
Résumé :
Quelques centaines d’années après la Révolution de Vénus qui a permis l’avènement d’une ère matriarcale, Physalis, princesse de Sàlissa et descendante de Vénus, est en âge d’enfanter une héritière pour le trône. Au mépris du protocole, elle refuse la méthode d’insémination et fait appel à un procréateur. Mais dans un futur où les hommes sont considérés par la plupart comme des êtres inférieurs, ce choix ne s’avère pourtant pas si simple…
Les deux jeunes gens que tout oppose commencent à devenir proches et cette intimité inédite remet en cause l’ordre établi. Face à la pression du conseil du royaume et aux interdits qui planent sur cette relation, Physalis va devoir faire un choix entre ses responsabilités d’héritière et ses convictions…
Les Enfants de Vénus est un roman d’anticipation, mêlant romance, aventure et science-fiction. L’auteur vous invite à plonger dans son univers futuriste insolite, ode à l’espoir, à l’égalité et à la nature.
Laissez-vous emporter par la délicatesse des sentiments et les rebondissements palpitants de cette histoire d’amour impossible !
Avertissement de contenu :
Ce roman met en scène une société matriarcale oppressive, avec des hommes réduits en esclavage, un fort contrôle de la reproduction, des normes sociales violentes et un monde marqué par des catastrophes climatiques.
Un univers des plus particuliers
Suite à des catastrophes naturelles d’origine climatique, le monde est dévasté. La Révolution de Vénus permet l’avènement d’un nouveau mode de vie avec ses survivant.e.s : les Enfants de Vénus. Cette société matriarcale met en scène des femmes libres et toutes-puissantes, face à des hommes réduits en esclavage. Comme dans une ruche, elles travaillent, occupent des fonctions essentielles et permettent à leur monde de continuer à vivre. Elles donnent naissance à des filles afin d’assurer le bon fonctionnement de leur société. Les hommes, à l’image des faux-bourdons, ne sont là que pour faire perdurer l’espèce. Bien entendu, il est préférable que l’enfant à naître soit de sexe féminin. Aussi, pour augmenter leurs chances et empêcher les femmes de développer des sentiments pour les hommes, celles-ci ont recours à l’insémination artificielle.
Le récit projette les lecteur.rices dans un monde dominé par les femmes, où l’amour entre un homme et une femme n’a pas sa place. La princesse a la responsabilité de donner une héritière au trône. Malgré les réticences de sa mère, la reine, elle choisit un procréateur naturel du nom de Lime.
Les personnages :
Physalis, l’héroïne, est la princesse du royaume de Sàlissa. C’est une jeune femme en quête de renouveau. Elle incarne la jeunesse dans ce qu’elle a de plus fougueux et idéaliste. Son esprit rebelle, sa sagesse et la force de son caractère fascinent. Elle sait ce qu’elle veut. Plus tard, elle deviendra reine de la cité, mais elle veut être une reine en accord avec ses convictions, une femme qui s’affirme et qui pense avec justesse. C’est le genre de personne qu’il serait beau de rencontrer dans la vraie vie. Elle m’a aussi beaucoup fait penser au personnage de Ludmilla dans la saga Nox d’Yves Grevet (chronique en ce lien pour les personnes curieuses).
Lime, c’est celui qui deviendra le procréateur naturel de Physalis. Ou peut-être pas. Pourtant, leur relation n’est pas seulement charnelle, elle est belle et attachante. Son existence en tant qu’homme et sa place dans cette société intriguent…
Elle allait devoir choisir un procréateur, mais sur quels critères ? La beauté ? La robustesse ? Son imagination s’affola. Elle se dit même pendant un court instant qu’elle regrettait son choix, avant de se raviser. Non, elle était sûre d’elle. Sa conviction était profonde, et renforcée par une intuition infaillible. Être intime avec un homme ne devait pas être si effrayant…
Petits plus:
J’ai été surprise par le nombre de références présentes dans ce livre. J’adore quand un récit fonctionne ainsi. L’histoire, en plus d’être complètement géniale, impressionne par la réflexion qu’elle suscite et les clins d’œil qu’elle dissémine.
Le fait que la société soit matriarcale fait réagir. Les situations inhabituelles choquent davantage, car elles rendent visibles des rapports de domination souvent banalisés lorsqu’ils existent dans l’autre sens. Et même si le monde actuel a grandement évolué, ce progrès ne se fait pas à toutes les échelles. C’est un combat permanent.
Ce renversement fonctionne parce qu’il provoque un malaise immédiat : voir les hommes traités comme des corps utiles à la reproduction rend plus visibles des mécanismes de domination qui, dans notre monde, ont longtemps été imposés aux femmes.
Il y a aussi quelques sujets sous-jacents, comme le réchauffement climatique ou certaines normes liées aux relations amoureuses. Sur ce dernier point, je reste cependant partagée : le récit interroge l’amour entre femmes et hommes, ainsi que certaines relations entre personnes du même genre, mais l’univers semble rester très binaire dans sa manière de penser le genre.
Le roman oppose surtout “femmes” et “hommes” comme deux groupes sociaux bien distincts. Cela permet de réfléchir aux rapports de domination, mais laisse peu de place aux personnes intersexes, trans ou non binaires, qui viendraient pourtant questionner directement l’organisation même de cette société.
L’abondance de références ne m’a pas sauté aux yeux. Loin de là. J’ai été aveugle. L’amour rend aveugle. Comment ai-je pu passé à côté du prénom des personnages pendant ma lecture ? Ils sont presque, si je ne me trompe pas, issus de végétaux abordant diverses significations. À votre avis, que signifie « Physalis » ? Eh bien, son autre nom, c’est l’amour en cage !
Mais il n’y a pas que cela le récit porte les traces de la mythologie et de ses héros… À vous de voir ! 🙂
Mon avis :
L’univers créé par l’autrice est très original. J’ai pris beaucoup de plaisir à le découvrir. L’histoire est fluide, prenante, donne des frissons, fait espérer et attriste. J’ai aimé le fait que la romance ne repose pas seulement sur une attirance interdite : elle vient fissurer tout un ordre social. La relation entre Physalis et Lime remet en question les règles du royaume, la hiérarchie entre les genres et la manière dont cette société contrôle les sentiments. Le récit fait aussi voyager dans un drôle de paysage, entre sable, eau et terre. J’espère vraiment qu’il y aura une suite ! Vous l’aurez compris, j’ai adoré !
Remerciements :
Je tiens tout d’abord à remercier l’autrice M.S. Mage pour ce service presse, malgré ma lecture très tardive, et pour cette aventure tout à fait géniale ! Merci encore à la plateforme SimPlement.
Le conseil va lui trouver une place où il sera bien utile, et où il ne te dérangera plus.



Bah, j’ai envie de le lire maintenant. C’est malin ! x)
Je connaissais le physalis parce qu’on me fait tout le temps la blague par rapport à mon prénom (Alice, le fils d’Alice, le « phys » d’Alis tu comprends ? Bref ! x)) mais je viens d’apprendre que ça signifie vessie, je m’attendais pas à ça… 😂
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Il est vraiment super haha — et j’insiste !
Oh non, mais qui ose faire des blagues comme ça ? 😂
Ah ouais, c’est assez surprenant ! Je parlais du sens botanique : “plante vivace appelée couramment amour-en-cage, au calice renflé très décoratif.” C’est un truc que j’ai vu en cours de biologie !
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