
Ce magazine comprend :
- Une aventure d’Adam Strange : au seuil du Néant
- Une aventure de la revanche de la fiction
- Une aventure des chevaliers atomiques, ici : les combattants de la préhistoire
- Plusieurs articles comme : Bernardo Strozzi par Carlos d’Aguila ; Le monde est à vous : le plus vieux dessin animé et microscope ; Échos ; William Gilbert par Yves Saint-Malo
Ce qui m’a intéressée dans cette revue, ce n’est pas seulement Adam Strange lui-même, mais l’objet dans son ensemble. Ce numéro ressemble à une petite capsule temporelle : il mélange super-héros, science-fiction, récit post-apocalyptique et articles historiques ou scientifiques. C’est presque autant une curiosité éditoriale qu’une lecture de comics.
Adam Strange, qui est-ce ?
Adam Strange est un personnage de fiction appartenant à l’univers DC. Inspirée du Cycle de Mars d’Edgar Rice Burroughs, la série paraît tout d’abord aux États-Unis dans Showcase. Adam Strange apparaîtra également dans Justice League of America, Flash Gordon et Green Lantern.
Son histoire :
Adam Strange menait une existence des plus paisibles sur Terre, en tant qu’archéologue. Né sur Terre, il fut téléporté sur la planète Rann, en orbite autour d’Alpha Centaure, par un Rannien : le professeur Sardath, inventeur du Rayon Zet. Par la suite, il tomba amoureux de la fille de Sardath, la princesse Alanna. Devenu justicier, vêtu de son costume rouge, coiffé de son casque orné d’une crête blanche et équipé de son jetpack. Il fut confronté à de multiples menaces interplanétaires. Il en triompha grâce à son équipement, mais surtout grâce à son astuce. Les effets du rayon étant temporaires, Adam Strange était systématiquement renvoyé sur Terre après avoir résolu les énigmes auxquelles il était confronté. Au fil de ses aventures, Adam finit néanmoins par épouser Alanna. Sardath réussit finalement à le fixer durablement sur Rann grâce aux radiations Mega-Zeta.
Au seuil du Néant :
Au milieu du carnaval de Rio, Adam Strange attend l’apparition du Rayon Zeta. Il se retrouve sur la planète Rann, où sa bien-aimée est capturée par des guerriers. Évidemment, il cherchera un moyen de la sauver…
Mon avis
C’est très étonnant de découvrir un si vieux comics publié en France, l’un des tout premiers ! Je me suis demandée pourquoi je n’en avais jamais entendu parler. Je ne suis pas une grande connaisseuse en matière de comics de SF, mais quand même ! C’est en lisant que je me suis aperçue que l’histoire n’était pas tant centrée sur Adam que sur Alanna. Le sauvetage des planètes menacées passe presque en second plan : le scénariste se concentre surtout sur la relation entre le Terrien et la Rannienne. Avec un regard actuel, cette histoire n’est pas forcément très palpitante. Le décor intergalactique semble surtout servir de « masque » à cette histoire d’amour. J’ai aussi eu un problème avec les couleurs : je ne les trouve pas assez harmonieuses pour des personnages aussi bien travaillés. En revanche, le trait de crayon de l’auteur semble correspondre à merveille à ce genre !
La revanche de la fiction:
La mystérieuse masse gazeuse, issue des ténèbres infinies du vide spatial, manifesta sa présence et ses étranges pouvoir spour faire taire un hâbleur et transformer l’imaginaire en réalité ! Vous vous demandez comment l’explorateur, Tod Tayler, qui aimait se vanter d’aventures qu’il n’avait jamais connues en fit l’expérience le jour où il subit … La revanche de la fiction !
