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Calendar Girl – Janvier, d’Audrey Carlan : derriĂšre le fantasme, quelle place pour le choix des femmes ? đŸ’‹

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Cette chronique aborde une romance Ă©rotique contenant des scĂšnes sexuelles, du langage cru, une situation de dette et de contrainte Ă©conomique, de l’escorting, des insultes sexistes, de l’hypersexualisation, des normes corporelles pesantes et des reprĂ©sentations problĂ©matiques des femmes.

Mia vit seule avec son pĂšre et sa petite sƓur Ă  Las Vegas. Elle veut devenir comĂ©dienne. Depuis le dĂ©part de sa mĂšre, son pĂšre boit et joue. Il emprunte 1 million de dollars, qu’il perd et ne peut rembourser. Le prĂȘteur sur gages l’expĂ©die dans le coma. Mia doit ainsi assumer la dette de son pĂšre sous peine que sa petite sƓur et elle subissent le mĂȘme sort. Un contrat mensuel de 100.000 dollars : elle deviendra escort girl.

Suivez les aventures de Mia chaque mois, découvrez avec elle une nouvelle ville, une nouvelle vie et un nouvel homme


12 MOIS – 12 VILLES – 12 HOMMES

Si vous suivez le blog depuis quelque temps dĂ©jĂ , vous le savez (ou vous vous en doutez fortement), je ne suis pas une grande fan de romance. Et j’avais encore plus d’apprĂ©hensions envers ce type de romance Ă©rotique trĂšs codifiĂ©e, pleine de fantasmes glamour, de corps parfaits, de millionnaires sĂ©duisants et de rapports de pouvoir emballĂ©s dans du papier cadeau.

Alors pourquoi lire un tel bouquin ? Ma rĂ©ponse sera simple, peut-ĂȘtre un peu bancale, mais honnĂȘte : Ă  titre d’expĂ©rience. Comme je n’en avais jamais vraiment lu, j’avais besoin de matiĂšre pour me faire mon propre avis. Besoin de voir par moi-mĂȘme, de ne pas critiquer dans le vide, et d’avoir des exemples prĂ©cis pour comprendre ce qui me dĂ©rangeait dans ce type de rĂ©cit.

Eh bien
 j’ai Ă©tĂ© servie. Il y a de quoi parler.

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Cette chronique date de 2019. À l’époque, j’avais une rĂ©action trĂšs vive face Ă  ce roman, notamment parce que je dĂ©couvrais rĂ©ellement ce type de romance Ă©rotique. Aujourd’hui, je nuancerais davantage certaines choses : le problĂšme n’est pas l’érotisme en soi, ni les relations sexuelles consenties, ni mĂȘme le fait d’écrire des fantasmes.

Ce qui m’interroge ici, ce sont surtout les clichĂ©s, l’hypersexualisation constante, les normes corporelles, les insultes banalisĂ©es et les rapports de pouvoir entre sexe, argent et contrainte Ă©conomique.

Je tiens tout de mĂȘme Ă  prĂ©ciser, pour les personnes ayant aimĂ© ce livre, que je ne jette de tomates sur personne. Moi aussi, il m’arrive d’aimer des choses qui ne sont pas toujours en accord avec mes convictions. J’écoute par exemple certains morceaux de rap qui ne sont pas franchement tendres avec les femmes. J’essaye de changer certaines habitudes, mĂȘme si c’est parfois paradoxal d’aimer quelque chose que l’on trouve problĂ©matique.

Bref, je ne suis pas lĂ  pour juger les goĂ»ts des lecteur.ice.s. Je veux surtout montrer du doigt les passages qui m’ont dĂ©rangĂ©e, expliquer pourquoi, et rĂ©flĂ©chir Ă  ce que ce genre de reprĂ©sentation peut vĂ©hiculer.

Je ne vais pas trop me concentrer sur l’intrigue, parce qu’elle reste assez simple. Mia entre dans une agence d’escorting, tenue par sa tante, afin de rembourser les dettes de son pĂšre. Pour y parvenir, elle doit passer les douze mois de l’annĂ©e auprĂšs de douze hommes diffĂ©rents, tous trĂšs riches, dans douze villes diffĂ©rentes.

Dans son contrat, il est prĂ©cisĂ© qu’elle n’est pas obligĂ©e de coucher avec les hommes en question. MAIS si elle le fait, elle gagne davantage d’argent.

Et c’est là que le malaise commence.

Le problĂšme, pour moi, n’est pas l’escorting en soi. Le problĂšme, c’est la maniĂšre dont le roman rend cette situation glamour, presque excitante, sans vraiment interroger la contrainte Ă©conomique, la dette familiale, le rapport de pouvoir ou la pression financiĂšre qui pĂšse sur Mia.

Un dĂ©tail me dĂ©range particuliĂšrement : c’est sa tante qui lui propose cette solution. Ce n’est pas une inconnue, ce n’est pas une patronne froide croisĂ©e par hasard, c’est quelqu’un de sa famille. Une personne qui pourrait, en thĂ©orie, avoir un rĂŽle de protection ou au moins de recul.

