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Black Mirror, une saison très différente…

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Hey ! Cet article est un avis plus ou moins « à chaud » de la saison 5 de Black Mirror sortie mercredi 5 juin. Je n’ai jamais parlé de cette série parce que je suis arrivée (encore une fois) trente ans après la guerre. Voilà tout ! Donc pour les personnes ayant vécu dans une grotte comme moi, Black Mirror c’est une série d’anticipation, où chaque épisode est indépendant (le casting, décor et l’histoire sont différentes). Elle montre une réalité encore plus sombre que la nôtre, une réalité qui pourrait être beaucoup plus proche que nous le pensons…

Par rapport aux spoilers :

Je vais faire une partie sans spoilers et une autre avec. N’ayant pas la possibilité de pouvoir utiliser des plugins et autres bizarreries, le texte avec spoilers est en blanc après l’indication spoilers ^^ Pour le lire il suffit de sélectionner avec le clic droit ! La team crevard de WordPress on est là !

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Vue d’ensemble :

Encore une fois au début c’est toujours un peu bizarre. A chaque épisode je me dis mince qu’est-ce qu’il va arriver maintenant ? Un homme va se transformer en robot ? Qui va mourir ? Quelle organisation y a-t-il derrière tout ça ? Qu’est-ce qu’il cloche ? Peut-être que la technologie nous a déjà rattrapée et c’est la raison pour laquelle je ne vois rien qui cloche ?

Sortons de mes pensées c’est le bazar…

En fait, chaque épisode est perturbant à sa manière, et plus ou moins trash selon les saisons. La différence, c’est qu’ici le futur n’est pas si éloigné que ça. Du moins, il semble beaucoup moins éloigné puisqu’aujourd’hui les technologie évoquées existent. Elles n’ont juste pas encore eu l’occasion d’être développé à grande échelle par manque de moyen ou d’intérêts. Je pense que dans ces épisodes, ce n’est pas tant l’aspect robotisation de la vie qui est mis en avant mais plutôt les questions sociologiques actuelles.

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Alors que Danny a une vie bien rangée avec femme, enfant, maison et jardin, Karl, de son côté, enchaîne les conquêtes et se délecte de sa vie de célibataire. Lorsque Karl offre à Danny une version remastérisée en réalité virtuelle de leur jeu vidéo préféré Striking Vipers, les deux hommes se retrouvent dans une situation étrange qui a des conséquences bien réelles sur leur vie.

Cet épisode est vraiment étrange. Je crois que c’est un de ceux que j’ai eu le plus de mal à regarder toute saison confondue. Pourtant c’est loin d’être le plus violent et le plus sale.

En un sens, le speech cet épisode ressemble beaucoup au film Jumanji (mélangé avec Black Mirror San Junipero). Nos deux vieux amis, Danny et Karl, dont l’amitié bat de l’aile, se retrouvent dans un jeu vidéo (de manière volontaire) après s’être connectés grâce à des pastilles télépathiques. Le but du jeu : se battre. L’innovation : leurs corps ressentent mentalement tous les coups et toutes les émotions du jeu. Vous vous en doutez sûrement : à partir du moment où ils commencent à jouer, le retour à la réalité devient compliqué.

Cet épisode met en avant différentes choses :

  • La manière dont le quotidien s’efface peu à peu, les seules stimulations viennent de plus en plus des écrans. Le cerveau est fainéant, c’est plus facile de créer des connexions virtuelles que réelles.

  • Est-ce que le bonheur est une réalité durable ? Se rend on compte d’être dans le bonheur ? Ou alors l’être humain est condamné par ses désirs à toujours en vouloir plus ?

  • Le quotidien est devenu comme une prison tandis que cette autre dimension une réalité ?

  • En tant que lecteurs, qui, parfois s’abandonnent à d’autres univers, notre cas est-il comparable aux joueurs qui s’échappent dans des jeux vidéo ?

  • La vie de Danny me fait penser à la musique Sainte Anne de Fauve :

A l’école j’étais bon élève, à la maison j’étais poli

Je me souviens pas avoir fait de grosses conneries étant petit

Mais par contre, j’ai fait des études correctes

Et aujourd’hui, je sais que mon parcours est plus ou moins tracé

Disons que je sais où j’arriverai si je continue sur ma lancée

J’aurai probablement une femme et de beaux enfants

Un crédit à payer, un épagneul anglais et un coupé-cabriolet

Attention je vais commencer les spoilers, si vous voulez lire sélectionner le texte dans le vide ci-dessous 😉 Sinon bon visionnage et un conseil : n’oubliez pas les répliques dans le bar 😉

SPOILERS :

  • Est-ce que l’amour est condamné à disparaître ? La vidéo de Simon Puech sur le sujet est parfaite : https://youtu.be/m6BEW0P2k5k (durée 3 minutes)

  • Aime-t ’on un corps ou un esprit ?

