
Qui ne connaît pas Ernest et Célestine ?
Je dois bien avouer que, jusqu’au mois dernier, je n’en avais jamais entendu parler. C’est avec la sortie du roman pop-up, qui a envahi Instagram, que j’ai découvert ces charmants personnages. Et j’en suis très contente ! Ces deux personnages sont pleins de douceur, et l’histoire est si jolie…
Pour les personnes qui ne connaissent pas encore cet univers, je vais vous présenter rapidement les personnages et glisser le synopsis du roman de Daniel Pennac, qui en dit long sur l’histoire. Ensuite, vous n’aurez plus qu’à en prendre plein les yeux ! ☺️
Ernest et Célestine : qui sont ces deux personnages ?
Ernest est un gros ours à l’apparence un peu bourrue, qui joue du violon dans les rues. Célestine est une petite souris qui fut un temps abandonnée dans une poubelle. Un jour, alors que l’ours, affamé, fouille les poubelles, il tombe sur Célestine. Depuis ce jour, plus rien ne les séparera…
Synopsis du roman d’Ernest et Célestine :
Je vais vous raconter l’histoire d’Ernest et Célestine. S’ils la racontaient eux-mêmes, on n’y comprendrait rien car Ernest et Célestine ne sont jamais d’accord. Pas étonnant, tout le monde vous le dira : un ours et une souris mais, ça ne se peut pas ! Jamais ! Scandaleux ! Absolument interdit ! Et pourtant, personne ne pourra empêcher leur amitié. Personne, vous m’entendez !
Un merveilleux livre :
À la lecture, j’ai été surprise de découvrir des personnages aussi attachants, drôles et touchants ! Ce n’était que du bonheur !
Ce livre m’a rappelé à quel point la vie peut être belle. À deux, il devient parfois plus facile d’affronter le monde. Quand l’amour, la tendresse et l’entraide sont de mises, les choses semblent plus légères, plus possibles. Les problèmes semblent s’envolent, les moments de joie prennent plus de place. Les personnages se consolent, font les fous, rient. Ils vivent. Ce livre est une merveille.
J’ai eu l’impression de retomber en enfance ! Découvrir de si beaux montages m’a rappelé Le Grand Livre animé de Pierre Lapin de Beatrix Potter et l’histoire l’univers si délicat de Shirley Barber que je ne cessais de lire, enfant, tant j’étais émerveillée. Ces références ont en commun une même délicatesse : des animaux humanisés, des intérieurs chaleureux, des illustrations qui semblent garder quelque chose de l’enfance sans jamais la rendre mièvre.
Un tableau, puis une lettre :
À chaque page tournée, une nouvelle scène apparait : un tableau et une lettre. Se dévoile alors une superbe mise en papier, avec los personnages dans de très beaux décors, ainsi qu’une jolie lettre d’Ernest adressée à sa chère Célestine.
Comment vous dire ? Lire de si jolis mots sur l’amitié, sur leurs moments de rires et de musique, est d’une grande tendresse. C’est un véritable cadeau. Les choses les plus simples sont les plus précieuses.
Mon avis :
Bien que le livre ne comporte que très peu de pages, je l’ai trouvé magnifique ! Les aquarelles ont cette douceur un peu ancienne, presque fragile, qui donne envie de rester longtemps dans chaque décor. Les maquettes, elles, ajoutent une dimension très intime : j’avais presque l’impression de surprendre Ernest et Célestine dans leur quotidien. Les lettres d’Ernest à Célestine sont de véritables trésors ! Le format pop-up transforme la lecture en petite scène de théâtre : chaque page donne l’impression d’ouvrir une fenêtre sur l’intimité d’Ernest et Célestine.
Ce qui me touche particulièrement, c’est que leur amitié existe malgré les règles absurdes qui voudraient les séparer. Ernest et Célestine forment une sorte de famille choisie, tendre et imparfaite, qui rappelle que les liens les plus précieux ne sont pas toujours ceux que la société valide.
C’est un coup de cœur, mais aussi un grand retour en enfance ! Je crois que ce livre touche à la fois l’enfant que j’ai été et l’adulte que je suis devenue : il réveille une forme d’émerveillement simple, sans pour autant paraître naïf.
Ma chère Célestine, aujourd’hui je vais t’apprendre quelque chose de très important. Même quand on est très grand, on peut se sentir tout petit. Oui, oui. Devant ce qui est beau, devant ce qui émeut, devant ce qu’on ne comprend pas très bien, mais qui nous touche là, tout droit où notre cœur bat. Retiens bien cela ma Célestine : on ne finit jamais de grandir tout au long de sa vie.
P.S.
Je préfère finalement ne pas trop en montrer : une partie du charme de ce livre vient justement de la surprise. Il faut tourner les pages, découvrir les tableaux, laisser les décors surgir devant soi. C’est un objet qui se découvre presque en secret, page après page.
Donc si vous voulez vraiment découvrir l’univers de ces deux ami.e.s à pattes allez le feuilleter en magasin ou regardez la vidéo ci-dessous !
Lien lecture + découverte des tableaux ici
Voici aussi deux extraits de la série et du film inspirés de l’œuvre de Gabrielle Vincent :