Documentaire, Récit de vie, Service Presse

Lab Girl de Hope Jahren : grandir parmi les arbres, les labos et les doutes 🌿

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Ce livre aborde la précarité de la recherche scientifique, le sexisme dans les milieux académiques, la pression professionnelle, la santé mentale, la solitude, la difficulté à trouver des financements et les bouleversements liés au parcours de vie.

Rien n’est traité de manière voyeuriste, mais certains passages peuvent résonner fortement chez les personnes concernées par l’épuisement, les troubles psychiques ou le sentiment de devoir sans cesse prouver sa place.

Lab Girl est une multitude. Il est le témoignage autobiographique, intime et passionné d’une femme qui s’est battue pour devenir ce qu’elle est, et parvenir à s’imposer dans un milieu dominé par les hommes. Il est une célébration du génie végétal, du sol et de la nature qui changera à jamais votre façon de voir le monde. Il est enfin le portrait sensible et émouvant d’une amitié indéfectible.

Lab Girl est le premier livre de la géobiologiste Hope Jahren. Nous la suivons depuis son enfance dans le Minnesota et ses premiers jeux dans le laboratoire de son père jusqu’à ses voyages sur le terrain, à travers les États-Unis, la Norvège et l’Irlande, accompagnée de Bill, son fidèle et brillant collègue. Les histoires qu’elle nous raconte sont une ode à la curiosité, à l’humilité et à la passion et autant de preuves que le travail et l’amour peuvent déplacer des montagnes.

Lab Girl est une incitation à devenir maître de sa vie et à découvrir qui l’on est vraiment, ainsi qu’un plaidoyer pour la protection de notre environnement. Viscérale, lumineuse et souvent drôle, Hope Jahren nous invite à l’observation. Avec les yeux, mais aussi avec les mains et le cœur.

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Dramatique, Récit de vie, Service Presse

Nous qui n’étions rien, de Madeleine Thien : une fresque puissante, mais difficile d’accès 🎼

Cette chronique évoque un roman traversé par des sujets sensibles : violences politiques, répression, censure, exil, deuil, disparitions, séparation familiale, mémoire traumatique, surveillance, peur, silence imposé et périodes sombres de l’Histoire de la Chine, notamment autour de la Révolution culturelle et de Tian’anmen.

À Shanghai, pendant la Révolution culturelle, deux familles d’artistes nouent des liens que rien ne viendra briser. Des décennies plus tard, à Vancouver, une jeune femme entreprend de reconstituer leur histoire à l’aide du Livre des traces, un roman sans début ni fin, à la fois fictif et véridique, qui semble renfermer toutes les vies possibles. Ainsi débute une étourdissante quête des origines entre les mailles de l’histoire, la vraie, et l’inventée.

Dans cette saga d’une humanité renversante, Madeleine Thien dépeint la Chine, des années trente jusqu’au nouveau millénaire, de la place Tian’anmen jusqu’au désert de Gobi. Elle raconte aussi l’injuste silence autour des disparus, la résilience, la force de la mémoire, le pouvoir de la musique et de l’écriture.

Roman total d’une minutie presque irréelle, Nous qui n’étions rien pose avec compassion une question à jamais pertinente : qu’est-ce qu’une société juste ?

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