Dramatique, Récit de vie, Service Presse

Nous qui n’étions rien de Madeleine Thien

Résumé :

À Shanghai, pendant la Révolution culturelle, deux familles d’artistes nouent des liens que rien ne viendra briser. Des décennies plus tard, à Vancouver, une jeune femme entre-prend de reconstituer leur histoire à l’aide du Livre des traces, un roman sans début ni fin, à la fois fictif et véridique, qui semble renfermer toutes les vies possibles. Ainsi débute une étourdissante quête des origines entre les mailles de l’histoire, la vraie, et l’inventée. Dans cette saga d’une humanité renversante, Madeleine Thien dépeint la Chine, des années trente jusqu’au nouveau millénaire, de la place Tian’anmen jusqu’au désert de Gobi. Elle raconte aussi l’injuste silence autour des disparus, la résilience, la force de la mémoire, le pouvoir de la musique et de l’écriture. Roman total d’une minutie presque irréelle, Nous qui n’étions rien pose avec compassion une question à jamais pertinente : qu’est-ce qu’une société juste ?

L’histoire :

Le récit est raconté par Marie une jeune « Fille » une jeune canadienne dont les parents sont chinois. A travers ses mots, elle trace et retrace l’histoire de sa famille, de ses origines, de son passé et son lien avec Ai-Ming. Cette dernière a quitté la Chine en 1989 après les événements de la place Tian’anmen et tout ce qui en découle. Marie fera alors tout pour reconstituer à travers des lettres, des échanges et des objets, le passé de la famille d’Ai-Ming. Une dure réalité de l’Histoire la Chine est dévoilée petit à petit, rendant mémoire à toutes les vies qu’elle a touchées.

La richesse :

Ce livre est très riche. Riche de tout, de par la plume de l’auteur, par l’histoire partagée et les messages glissés. Tout est dit avec une multitude de connaissances, de poésie, d’amour et de sens cachés.

La lueur de la bougie effleurait chaque objet. Le serveur nous parlait avec bienveillance, comme si nous arrivions de très loin, d’un lieu où les mots attendaient leur écho. J’avais peur que mon enfance s’envole avant qu’il ne finisse sa phrase.

Mon avis :

  1. En plus d’avoir du mal à écrire cette chronique (15 jours que le fichier est ouvert…), j‘ai eu du mal à rentrer dans cette histoire. L’écriture était très riche, avec beaucoup de détails, de noms… C’est très intéressant, mais j’ai eu du mal à m’accrocher. C’était une l’impression d’être noyé sous les détails et de ne pas saisir la véritable importance de ce texte. Je sais que le message pour la Chine, les voix marquants cette histoire sont importants et lourds de sens, mais je ne me suis pas sentie « dans la confidence ». C’est un sentiment qui m’a déjà été familier et je pense que je relirai ce livre un peu plus tard, avec plus de maturité, de connaissance et de motivation !

  2. MAIS il n’empêche que c’est un livre très riche, très intéressant, qui met en lumière de grands moments de l’Histoire de Chine, dont nous pauvres petits français, n’apprenons l’existence QU’EN TERMINALE soit à environs 17 ans… Oui c’est une grosse critique encore une fois sur l’éducation française… Mais ce cours d’histoire m’avait assez choquée car mis à part les événement de la place Tian’anmen je n’avais entendu et n’avait prêté attention à rien d’autre. On en apprend plus sur la révolution culturelle, sur le Grand Bond en avant, les guerres civiles…

  3. Il n’y a pas beaucoup d’avis j’ai trouvé sur internet mais je vous conseille de jeter un œil sur le site de Babelio ou Booknode qui présentent quelques avis.

  4. Je pense que si vous avez aimer les livres Madeleine Project de Clara Beaudoux et surtout Un goût de cannelle et d’espoir de Sarah McCoy mélangé à l’écriture de Jean Hegland avec « Dans la forêt» celui ci est fait pour vous

Si tu es enfermée dans une pièce et que personne ne vient te sauver, que fais-tu ? Tu frappes sur les murs, tu casses les fenêtres. Tu dois grimper, sortir de là et te sauver. Il est évident que pleurer n’a jamais aidé qui que ce soit à vivre…

Remerciements :

Je tiens à remercier Babelio et les Edition Phébus de m’avoir proposé de lire ce livre en service presse. J’ai pu découvrir un livre très précieux (malgré les difficultés de lecture et de compréhension) que je n’aurais sûrement pas eu la chance de lire autrement, merci aussi de m’avoir fait découvrir cette maison d’édition dont l’orientation vers la littérature étrangère est très intéressante.

(Aussi : la couverture est magnifique!)

Dans ses autocritiques, mon père parlait de son amour de la musique ainsi que de sa crainte d’être « incapable de surmonter son désir de bonheur personnel ».

Titre : Nous qui n’étions rien

Autrice : Madeleine Thien

Éditions : Phébus

Genre : Contemporaine

Année de parution : 2019

Nombre de pages : 544

ISBN : 9782752911513

6 réflexions au sujet de “Nous qui n’étions rien de Madeleine Thien”

    1. J’ai un peu honte de le dire mais je me suis clairement ennuyé. Il y avait beaucoup trop connaissances (comme la formation des mots en cantonais, les différences avec le mandarin, les évènements historiques, la musique…) je n’ai pas pu profiter de l’histoire comme il se doit 😅 Aussi, en 544 pages pas la force de faire des recherches à chaque fois… 😅

      Aimé par 1 personne

      1. Pas de honte à avoir, il y a des lectures plus exigeantes que d’autres 🙂 Et puis je dois t’avouer que j’avais reçu le mail de Babelio et que vu la complexité du sujet, je n’ai pas osé donner suite ayant peur d’être dépassée par le livre… Au moins toi, tu as essayé 🙂

        Aimé par 1 personne

        1. Oui je sais bien mais là ce n’est pas vraiment une lecture perso donc ça m’embête :’) Et puis c’est pas très agréable comme sensation :’) Oh d’accord haha le « rassurement » !

          Aimé par 1 personne

    1. Oui c’est dommage !
      Carrément ! Et ce n’est que le protège livre ! Il faudrait que j’ajoute une photo sans la protection : il y a un magnifique oiseau 🙂 La plume est très poétique (malgré la lourdeur..)
      Merci de même !! 😀

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