  • Pourquoi ne pas avoir plus travaillé la sexualité des personnages ?

  • Quelles sont les limites à la tromperie ? Peut-on alors dire que les personnes regardant de la pornographie quand ils sont en couple « s’échappent » de la même manière que Danny et Karl ? Bon, je ne veux dire des trucs crades, mais sachant ce qui se passe dans le jeu vidéo est ce qu’imaginer « des choses » est comparable à de la tromperie ?

  • L’amour peut-il dépasser les frontières du virtuel ? C’est encore un point commun avec San Junipero…

  • Pourquoi les questions sur d’identité sexuelle ne sont pas plus développées ?

  • Peut-être le plus important : Qu’est-ce que l’amour ?

C’est la notion qui m’a le plus déranger dans cet épisode, celle qui m’a le plus atteint (chacun son truc). J’ai vraiment peur de ce qu’est devenu le couple de Theo et Danny et de l’évolution de leur amour. Entre eux ça bat de l’aile mais il y a toujours un attachement. En tant que spectateur, c’est facile de juger, mais la réalité peut parfois paraître plus complexe.   L’amour est-il vraiment mort ?

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On suit la descente aux enfers de Chris, un chauffeur de VTC qui prend en otage Jayden, un employé de la compagnie Smithereens, leader des réseaux sociaux. Alors que les motivations de Chris sont encore floues et que la police encercle le jeune homme, une demande particulière survient : Chris souhaite parler au téléphone avec le PDG de Smithereens.

Ma toute première impression c’était « bof bof c’était trop long pour pas grand-chose ». Chris est (une sorte) de chauffeur de Uber prend en otage quelqu’un qu’il suspecte de travailler pour l’entreprise Smithreens. Son objectif est de contacter le patron de ce réseau social (un peu comme Facebook ou Instagram). Et comment dire… Je ne suis pas de nature très patiente : j’avais presque envie d’aller à la fin pour voir ce qui se passait.

Cependant :

  • Les acteurs jouent drôlement bien. Surtout celui qui interprète Chris, faudra m’expliquer comment il arriver à bouger la peau au niveau des cernes pour pleurer et comment on peut s’attacher à quelqu’un comme lui. 
  • On veut vraiment savoir où va nous mener ce kidnapping, quelle en sera l’issue.
  • On est tellement concerné par ce sujet… L’emprise des réseaux sociaux est plus grande de jour en jour.
  • Le gouvernement, la police et MEME le FBI ont moins d’emprise sur la situation et moins d’informations que l’entreprise. Ce n’est pas normal, ils sont complètement dépassés.
  • Les conducteurs de taxi (ou semblable) ont vraiment une vie triste. Ça doit être crevant de voir des personnes accros à leur smartphone toute la journée. Des personnes qui au fond ne vivent pas vraiment.
  • Il y a un côté un peu Snowden avec le fait d’être surveillé par les réseaux… C’est flippant.
  • La prévention routière est bien moralisatrice mais la puissance du message est meilleure.

Partie avec spoilers :

  • Il faut toujours vérifier le trajet que suit un chauffeur ! Toujours !

  • La connaissance c’est le pouvoir. Le God mode est ultra intéressant pour ça.

  • Le mec a perdu sa femme pour un p*t1 de like sur une photo de chien ! Le poids d’une vie dans tout ça ?

  • C’est intéressant le fait de ne pas savoir qui meurt à la fin. C’est ultra frustrant mais ça montre encore une fois la complexité de la situation, le destin et les bavures policières ………..

  • Tout comme le stagiaire, on développe un certain syndrome de Stockholm : l’attachement pour Chris est encore une fois intéressant. On a tous des points communs avec lui et sa haine contre lui-même, contre le monde est tellement compréhensible.

  • A la fin tout le monde reçoit une notification mais pas de réactions… Pourquoi ?

  • Les gamins qui filmaient tout depuis le début on dirait des journalistes accros au dernier scoop. Ou alors des voisins qui cultivent les potins. Bref.

  • Cet épisode m’a fait penser à un aspect de la vidéo 5 habitudes pour être bien du coindelodie https://youtu.be/NKcj64NXiwA. Il faut relever la tête quand on marche dehors. Se déconnecter. Quand on a plus de téléphone on ne voit plus les choses de la même manière. Même plus de musique. C’est devenu comme une liberté accordée à soi-même.

