livre.
Jâai particuliĂšrement apprĂ©ciĂ© la partie consacrĂ©e Ă ses « 10 rĂšgles dâor », aussi appelĂ©es « ce qui a marchĂ© pour moi (et pourquoi pas vous ?) ». La formulation est importante : il ne sâagit pas de dire que ces pistes fonctionneront pour tout le monde, mais de partager des appuis possibles, des portes entrouvertes, des façons de reprendre un peu de pouvoir sur sa vie.
Pour avoir dĂ©jĂ lu dâautres livres sur lâanorexie ou la boulimie, je nâavais pas souvent ressenti cette Ă©nergie-lĂ . Ici, le tĂ©moignage ne provoque pas seulement de la tristesse ou de la pitiĂ©. Il fait ressentir de lâadmiration, de lâespoir, et parfois mĂȘme une envie de croire quâun chemin reste possible.
Sport, corps et reconstruction : une lecture Ă nuancer đââïž
Lâun des aspects importants de son tĂ©moignage est la place prise par le sport dans son parcours, notamment le triathlon.
Jâai trouvĂ© cette partie trĂšs inspirante, parce quâelle montre un rapport au corps qui peut Ă©voluer. Le corps nâest plus seulement un ennemi, une image Ă contrĂŽler ou un poids Ă surveiller. Il peut aussi redevenir un alliĂ©, un corps capable, un corps qui porte, qui avance, qui respire, qui permet de vivre des expĂ©riences.
Mais je pense aussi quâil faut lire cet aspect avec nuance.
Le sport peut aider certaines personnes dans leur reconstruction, mais il ne constitue pas une solution universelle aux troubles du comportement alimentaire. Selon les personnes, les pĂ©riodes de vie et les fragilitĂ©s, il peut aussi devenir un espace de contrĂŽle, de pression ou de mise en danger. Câest donc un sujet Ă aborder avec prudence, idĂ©alement avec un accompagnement adaptĂ©.
Ce que je retiens surtout ici, ce nâest pas « le sport guĂ©rit ». Ce serait trop simple. Ce que je retiens, câest plutĂŽt lâidĂ©e quâune personne peut progressivement rĂ©inventer son rapport Ă son corps, Ă ses limites, Ă ses forces et Ă sa maniĂšre dâhabiter le monde âșïž
Mon ressenti pendant la lecture đ
Câest une lecture que jâapprĂ©hendais beaucoup. Jâavais peur quâelle me fasse plus de mal que de bien.
Finalement, jâai Ă©tĂ© surprise par lâeffet quâelle a eu sur moi. Oui, certains passages sont durs Ă lire. Oui, câest personnel, sensible, parfois bouleversant. Il mâest arrivĂ© de pleurer pendant ma lecture, dâabord de tristesse, puis parfois dâĂ©motion plus « lumineuse ».
Jâai aimĂ© la philosophie qui se dĂ©gage du tĂ©moignage. MĂȘme si certains messages peuvent sembler proches dâautres discours sur la reconstruction, la force de l’autrice tient Ă sa sincĂ©ritĂ©, Ă sa bienveillance et Ă cette envie de transmettre quelque chose sans Ă©craser les autres avec une recette toute faite.
Câest un livre de partage et dâapprentissage. Il permet de mieux comprendre certains aspects des troubles du comportement alimentaire, mais aussi de rĂ©flĂ©chir au rapport au corps, Ă la souffrance invisible, Ă lâentourage, Ă la reconstruction et Ă la façon dont une personne peut essayer de reprendre sa place dans sa propre vie.
Cette chronique est aussi difficile Ă Ă©crire parce que cette lecture nâĂ©tait pas complĂštement anodine pour moi. Jâavais envie de mieux comprendre lâanorexie, les troubles du comportement alimentaire et certains comportements que je pouvais reconnaĂźtre en moi.
Heureusement, aujourdâhui, je ne suis plus dans cette pĂ©riode-lĂ . Mais il reste toujours cette petite peur de retomber dans certains travers, de voir revenir de vieux rĂ©flexes ou de ne pas repĂ©rer tout de suite les signaux dâalerte.
Câest aussi pour cela que le tĂ©moignage de Marine Noret mâa autant touchĂ©e. Lire lâhistoire dâune personne qui a traversĂ© la maladie, qui a avancĂ©, qui sâest reconstruite Ă sa maniĂšre, permet de croire quâun avenir plus doux est possible. Pas un avenir parfait, pas un chemin linĂ©aire, mais une possibilitĂ© de mieux vivre avec soi-mĂȘme.
La plume âïž
Puisque cet article reste une chronique littéraire, parlons aussi un peu de la plume.
Au dĂ©part, ce nâest pas exactement ce Ă quoi je mâattendais. Les premiĂšres pages mâont semblĂ© assez acadĂ©miques, presque proches dâun devoir ou dâun travail Ă©crit trĂšs cadrĂ©. Mais cette impression sâest rapidement dissipĂ©e.
La suite devient plus fluide, plus personnelle, parfois assez poĂ©tique, tout en restant simple et accessible. Le style ne cherche pas Ă impressionner. Il accompagne le tĂ©moignage avec pudeur, et câest sans doute ce qui fonctionne le mieux.
Mon avis : un tĂ©moignage sensible et porteur dâespoir đ±
Ma victoire contre lâanorexie est une lecture difficile, mais prĂ©cieuse.
Je ne dirais pas que câest un livre « facile Ă recommander » Ă tout le monde, parce que les sujets abordĂ©s peuvent toucher trĂšs fort. En revanche, câest un tĂ©moignage que je trouve important, notamment pour sa sincĂ©ritĂ©, son envie de transmission et sa façon de parler de reconstruction sans nier la souffrance.
Le message restera probablement dans un coin de ma tĂȘte : une personne ne se rĂ©sume pas Ă sa maladie, Ă son corps, Ă son poids, Ă ses moments les plus sombres ou aux regards posĂ©s sur elle.
Et parfois, mĂȘme aprĂšs avoir traversĂ© quelque chose de trĂšs dur, il peut rester une possibilitĂ© de reconstruire, dâapprendre Ă se connaĂźtre, de se rĂ©concilier doucement avec soi-mĂȘme et de retrouver une forme dâĂ©lan.
Ses vidéos :
(As-tu repostĂ© cet article ? Je suis quasiment certaine de t’avoir laissĂ© un com dessus đ)
Pas mon thÚme de prédilection mais la façon dont tu en parles fait envie.
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Je l’ai postĂ© une fois avant-hier Ă 10h, mais il y avait un bug dc je l’ai repostĂ© moins d’une heure aprĂšs…
Oupsi.. :’)
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đ – c’est juste que je me demandais oĂč Ă©tait passĂ© mon com et parfois je pense Ă Ă©crire un truc puis je suis coupĂ©e dans mon Ă©lan et je zappe. Donc je n’ai pas rĂȘvĂ© đ
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