Bilans culturels

Bilan culturel – Janvier / FĂ©vrier 2020 : entre Miyazaki, grandes lectures et balades naturalistes đŸŒ±

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(East – Anton Lomaev)

Ce dĂ©but d’annĂ©e marque quelques Ă©volutions sur le blog !

Mes nouveaux objectifs peuvent se résumer ainsi : ne plus me focaliser uniquement sur les livres et accepter davantage qui je suis, mes goûts et tout ce qui nourrit ma curiosité.

Certains changements dans ma vie personnelle se reflÚtent aussi dans ce bilan culturel. Je me tourne progressivement vers des activités qui me font réellement envie et je découvre beaucoup de nouvelles choses. Je sors peu à peu de ma zone de confort, sans me brusquer.

Ces deux mois contiennent davantage d’animĂ©s et de films d’animation, deux grosses lectures qui traĂźnent depuis beaucoup trop longtemps sur mes Ă©tagĂšres, quelques ouvrages pour les cours, ainsi que des lectures courtes et graphiques.

Janvier et fĂ©vrier sont aussi ponctuĂ©s par de petites sorties dans la nature, avec l’envie de me familiariser avec la photographie et de gambader dans les environs.

C’est un bilan qui change un peu ! 🌿

Films

J’ai l’impression que la partie consacrĂ©e aux films s’allonge Ă  chaque bilan. Il faut dire que de nombreux films me tentent et que certaines personnes savent particuliĂšrement bien me convaincre !! GrĂące Ă  l’association de cinĂ©ma de la facultĂ©, UnivercinĂ©, je peux dĂ©couvrir plusieurs Ɠuvres sur grand Ă©cran !

The Lighthouse, rĂ©alisĂ© par Robert Eggers, me surprend beaucoup par ses images, son format, son atmosphĂšre et les sensations qu’il provoque. Une chronique lui est d’ailleurs consacrĂ©e sur le blog : [lien].

À l’occasion d’une soirĂ©e consacrĂ©e Ă  l’animation, j’ai pu dĂ©couvrir Millennium Actress, rĂ©alisĂ© par Satoshi Kon, dans une version restaurĂ©e. Le film mĂȘle cinĂ©ma, mĂ©moire, amour, vieillissement et passages constants entre rĂ©alitĂ© et fiction.

J’ai Ă©galement vu Les Enfants du Temps, de Makoto Shinkai, un film trĂšs poĂ©tique autour du climat, de l’amour, des choix individuels et de leurs consĂ©quences collectives.

Ces mois de pluie sont aussi l’occasion de revoir un classique dont je garde un mauvais souvenir : Princesse MononokĂ©, de Hayao Miyazaki. Comme le dit l’expression : « Il n’y a que les imbĂ©ciles qui ne changent pas d’avis. »… Cette nouvelle dĂ©couverte du film est beaucoup plus positive. Son regard sur la nature, l’exploitation des ressources, la guerre, la haine et l’impossibilitĂ© de sĂ©parer simplement les « gentil.le.s » des « mĂ©chant.e.s » me parle davantage aujourd’hui.

Il Ă©tait Ă©galement temps de regarder Le ChĂąteau dans le ciel, toujours rĂ©alisĂ© par Hayao Miyazaki. C’est encore un magnifique film d’animation, qui permet notamment de rĂ©flĂ©chir Ă  l’urbanisation, Ă  la technologie, au pouvoir et Ă  la place du vivant dans les sociĂ©tĂ©s industrialisĂ©es.

Enfin, pour poursuivre avec les films qui sensibilisent Ă  l’environnement et aux autres animaux, j’ai regardĂ© Marche avec les loups, de Jean-Michel Bertrand, avec ma famille ❀đŸș Le documentaire permet de dĂ©couvrir la dispersion des jeunes loups Ă  la recherche d’un nouveau territoire, tout en questionnant les reprĂ©sentations souvent trĂšs nĂ©gatives associĂ©es Ă  cette espĂšce.

En janvier, j’ai regardĂ© les sĂ©ries et animĂ©s au compte-gouttes.

J’ai poursuivi la premiĂšre saison d’Assassination Classroom, adaptĂ© du manga de Yusei Matsui, ainsi que mon revisionnage de Dark, créée par Jantje Friese et Baran bo Odar. J’aime beaucoup ces deux univers, mais mon rythme de visionnage assez lent me gĂȘne parfois. Certains dĂ©tails de Dark m’Ă©chappent vite, ce qui explique ce nouveau visionnage.