L’histoire:
Entre ces planches se dévoile « faux » aventurier qui décide d’acheter une figurine d’origine inconnue dans une boutique d’antiquités à Londres. Il prévoit de l’utiliser pour raconter « son » aventure, dans un pays inconnu de tous, afin d’épater le congrès. Mais son mensonge prend une drôle de tournure avec l’arrivée d’un nuage vert…
Mon avis :
Je ne sais pas trop quoi en dire… Au début, la statue m’a fait penser à celle des Aventures de Tintin : L’Oreille cassée puis la façon dont le personnage utilise la figurine m’a rappelé Tintin au Congo. Mais il manque un petit quelque chose : certes, l’histoire est étrange mais elle est aussi ennuyeuse.
Les chevaliers atomiques :
Dans un futur dévasté par un cataclysme nucléaire, causé par un certain Baron Noir, quelques survivants s’organisent en se protégeant à l’aide d’antiques armures de chevaliers. Celles-ci ont été découvertes dans un musée et se révèlent l’épreuve des rayons et des radiations. L’équipe est composée de Gardner Grayle, chef des chevaliers atomiques, Douglas Hérald, professeur ainsi que sa sœur Marène, Bryndon l’un des derniers savants valides de la Terre et les frères Wayne et Hollis, ex-soldats et loyaux Chevaliers atomiques. Ensemble, ils vont combattre les attaques du Baron Noir et d’autres dangers divers et variés à la suite de la catastrophe nucléaire.
Dans le numéro : Les combattants de la préhistoire :
Après la Troisième Guerre Atomique, New York s’est vidée de sa population car nul ne peut plus respirer l’atmosphère polluée par les radiations. Mais lorsque les redoutables chevaliers atomiques pénètrent dans ce qui fut la grande métropole américaine, ils découvrent avec stupeur une bande d’hommes préhistoriques vivant dans un abri antiatomique souterrain.
Mon avis :
Encore une fois, je ne connaissais absolument pas ces héros et j’ai été assez surprise. Ce sont sans aucun doute les aventures que j’ai préférées dans toute cette revue ! Le principe de l’histoire est sympathique, on part en exploration avec nos chevaliers qui tentent de combattre le Baron Noir et aident les survivants à regagner la civilisation. On se croirait avec la bande à Scooby-Doo, et c’est très drôle ! A la fin une petite morale se dévoile aussi, c’est super !
Les articles :
→ Concernant Bernardo Stozzi, l’auteur raconte comment ce génie précoce est devenu un célèbre peintre de la fin du XVIe siècle grâce à sa détermination et à son travail.
→ L’article explique que le plus vieux dessin animé ne date pas du XIXe ou XXe siècle mais du dernier millénaire, lorsque des tribus africaines avaient déjà trouvé le système de superposition d’images.
→ En 1972, une nouvelle innovation apparaît : un nouveau microscope radiologique portatif apparaît !
→ Pour pallier la malnutrition dans le monde un nouveau système veut être exploité : une sylviculture à trois dimensions. Le principe est de reboiser les terres pauvres, par exemple avec des arbres à noix, qui relanceront le commerce, nourrirait le bétail et compléterait l’alimentation humaine.
→ Il paraît que les greffes de cheveux existaient déjà dans les années 70 !
→ William Gilbert était un grand médecin et il publia un livre sur les propriétés d’attraction de l’ambre et du magnétisme. Yves Saint-Malo explique sa découverte et les procédés mis en place !
Dans l’ensemble :
Même si je trouve que les histoires de ces héros ne sont pas toutes distrayantes, j’ai trouvé très intéressant de se plonger dans d’anciens comics et de les découvrir ! C’est toujours un bon moment de découvrir de nouveaux personnages comme ceux-là ! Aussi, le fait que la revue comprenne des articles historiques et scientifiques m’a vraiment épatée : cela permet d’apprendre de nombreuses choses tout en se divertissant ! Je trouve aussi dommage que ces personnages soient si peu évoquées aujourd’hui, mais ça reste compréhensible. De nos jours, il existe de nombreux héros, et il en reste de nombreux à découvrir … Chaque chose en son temps ! 🙂




