Dramatique, Horreur, Service Presse

Les enfants de Castlewood de Mickaël Druart

Cinquante ans après avoir été dévoré par les flammes, le château de l’orphelinat de Castlewood se voit restauré par les soins d’un riche inconnu.

Mais tandis que sur le village pèse toujours l’ombre de la tragédie, six citoyens sont invités à partager un repas entre les murs de la lugubre bâtisse.

Aucun, pourtant, ne doit sa présence au hasard.

Car derrière les portes de l’orphelinat, dont les murs font encore résonner les rires cristallins de leurs victimes, se dissimule le secret bien gardé de la tragédie, et du lien qui l’unit aux six convives, et à leur hôte.

Cette nouvelle évoque la mort d’enfants, un ancien orphelinat, un incendie, des secrets de famille, une atmosphère angoissante, des rumeurs sordides et des éléments horrifiques.

Le récit suit Jonathan Miller, un jeune père, et son fils Colin lors d’un dîner chez leur nouveau voisin : Lord Charles Dawkins, récent propriétaire de Castlewood.

Un dîner dans un vieux château, de sombres rumeurs, un propriétaire entouré de secrets… Tout est réuni pour créer une ambiance angoissante, portée par une plume efficace.

Avec cette nouvelle, l’auteur montre encore une fois son talent pour installer le malaise et faire monter la tension.

Une brume épaisse et automnale nappait de petites gouttelettes les toits noirs qui surmontaient les maisons de pierre de Castlewood. Alignées le long d’allées biscornues recouvertes de pavés plusieurs fois centenaires, les petites habitations semblaient avoir été arrachées à une photographie trouvée au coin d’un grenier.

Waouh ! C’est probablement l’une des meilleures nouvelles que j’ai lues dans ce genre. Hormis les étranges nouvelles d’Edgar Allan Poe, j’avais rarement lu une nouvelle aussi bien écrite et capable de donner autant de frissons.

Je me répète peut-être, mais l’auteur a une plume vraiment particulière, capable de me projeter dans ce drôle de lieu dès les premières lignes. L’ambiance s’installe très vite, avec ce mélange de mystère, de tension et de malaise qui donne envie de continuer la lecture.

J’avais déjà lu le premier livre de Mickaël Druart, Les Chroniques de la Faucheuse, que j’avais aussi beaucoup aimé, même s’il appartenait à un genre assez différent. Cette nouvelle a donc été, encore une fois, un coup de cœur.

Elle reste néanmoins assez accessible dans sa forme : elle ne repose pas sur une horreur graphique ou gore. En revanche, l’atmosphère est sombre, angoissante, et certains éléments peuvent être difficiles, notamment autour de l’orphelinat et des enfants de Castlewood. Comme j’ai vite peur des « choses étranges », je peux vous assurer que cette nouvelle m’a fait son petit effet ! Mais encore une fois, elle est si bien écrite que l’on plonge immédiatement dans le décor.

Castlewood avait été évité comme la peste, en proie aux rumeurs les plus sordides.

Je tiens à remercier tout particulièrement l’auteur Mickaël Druart pour m’avoir proposé cette nouvelle. Ce fut encore une fois un très beau coup de cœur !

Comme quoi, il n’est pas nécessaire de lire uniquement des livres publiés par de grandes maisons d’édition pour tomber sur de belles pépites. La plateforme SimPlement permet justement de découvrir des auteur.ice.s autoédité.e.s et des univers singuliers comme celui de Mickaël Druart.

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