J’ai ensuite regardĂ© la deuxiĂšme saison de Sex Education, créée par Laurie Nunn. Euhm
 Que dire ? J’aimerais beaucoup lui consacrer un article, parce que cette sĂ©rie aborde Ă©normĂ©ment de sujets intĂ©ressants. Pourtant, je questionne ma position et ma lĂ©gitimitĂ© pour parler de certaines expĂ©riences qui ne sont pas les miennes. Cela ne m’empĂȘche pas d’avoir un regard, mais cela m’encourage Ă  rester prudente, Ă  Ă©couter les personnes directement concernĂ©es et Ă  Ă©viter de parler Ă  leur place.

J’ai aussi repris Hunter x Hunter, adaptĂ© du manga de Yoshihiro Togashi, aprĂšs un petit dĂ©crochage pendant l’arc des Fourmis-ChimĂšres. Puis j’ai tout dĂ©vorĂ©. HĂ©hĂ©. LĂ  encore, j’aimerais dĂ©velopper certains sujets dans une chronique : les personnages, les diffĂ©rentes formes de pouvoir, la violence, l’humanitĂ©, la vengeance et les frontiĂšres parfois trĂšs floues entre les humains et les m

Du cÎté des livres, la sélection est plutÎt hétérogÚne.

J’ai commencĂ© avec DerriĂšre la porte, de Moka, un court roman qui parle d’enfance et de maltraitance dans une atmosphĂšre proche du conte macabre. Ma sƓur m’a un peu forcĂ© Ă  le lire et, finalement, je ne suis pas déçue. Le livre se lit d’une traite, mĂȘme si son sujet est difficile.

J’essaie ensuite de me documenter sur l’histoire de l’art grĂące Ă  un ouvrage gĂ©nĂ©raliste. Cette lecture me déçoit un peu : la sĂ©lection est trĂšs eurocentrĂ©e (et ne reprĂ©sente mĂȘme qu’une partie de l’Europe), tout en Ă©tant trop peu actuelle par rapport Ă  ce que je recherche. Ce manque me fait rĂ©flĂ©chir Ă  la maniĂšre dont l’histoire de l’art est construite et transmise. Quelles cultures, quelles pĂ©riodes et quels artistes sont prĂ©sentĂ©s comme incontournables ? Quelles oeuvres restent invisibilisĂ©es ? Et selon quels critĂšres ?

La Jeune Fille Ă  la perle, de Tracy Chevalier, m’est ensuite conseillĂ© par un proche et devient un vĂ©ritable coup de cƓur. Cette lecture est frappante. Elle me redonne envie de lire des romans historiques et de dĂ©couvrir la maniĂšre dont la fiction peut imaginer la vie derriĂšre une Ɠuvre d’art.

Je poursuis donc avec les tomes 3 et 4 d’Outlander, de Diana Gabaldon, qui attendent tous les deux dans ma bibliothĂšque depuis un certain temps. Je ne sais pas encore si je rĂ©ussirai Ă  en parler dans une chronique. Ces livres sont denses, et mon regard sur certains Ă©lĂ©ments de la saga Ă©volue Ă©galement.

Quelques mangas rejoignent aussi mes lectures, notamment les tomes 5 et 6 d’Ajin, de Gamon Sakurai, ainsi que le premier tome de CrĂ©atures fantastiques, de Kaziya (ma chronique ici : lien).

Ces lectures sont trÚs différentes, mais toutes deux réussies. Ajin propose un univers sombre, violent et politique, tandis que Créatures fantastiques mélange soin animalier, magie, botanique et douceur.

Une collĂšgue de la bibliothĂšque (merci encore GĂ©raldine !!) me conseille Ă©galement deux bandes dessinĂ©es proches du reportage ou de l’enquĂȘte. La premiĂšre est Algues vertes, l’histoire interdite, Ă©crite par InĂšs LĂ©raud et dessinĂ©e par Pierre Van Hove. Cette enquĂȘte revient sur les marĂ©es vertes en Bretagne, leurs consĂ©quences sanitaires et environnementales, ainsi que sur les responsabilitĂ©s politiques et Ă©conomiques qui entourent ce scandale. Une chronique lui est dĂ©jĂ  consacrĂ©e sur le blog : [le lien].

La seconde est Dans l’ombre de la peur : Le Big Data et nous, de Michael Keller et Josh Neufeld. Cette bande dessinĂ©e documentaire revient notamment sur la surveillance numĂ©rique, la collecte massive de donnĂ©es et les rĂ©vĂ©lations d’Edward Snowden.

