
Bonjour à vous !
Voici mon premier tag PKJ, consacré aux romans écrits par des femmes : et plus précisément aux autrices ! Le principe est simple : dix questions, et pour chacune, il faut citer un livre écrit par une femme.
N’hésitez pas à y répondre vous aussi !
Bonne lecture !
1) Citer un livre écrit par une femme dans lequel le personnage principal est une fille/une femme.
Rien ne s’oppose à la nuit de Delphine de Vigan.

Un livre fort, intime et bouleversant, dans lequel Delphine de Vigan interroge la mémoire familiale, les silences, la douleur transmise et la difficulté d’écrire autour de celles et ceux que l’on aime. Ce n’est pas une lecture légère, mais elle m’a marquée par sa profondeur et par la place donnée à Lucile, figure centrale, lumineuse et douloureuse.
« La douleur de Lucile, ma mère, a fait partie de notre enfance et plus tard de notre vie d’adulte, la douleur de Lucile sans doute nous constitue, ma sœur et moi, mais toute tentative d’explication est vouée à l’échec. L’écriture n’y peut rien, tout au plus me permet-elle de poser les questions et d’interroger la mémoire. La famille de Lucile, la nôtre par conséquent, a suscité tout au long de son histoire de nombreux hypothèses et commentaires. Les gens que j’ai croisés au cours de mes recherches parlent de fascination ; je l’ai souvent entendu dire dans mon enfance. Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l’écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre. Aujourd’hui je sais aussi qu’elle illustre, comme tant d’autres familles, le pouvoir de destruction du Verbe, et celui du silence. Le livre, peut-être, ne serait rien d’autre que ça, le récit de cette quête, contiendrait en lui-même sa propre genèse, ses errances narratives, ses tentatives inachevées. Mais il serait cet élan, de moi vers elle, hésitant et inabouti. » Dans cette enquête éblouissante au cœur de la mémoire familiale, où les souvenirs les plus lumineux côtoient les secrets les plus enfouis, ce sont toutes nos vies, nos failles et nos propres blessures que Delphine de Vigan déroule avec force.
2) Citer un livre écrit par une femme dans lequel le personnage principal est un garçon/un homme.
Jusqu’au bout du secret de Marianne Rubinstein

Ce roman suit Jules, un garçon sans nouvelles de son père navigateur depuis plusieurs années. Entre mensonge familial, quête de vérité et envie de comprendre ses origines, c’est une histoire qui mêle aventure intime, secret et besoin de réparer quelque chose.
« Alors qu’il est sans nouvelles de son père navigateur depuis trois ans, Jules décide de partir à sa recherche, à l’autre bout du monde. Après son déménagement de Brest, Jules trouve enfin ses marques à Paris et se lie d’une vraie amitié avec son voisin de palier M. Langman, malgré leur différence d’âge. Au détour d’une discussion qu’il n’aurait pas dû entendre, Jules apprend que son père n’a pas disparu comme il le croyait. Sa mère lui a menti. Le garçon se prend alors à rêver de retrouver son père, à l’autre bout du monde sur une île de Micronésie. Mais pour cela, il a besoin de M. Langman, qui a de bonnes raisons de vouloir aider son petit voisin.«
3) Citer un livre de science fiction écrit par une femme.
Les enfants de Vénus de M.S. Mage : ma chronique à lire juste ICI

Une science-fiction qui imagine une société matriarcale où les rapports de domination sont inversés. Le roman interroge les normes de genre, la reproduction, le pouvoir, les relations amoureuses et la manière dont une société peut justifier ses propres injustices. Ma chronique est à lire juste ici.
« Quelques centaines d’années après la Révolution de Vénus qui a permis l’avènement d’une ère matriarcale, Physalis, princesse de Sàlissa et descendante de Vénus, est en âge d’enfanter une héritière pour le trône. Au mépris du protocole, elle refuse la méthode d’insémination et fait appel à un procréateur. Mais dans un futur où les hommes sont considérés par la plupart comme des êtres inférieurs, ce choix ne s’avère pourtant pas si simple… Les deux jeunes gens que tout oppose commencent à devenir proches et cette intimité inédite remet en cause l’ordre établi. Face à la pression du conseil du royaume et aux interdits qui planent sur cette relation, Physalis va devoir faire un choix entre ses responsabilités d’héritière et ses convictions… «
4) Citer un livre de fantasy écrit par une femme.
La Passe-Miroir, les fiancés de l’hiver de Christelle Dabos.

