Bilans culturels

Bilan culturel août 2019 : panne de lecture, séries et envies de renouveau 🌿

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Ce mois d’août n’a pas été très chargé en découvertes culturelles.

J’ai beaucoup travaillé, profité de mes ami.e.s et, miracle absolu, j’ai enfin pu dormir un peu. Comme cela reste assez rare, autant en profiter quand ça arrive.

À la base, j’avais prévu de faire descendre ma PAL au maximum avant la reprise des cours, et de partir faire quelques randonnées. Finalement, ça ne s’est pas vraiment passé comme prévu.

Je suis aussi de moins en moins présente par ici, ce qui me questionne un peu sur mon rythme, mes envies et la place que j’ai envie de laisser au blog.

Bref, entrons dans ce petit bilan d’août.

J’étais dans un moment de panne.

Entre le travail, l’angoisse liée aux réseaux sociaux, les questions autour de l’avenir du blog et la reprise des cours qui approchait, je n’arrivais pas vraiment à me lancer dans mes lectures.

J’avais envie de lire pour moi, d’écrire autre chose que des chroniques, de prendre du recul… ou tout simplement de me poser en haut d’une montagne pour réfléchir au sens de la vie.

Bref, je n’arrivais plus à lire.

En fait, cette année j’ai envie de changer. J’ai envie de réussir ma troisième année d’études, et de vraiment bien la réussir. J’ai aussi envie de trouver des réponses à toutes mes questions sur l’avenir : savoir ce que je ferai après, trouver un équilibre plus sain, continuer le blog sans m’épuiser ni me mettre trop de pression.

Je sais que j’ai tendance à beaucoup angoisser, à me mettre la pression pour tout et rien, mais j’ai aussi l’impression d’avoir déjà changé quelque chose dans ma manière d’avancer.

De toute façon, je vous tiendrai au courant.

Voilà. C’était l’histoire d’une panne de lecture.

J’ai commencé plusieurs livres que je n’ai pas terminés.

D’abord, Le Bal des Maudits, d’Irwin Shaw, que ma grand-mère m’a prêté. C’est un classique qui lui tient à cœur, mais aussi une énorme brique qui m’angoisse un peu. Pour le moment, je n’ai lu que le premier chapitre.

Après ma visite des jardins de Giverny, j’ai aussi songé à lire Nymphéas noirs, de Michel Bussi, qui traîne dans ma PAL depuis plus d’un an. Sans succès, là encore.

J’ai également essayé de commencer Lettre ouverte aux mangeurs de viande qui souhaitent le rester sans culpabiliser : pourquoi les végans ont tout faux !, de Paul Ariès. Le sujet est très sensible pour moi, et je pense que je n’étais pas forcément dans le meilleur état d’esprit pour l’aborder sereinement.

De ce que j’avais compris, l’essai cherchait à dédramatiser le regard porté sur les personnes qui mangent de la viande, les bouchers, les charcutiers et les métiers liés à cette industrie, tout en critiquant aussi le système qui a mené à certaines dérives. Le résumé m’intriguait, justement parce qu’il semblait vouloir ouvrir un débat complexe.

Mais les deux premières pages m’ont semblé trop piquantes, et je n’ai pas réussi à continuer.

Je pense que, pour lire un essai, il faut parfois accepter de déplacer ses propres certitudes, de se confronter à des idées inconfortables et de mettre un peu son ego de côté. Mais j’ai aussi besoin que la critique ne passe pas par le mépris. J’avais lu Faut-il manger les animaux ?, de Jonathan Safran Foer, et Les animaux ne sont pas comestibles, de Martin Page, sans avoir le sentiment que ces textes insultaient « l’autre camp ».

Bref, je suis curieuse, mais il faudra probablement que je reprenne cette lecture à un autre moment.

Amours-solitaires

Sinon, j’ai lu Amours solitaires, de Morgane Ortin. Ce livre me pose pas mal de questions, et j’aimerais vraiment vous en parler sous forme de chronique. Je ne vous en dis donc pas plus ici. :3 (Merci Louise pour le prêt du livre !)

(Petite parenthèse de dernière minute : je me suis aussi souvenue d’un joli petit album pour enfants qu’une amie m’a fait découvrir. Merci encore Louise ! 💜 Il s’agit de Weißt du eigentlich, wie lieb ich dich hab?, connu en français sous le titre Devine combien je t’aime. C’était très mignon.)

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J’ai dévoré La Casa de Papel et Las Chicas del Cable !

Je redoutais un peu le moment où je regarderais La Casa de Papel. Beaucoup de personnes l’avaient déjà vue, je ne voulais ni être déçue ni me faire spoiler. Et puis… je me suis laissée embarquer.

J’ai adoré.

Je n’ai pas été immédiatement séduite par l’aspect action. Le début me faisait plutôt penser aux moments de vie des prisonnières d’Orange Is the New Black. En revanche, j’ai très vite accroché aux personnages.

J’admire particulièrement le Professeur, son intelligence, sa manière de parler, de planifier chaque détail, d’anticiper les éventualités, de déjouer les pièges et de se révolter contre l’État. La série est aussi pleine de références, que ce soit dans la musique, l’histoire ou l’art, et cela rend l’ensemble vraiment plaisant.