Du cĂŽtĂ© des confĂ©rences, c’est le nĂ©ant.

Je suis un peu triste de ne pas pouvoir assister au festival du cinĂ©ma alpin comme l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente. Plusieurs reportages semblent pourtant trĂšs intĂ©ressants.

MĂȘme frustration pour les confĂ©rences consacrĂ©es Ă  la rĂ©introduction du loup ou Ă  l’arrivĂ©e prĂ©coce des abeilles et Ă  leur avenir.

Ces sujets correspondent totalement Ă  mes centres d’intĂ©rĂȘt, mais les emplois du temps, la fatigue et les circonstances ne permettent pas toujours de participer Ă  tout.

Il reste heureusement les livres, les documentaires et les ressources disponibles en ligne pour prolonger les réflexions.

J’ai aussi passĂ© un peu de temps dehors !

Cela m’Ă©tonne toujours de constater tout ce qu’une journĂ©e dans la nature peut apporter. Ces moments permettent d’en apprendre davantage sur les milieux, les espĂšces et les paysages, mais aussi sur soi et sur les personnes qui nous accompagnent.

L’apprentissage naturaliste ne passe pas uniquement par les livres ou les cours. Il naĂźt aussi de l’observation, des questions, des erreurs d’identification, des discussions et du temps passĂ© dehors.

Pendant cette pĂ©riode aux conditions mĂ©tĂ©orologiques assez alĂ©atoires, rien ne me fait plus de bien que de gambader prĂšs des marais et des cours d’eau, ou d’observer les montagnes depuis la vallĂ©e.

Ces sorties sont Ă©galement l’occasion de prendre quelques photos et de commencer Ă  chercher mon propre regard : une lumiĂšre, une ambiance, un dĂ©tail, une plante, un reflet sur l’eau ou une silhouette dans le paysage.

Quelles oeuvres marquent votre dĂ©but d’annĂ©e ?

Avez-vous dĂ©couvert un film, une sĂ©rie, un livre, un manga ou un lieu qui vous donne envie de sortir un peu de votre zone de confort ? â˜ș

8 rĂ©flexions au sujet de “Bilan culturel – Janvier / FĂ©vrier 2020 : entre Miyazaki, grandes lectures et balades naturalistes đŸŒ±”

  1. J’aime beaucoup tes photos, elles sont belles, trĂšs poĂ©tiques.
    Quand j’ai vu ta sĂ©lection de films, j’ai reconnu les films programmĂ©s Ă  UnivercinĂ© en dĂ©but d’annĂ©e :)) J’y vais rĂ©guliĂšrement aussi, on se croisera peut-ĂȘtre lĂ  bas aprĂšs le confinement ?
    Je dĂ©couvre Ă  mon tour ton blog (je ne savais pas non plus que tu en avais un) et je suis contente de rentrer dans ton univers de camĂ©lĂ©on 🙂

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    1. C’est super gentil ! ce sont mes premiĂšres Ă  l’appareil, j’Ă©tais tellement heureuse d’ĂȘtre dehors et de capturer des photos.. hĂąte de pouvoir ressortir en faire ^^

      Oui Ă  vrai dire l’annĂ©e derniĂšre j’avais un peu la flemme d’y aller… et pas toujours un bon emploi du temps… Mais on m’en a beaucoup parlĂ© Ă  la BU et j’y vais avec des amis, l’ambiance est super chouette !

      En vrai ça fait tout drĂŽle, on s’est peut-ĂȘtre dĂ©jĂ  croisĂ©es ^^

      Haha j’ai eu le blog avant Insta, c’est ton cas aussi ? ^^

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      1. Oui on s’est surement dĂ©jĂ  croisĂ©es, c’est drĂŽle.
        Moi aussi j’ai eu un blog avant insta, j’en ai eu diffĂ©rents mais j’ai toujours eu besoin d’avoir un espace oĂč Ă©crire, pour garder une trace !
        Tu as ton blog depuis longtemps ?

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          1. J’ai changĂ© de nom plusieurs fois : j’avais un blog d’humeur au dĂ©but, ensuite j’ai eu un blog pour raconter mes voyages, et maintenant celui-ci ! Mon 1er s’appelait Bouquet de nerfs (rĂ©fĂ©rence Ă  une chanson de Noir DĂ©sir) et le 2e Le bel initiatique !

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