Difficile de ne pas citer cette saga ! Ophélie, avec son écharpe, ses lunettes et ses dons singuliers, fait partie de ces héroïnes que j’ai adoré découvrir. L’univers est original, foisonnant, étrange, et le premier tome pose les bases d’une intrigue pleine de mystères, de complots et de personnages ambigus.
« Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l’Arche d’Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d’un complot mortel. »
5) Citer un thriller écrit par une femme.
En sacrifice à Moloch d’Asa Larsson.

Un thriller sombre, entre enquête, secrets familiaux, violence et atmosphère glaciale de la Laponie suédoise. C’est le genre de roman qui mêle nature hostile, passé enfoui et enquête dérangeante.
« Au terme d’une traque impitoyable dans les forêts de Lainio, en Laponie suédoise, un ours féroce est abattu. Dans sa panse : les restes d’un homme… Cette macabre découverte est suivie quelques mois plus tard par l’assassinat d’une femme à coups de fourche. Chargée de l’enquête, la procureure Rebecka Martinsson ne tarde pas à recouper ces faits a priori sans rapport : les deux victimes avaient un lien de parenté ; ils étaient père et fille. Mais ils ne sont ni les premiers ni les derniers à disparaître, comme si une étrange malédiction frappait leur famille… »
6) Citer un livre féministe écrit par une femme.
Libres ! : Manifeste pour s’affranchir des diktats sexuels de Diglee et Ovidie.

Et là, c’est même un livre écrit et illustré par deux femmes ! J’aime beaucoup l’idée de ce manifeste : parler de sexualité, de normes, d’injonctions et de liberté sans culpabiliser. Un livre drôle, décomplexant et nécessaire pour rappeler que le corps des femmes n’a pas à correspondre aux attentes des autres.
« Publicité, télévision, clips, blogs, magazines, applications, le sexe n’a jamais été aussi omniprésent dans notre environnement culturel. On en parle de plus en plus, mais en parle-t-on réellement mieux ? Au lieu de nous imposer un énième guide censé faire de nous des amantes parfaites, Ovidie et Diglee nous proposent de nous « foutre la paix » dans ce livre drôle, déculpabilisant et décomplexant. »
7) Citer un livre adapté au cinéma écrit par une femme.
Everything, everything par Nicola Yoon.

Une romance young adult autour de Maddy, une jeune fille atteinte d’une maladie rare qui l’empêche de sortir de chez elle. L’arrivée d’un nouveau voisin va bouleverser son quotidien. C’est une histoire de désir de vivre, d’amour, de risque et de liberté.
« Ma maladie est aussi rare que célèbre, mais vous la connaissez sans doute sous le nom de « maladie de l’enfant-bulle ». En gros, je suis allergique au monde. Je viens d’avoir dix-huit ans, et je n’ai jamais mis un pied dehors. Un jour, un camion de déménagement arrive. Je regarde par la fenêtre et je le vois. Le fils des nouveaux voisins est grand, mince et habillé tout en noir. Il remarque que je l’observe, et nos yeux se croisent pour la première fois. Dans la vie, on ne peut pas tout prévoir, mais on peut prévoir certaines choses. Par exemple, je vais certainement tomber amoureuse de lui. Et ce sera certainement un désastre.«
8) Citer un livre écrit en duo par 2 femmes.
Oksa Pollock, t1, L’innespérée écrit par Anne Plichota et Cendrine Wolf.