Même si les masques renvoient ici à Salvador Dalí, et non à Guy Fawkes dans V pour Vendetta, j’ai remarqué certaines similarités dans l’imaginaire de la révolte. Et forcément, j’ai encore plus aimé.

En revanche, je n’ai pas vraiment compris la hype autour de Tokyo et Rio. Leur histoire m’a parfois touchée, mais pas toujours convaincue.

Arturo, lui, m’a profondément agacée. Il incarne une forme de lâcheté, de manipulation et de comportement très malaisant. Quant à Berlin, j’aime son rapport à l’art, mais il reste exécrable sur beaucoup d’aspects. Deux personnages clairement problématiques, notamment concernant les droits et le respect des femmes.

Sinon… à quand la prochaine saison ?

Ensuite, j’ai enchaîné avec Las Chicas del Cable, et là encore, j’ai été complètement happée par le suspense.

La série se déroule dans une époque traversée par de fortes inégalités et de nombreuses violences sociales, mais aussi marquée par une esthétique très élégante : les vêtements, les coiffures, le maquillage, les décors… sauf la fourrure, beurk.

À la base, je ne suis pas toujours très attentive à ce genre de détails, mais j’ai trouvé que les personnages dégageaient vraiment quelque chose.

Je me suis attachée à beaucoup trop de monde. Les histoires sont développées de manière assez satisfaisante, avec une psychologie intéressante pour ce type de série. Même le triangle amoureux ne m’a pas tant dérangée que ça (d’ailleurs, il faudra vraiment reparler un jour des triangles amoureux !!!!)

La série aborde aussi des sujets forts : le féminisme, les droits LGBTQIA+, l’identité, la liberté, les violences conjugales, les choix imposés et la place des femmes dans la société. Elle m’a aussi permis de découvrir un pan de l’histoire du téléphone que je connaissais très peu, ainsi qu’un contexte politique que je maîtrisais mal.

C’est peut-être bête, mais je n’ai pas pu m’empêcher de penser aux photos et aux souvenirs de mes grands-parents liés à cette époque.

La série m’a aussi rappelé certains aspects de films comme The Danish Girl ou Les Figures de l’ombre.

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J’ai aussi commencé Boruto, mais je n’ai pas été très emballée. Le rythme est lent, il y a beaucoup de déjà-vu, et certaines incohérences avec Naruto ou Naruto Shippuden m’ont un peu sortie de l’histoire.

Comment ces enfants peuvent-ils maîtriser autant de techniques en si peu de temps ? Dans Naruto, l’apprentissage prenait une vraie place. Il fallait du temps pour maîtriser la marche sur l’eau, grimper aux arbres ou progresser avec un maître.

Bien sûr, il n’était pas forcément nécessaire de refaire tout un apprentissage façon Jiraya et Naruto, mais une simple phrase aurait pu mieux distinguer les débuts à l’Académie et les entraînements déjà réalisés.

Bref, je continuerai peut-être quand je serai plus motivée.

🐸

How to Sell Drugs Online (Fast), c’était plutôt pas mal.

La série rappelle beaucoup certaines productions Netflix autour d’adolescent.e.s un peu perdu·es, comme Sex Education ou The End of the F*ing World : des histoires de cœur compliquées, des amitiés bancales, des choix absurdes, des erreurs de jeunesse, et cette tendance à faire surgir de la MDMA dans beaucoup de séries récentes.

Ce qui la rend plus intéressante, c’est qu’elle pose aussi des questions sur la consommation de drogues chez les jeunes, le besoin de reconnaissance, l’identité construite en ligne, le dark web, le cryptage et certains dysfonctionnements de notre société numérique.

La réalisation est très efficace, avec une mise en scène dynamique, originale, et beaucoup de références.

Après, la série a aussi ses défauts. Le point de départ n’est pas très original, et plusieurs personnages reposent sur des archétypes assez classiques : le beau sportif pas très futé, la jolie blonde, la fille différente au sein de son groupe, les geeks un peu à part…

Enfin bref, elle est très courte à regardé assez sympa mais sans plus :3

J’ai également commencé Love, Death & Robots, une série d’anthologie vraiment chouette. Les épisodes sont indépendants, un peu comme dans Black Mirror, mais sous forme d’animations très courtes, souvent entre cinq et quinze minutes.

J’ai seulement regardé quelques épisodes pour l’instant, mais j’aime beaucoup cette impression de ne pas toujours tout saisir immédiatement. Certains épisodes laissent surtout des images, des sensations, des réflexions ou des émotions assez étranges.

La série semble aussi très engagée par moments. J’aimerais vous en parler plus précisément dans un article plus complet.

Cet été, j’ai vu passer le challenge de Galactée et Antastesia autour de l’idée « un jour, un film ». Le principe me donnait très envie, mais mon emploi du temps changeait tous les jours, donc cela n’a pas vraiment été possible.

C’est peut-être encore une excuse, mais je sais aussi que ma culture cinématographique reste assez limitée, et qu’elle ne va pas s’élargir en un claquement de doigts.