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Lorsque Ashley O vante les mérites d’un petit robot à son effigie créé par son équipe marketing chapeautée par sa tante manager Catherine, Rachel se le procure rapidement. Mais sa sœur Jack voit d’un mauvais œil cette nouvelle arrivée technologique, aussi intrigante qu’inquiétante. Pourtant, cette poupée robotique est intimement reliée à la pop star. Cet épisode d’une grande sensibilité révèle une Miley Cyrus impliquée et déroutante.

Cet épisode est assez inhabituel dans une série comme celle-ci, on dirait que le public ciblé est totalement différent !

Pour faire simple, je suis partagée entre le fait que l’histoire est touchante, « flippante », semble très bien refléter la vie de l’actrice jouant Ashley Too : Miley Cyrus, et le fait que ce n’est pas vraiment un épisode qui colle à l’image qu’on se fait de Black Mirror…

  • On a d’un côté une jeune fille complètement paumée qui vient d’emménager dans une nouvelle ville et de l’autre une critique de la société capitaliste qui cherche à produire sans s’inquiéter de la santé mentale des artistes. La surconsommation ne fait pas que polluer, elle exploite aussi.
  • Je pense que le côté déménagement, manque de confiance et problèmes relationnels de Rachel et Jack auraient pu être abordés autrement. Ici c’est un peu le mélange de deux histoires totalement différentes qui donne une sorte d’épisode pour adolescents… C’est dommage.
  • La poupée Ashley O est une pâle imitation de la réalité. C’est une illusion et vend du rêve aux petites filles naïves.
  • La personnalité est de plus en plus effacée. Tout est fait pour créer des clones et que toutes les petites filles se ressemblent ou offre une vision parfaite d’elles-mêmes. Il en va de même avec les mannequins et « star » de la télé réalité.
  • Ce robot ressemble un peu aux jouets pour enfants du style kidicalin kidisecret… C’est flippant une fois qu’on a vu l’épisode.

 

SPOILERS

  • On en parle du fait que sa tante la même dans le coma tout ça pour une foutue chanson ? Et la machine à lire des rêves. Elle empêche tout autant que les médicaments la vraie créativité.

  • Ce business envers la parutions des albums et chansons soient disant écrits avant la mort de chanteur est dénoncé ici.
  • Rachel m’a mise mal à l’aise pendant tout l’épisode. Elle est vraiment stupide/immature par rapport à sa sœur mais en soit, on ne peut pas lui en vouloir. Elle n’a pas encore pris de recul sur tout ce qu’il lui est arrivée et tout ce qu’elle veut c’est de l’attention. C’est simplement triste que cet amour lui soit simplement donné par une IA…
  • Le côté de l’utilisation de seulement 4% du cerveau me bloque. C’est scientifiquement impossible. Peut-être qu’au final on utilise peut la capacité de notre cerveau mais c’est par ce que des zones différentes sont utilisées à chaque fois et le total représente environ 5%… Bref j’ai eu des cours de physiologie animale ! ^^
  • C’est comme ce qui dit Lomepal dans une interview et dans la musique Évidement : Sur scène je donne tout j’en ai deux mille devant Mais je suis toujours mal à l’aise quand je parle à un fan. La relation avec un fan est gênante, complètement malsaine.
  • Deux ados arrivent aussi facilement à entrer dans la propriété d’une grande star puis à berner un garde du corps ? Mmm non trop facile. En plus, il doit y avoir 15 mille caméras dans la maison.
  • Pourquoi un tel happy end ? C’est pas du tout crédible… Mais bon la fin m’a un peu fait rire I came in like a wrecking ball !

  • Petit rajout : je ne suis pas d’accord avec ces magazines qui disent que Miley Cyrus a « sauvé la saison 5 » de Black Mirror…

Il y a encore plein de choses à dire, ça va sûrement être le cas pour les autres épisodes, mais n’hésiter pas à venir « débattre » en commentaire ça serait super intéressant 😊

3 réflexions au sujet de “Black Mirror, une saison très différente…”

  1. J’ai aimé cette dernière saison de Black Mirror mais les épisodes m’ont moins marqué que d’autres. Je suis pas déçue de ses épisodes, loin de là, mais le fait de nous retrouver avec seulement 3 épisodes pour une saison et voir qu’aucun n’a été très « innovant » pour moi ou pas très développé (surtout le premier épisode) je me retrouve avec une petite insatisfaction.

    Aimé par 1 personne

    1. Totalement d’accord avec toi (bon j’aime bcp le premier épisode mais il ne fait pas non plus très black mirror ) Après je crois qu’ils n’ont « pas eu le temps » de faire qqc de plus travailler après l’épisode interactif… C’est vraiment dommage :/

      Aimé par 1 personne

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