Une saga jeunesse pleine de magie, de secrets de famille et de destinée cachée. Oksa découvre qu’elle n’est pas tout à fait une adolescente comme les autres, et que son histoire familiale est liée à un monde invisible. J’en garde un souvenir très “aventure magique”.
« Oksa Pollock, 13 ans, pensait être comme tout le monde, mais ce soir tout a changé… Un peu angoissée par la rentrée dans son nouveau collège, Oksa déclenche tout à coup des phénomènes étranges dans sa chambre. Un coin de son bureau prend feu, ses cartons de déménagement pas encore défaits explosent… Elle qui a toujours rêvé d’être une ninja, voilà qu’elle se découvre des dons surnaturels ! Perdue et terrifiée, elle se garde bien d’en parler. Mais ce n’est pas fini. Le même soir apparaît sur son ventre une mystérieuse empreinte. Mise dans la confidence, sa grand-mère, l’excentrique Dragomira, lui avoue le secret de ses origines : la famille Pollock vient d’Édéfia, un monde invisible caché quelque part sur Terre.Oksa est leur Inespérée, leur seul espoir d’y retourner. Oksa ne sera plus jamais la même. Et malgré l’aide de son meilleur ami Gus, il va lui être bien difficile de concilier sa vie de collégienne ordinaire avec l’accomplissement de son stupéfiant destin. »
9) Citer un livre écrit par une femme et traduit par une femme.
Pax et le petit soldat écrit par Sara Pennypacker et traduit par Faustina Fiore.

Une histoire touchante autour d’un garçon et d’un renard séparés par la guerre. J’aime beaucoup ce choix, parce qu’il permet aussi de rappeler l’importance du travail des traductrices, souvent moins visible que celui des autrices alors qu’il façonne énormément notre expérience de lecture.
« La guerre est imminente. Lorsque le père de Peter s’engage dans l’armée, il oblige son fils à abandonner Pax, le renard qu’il a élevé depuis le plus jeune âge et envoie le garçon vivre chez son grand-père à cinq cent kilomètres de là. Mais Peter s’enfuit à la recherche de son renard.
Pendant ce temps, Pax affronte seul les dangers d’une nature sauvage et se trouve confronté à ceux de son espèce.
Une voix d’auteur superbe à l’écriture cristalline et âpre, magnifiquement servie par les illustrations de Jon Klassen. »
10) Citer un livre écrit par une femme dont la couverture a également été réalisée par une femme.
Madeleine Project par Clara Beaudoux réalisé avec ses photos : ma chronique à lire juste ICI

Un livre construit autour de traces, de photos, d’archives et de mémoire. Clara Beaudoux y raconte Madeleine à partir des objets laissés derrière elle : carnets, lettres, souvenirs, images… J’avais beaucoup aimé cette manière de redonner une présence à une femme anonyme, en partant de ce qu’elle avait conservé. Ma chronique est à lire juste ici.
« Elle s’appelle, elle s’appelait Madeleine, elle aurait eu 100 ans cette année. Et elle avait rangé toute sa vie dans une cave : carnets, photos, souvenirs, bijoux, lettres, vieux journaux… que Madeleine avait classés, emballés, étiquetés dans des enveloppes, des cartons ou des valises. Pour qui ? Pour quoi ? La vieille dame n’a pas eu de descendants. A sa mort en 2011, le trésor est resté à l’abandon, il aurait pu finir à la décharge. Mais la journaliste Clara Beaudoux a récupéré l’appartement et la cave il y a deux ans et a décidé depuis lundi d’en faire l’inventaire, en image et texte, sur Twitter et Storify. Mot-clé : Madeleine project. Impossible de ne pas être happé par cette femme qui fut enseignante -on la voit sur plusieurs photos de classe, école Jean Macé à Aubervilliers- qui collectionnait la revue Historia, les guides touristiques sur la Hollande, les crayons à papier et les carnets Moleskine, avec des paroles de chansons ou des recettes de cuisine. Madeleine qui semble avoir perdu son frère à la guerre en 1941 et un grand amour, Loulou, dont elle a numéroté toutes les lettres consignées dans une valise. Qui écrivait quantité de cartes postales à sa maman, débutant par » Ma petite mère « . Durant trois jours, en novembre dernier, Clara Beaudoux a dressé le portrait d’une anonyme, tweet par tweet. Un récit suivi par des milliers d’internautes captivés par ce » feuilleton » 2. 0. Ce livre réunira l’ensemble des tweets de Clara Beaudoux en un recueil-reportage en forme de » Madeleine » du passé. »