J’aimerais voir davantage de films, de bons films, découvrir des réalisateur.ice.s, explorer un cinéma différent des productions françaises et hollywoodiennes que je connais déjà, et m’intéresser à des œuvres de différentes époques.

Cette année, je vais essayer de voir un film par semaine. Je pense que c’est une mission raisonnable et réalisable.

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J’ai aussi enfin vu Les Étoiles vagabondes, le film autour du dernier album de Nekfeu. À la base, je voulais aller le voir au cinéma avec ma sœur, mais la date unique ne collait pas. Quand Netflix a annoncé sa sortie, j’étais vraiment heureuse.

Ce film m’a beaucoup interrogée. J’ai trouvé très intéressant de découvrir cet aspect de la vie d’artiste : la création, la réalisation, l’inspiration, le collectif, la « famille » musicale.

Concernant Nekfeu, j’ai été surprise de le voir sous cet angle. J’ai aimé découvrir son ouverture d’esprit, ses réflexions, sa manière de parler de musique, de voyages, de culture et de création. Ses morceaux sont déjà engagés, mais l’entendre s’exprimer dans ce contexte donne une autre profondeur à son travail.

Et culturellement parlant : wahou. Il connaît beaucoup de choses, parle plusieurs langues, voyage, s’intéresse à énormément de sujets, et cela se ressent dans l’album.

Je n’osais pas forcément écouter Les Étoiles vagabondes au départ, mais le film m’a clairement donné envie de le faire. Quand le contexte de création est connu, l’écoute devient différente. Les morceaux prennent plus de relief.

C’est un film-album riche d’expériences, de vies, de rencontres, de cultures et de mouvement.

En revanche, petit moment de surprise concernant sa voix sans production : j’étais un peu en mode « mais… c’est vraiment lui ? » :’)

Je risque d’être un peu redondante après avoir parlé du film, mais j’ai vraiment adoré l’album Les Étoiles vagabondes : expansion.

Je l’ai trouvé riche, autant dans la complexité musicale que dans les paroles, les références culturelles, les messages, le voyage et le sens. Il y a quelque chose de très dense dans cet album, comme s’il fallait plusieurs écoutes pour en saisir toutes les nuances.

Les titres que j’ai préférés sont Les Étoiles vagabondes, Alunissons, Menteur menteur, Écrire, Ciel noir et Pixels.

Mention spéciale à Écrire, qui m’a donné une impression de poète voyant, mais en version rappeur. J’ai adoré. 😊

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Et justement, cette découverte m’a donné envie d’écouter davantage d’albums en entier. Comme pour les films, j’aimerais essayer d’en écouter un par semaine. Cela me permettrait d’élargir ma culture musicale, de sortir un peu de mes habitudes, et de découvrir des artistes autrement qu’à travers deux ou trois titres isolés.

J’écoute surtout du rap en ce moment, mais si vous avez de la musique à me conseiller, même dans d’autres styles, n’hésitez pas. J’ai envie de découvrir plein de choses !!

Je suis un peu triste de ne pas avoir davantage lu ce mois-ci, mais je compte bien me rattraper. Surtout, j’aimerais réussir à ne pas me forcer.

Côté séries, j’ai peut-être un peu compensé. Disons que cela demandait moins de concentration qu’un bon livre, et que c’était plus simple à ce moment-là. Mais finalement, ces visionnages m’ont aussi permis de découvrir plein de choses.

J’ai notamment beaucoup aimé entendre différentes langues : l’espagnol, que je ne connais pas du tout mais dont j’aimerais apprendre deux ou trois bases ; le japonais, que je trouve vraiment très beau ; et l’allemand, qui m’a permis de réveiller un peu de vocabulaire oublié.

Je n’ai pas pu m’investir autant que je l’aurais idéalement voulu, mais je garde tous mes projets et toutes mes idées dans un coin de ma tête 😊

Avec les jobs étudiants et la fac, je risque aussi de passer moins de temps par ici. Je pense donc proposer davantage d’avis sous forme de bilans, comme celui-ci. Cela me permettrait peut-être de parler de plus de sujets, plus librement, sans forcément consacrer une chronique entière à chaque découverte.

Et finalement, ça pourrait être intéressant.

Il faut juste que je me lance 😊

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4 réflexions au sujet de “Bilan culturel août 2019 : panne de lecture, séries et envies de renouveau 🌿”

  1. J’espère que tu arriveras à faire le claire dans ton esprit esprit et a trouver une solution pour ton blog. Pour boruto, tu n’es pas la seule, j’ai décroché aussi. Trop d’épisodes fillers et vain, dans tout ce truc un seul était bon…(à mes yeux)

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  2. Lance-toi oui 😉
    Et sinon pour Nymphéas noirs c’est un livre que j’avais adoré, il m’avait été offert par une amie pour mes 16 ans ^^ Je te le conseille vivement car c’est la fin qui va t’éclairer sur tout le livre et tut te rendras compte qu’il est extrêmement bien ficelé et pensé 🙂 Bisous 😘

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