Bien sĂ»r, une tante peut ĂȘtre imparfaite, intĂ©ressĂ©e, cynique, drĂŽle, libre, tout ce que l’on veut. Mais dans ce roman, le fait qu’elle encourage Mia Ă  se lancer dans l’escorting pour rembourser les dettes de son pĂšre m’a mise mal Ă  l’aise. Comme si la contrainte Ă©conomique devenait soudain une aventure sexy parce qu’elle est validĂ©e par une femme proche d’elle.

Et lĂ  encore, c’est dommage : il y avait matiĂšre Ă  interroger la famille, la dette, la pression affective, le sentiment d’obligation, le sacrifice. À la place, le rĂ©cit donne surtout l’impression de dire : « vas-y, profite, c’est une opportunitĂ© ». Moi, ça me fait plutĂŽt lever les sourcils jusqu’au plafond.

CĂŽtĂ© suspense, autant dire que ce n’est pas vraiment lĂ  que le roman brille. L’histoire est trĂšs prĂ©visible, et je prĂ©fĂšre donc me concentrer sur tout ce qu’elle fait ressortir.

Premier gros point qui m’a agacĂ©e : la reprĂ©sentation du corps fĂ©minin.

Dans ce roman, une femme belle semble forcĂ©ment devoir ĂȘtre grande, fine, mais avec des formes pile au bon endroit. Évidemment. Le fameux corps « parfait », Ă  la mode, presque instagrammable : assez mince pour correspondre aux standards, assez sexualisĂ© pour rester dĂ©sirable, assez « naturellement sublime » pour que tout le monde puisse faire semblant que ce n’est pas un idĂ©al fabriquĂ©.

Je caricature Ă  peine.

Au dĂ©but, quand Mia expliquait qu’elle Ă©tait grande avec des formes, j’ai presque eu un espoir naĂŻf. Je me suis dit : chouette, peut-ĂȘtre une hĂ©roĂŻne avec un corps un peu diffĂ©rent, un ventre, des courbes variĂ©es, quelque chose de moins calibrĂ©. La grosse blague. En rĂ©alitĂ©, elle correspond encore une fois Ă  un idĂ©al trĂšs prĂ©cis, trĂšs normĂ©, trĂšs fantasmĂ©.

Tous les corps sont beaux. Vraiment. Les corps minces, gros, musclĂ©s, mous, petits, grands, avec ou sans poitrine, avec ou sans fesses, avec ou sans ventre. Et j’en ai marre des livres qui prĂ©tendent cĂ©lĂ©brer « les formes » tout en ne valorisant qu’un seul type de corps.

Une phrase m’a particuliĂšrement dĂ©rangĂ©e, car elle oppose les femmes « avec des formes » aux « brindilles avec un corps d’enfant ». Et non. Valoriser un corps ne devrait pas passer par le mĂ©pris d’un autre. Une femme mince n’a pas un « corps d’enfant ». Une femme avec des formes n’est pas automatiquement plus « femme ». Ce genre de comparaison ne libĂšre personne : elle dĂ©place juste le complexe ailleurs.

Autre point qui m’a fait lever les yeux au ciel : les insultes entre femmes.

Je suis peut-ĂȘtre mal placĂ©e pour critiquer la vulgaritĂ©, je peux moi-mĂȘme avoir un vocabulaire fleuri quand je suis lancĂ©e, mais jamais au grand jamais je ne parlerais comme cela Ă  une amie. Dans le roman, les termes comme « salope » ou « pute » reviennent dans des Ă©changes censĂ©s ĂȘtre affectueux, complices ou drĂŽles.

Je comprends l’idĂ©e : certaines amitiĂ©s utilisent des mots crus, certaines personnes se rĂ©approprient des insultes, et tout dĂ©pend du contexte. Mais ici, la rĂ©pĂ©tition m’a surtout donnĂ© une impression de banalisation. À force, ce n’est plus drĂŽle, ce n’est plus subversif, c’est juste lourd.

Et surtout, dans un roman oĂč les femmes sont dĂ©jĂ  constamment ramenĂ©es Ă  leur dĂ©sirabilitĂ©, Ă  leur corps ou Ă  leur disponibilitĂ© sexuelle, ce vocabulaire ajoute une couche de malaise.

Il y a aussi un type de vocabulaire qui m’a sortie du texte. Je ne sais pas si je suis la seule, et aprĂšs tout c’est une romance Ă©rotique, donc je ne m’attendais pas non plus Ă  des mĂ©taphores florales Ă  chaque page. Mais certains mots, comme « baiser » ou « Ă  poil », m’ont paru trĂšs peu sensuels dans le contexte.

Ce n’est pas que les mots crus soient interdits. Ils peuvent trĂšs bien fonctionner dans certains textes, certaines scĂšnes, certaines dynamiques. Mais ici, dans une histoire qui semble vouloir se prĂ©senter comme une romance sexy, glamour et intense, j’ai trouvĂ© que cela donnait parfois un cĂŽtĂ© trĂšs beauf, presque mĂ©canique, pas franchement romantique.

Dans un moment qui se voudrait sensuel, j’aurais prĂ©fĂ©rĂ© une Ă©criture plus incarnĂ©e, plus subtile, ou mĂȘme plus tendre. À la limite, « faire l’amour », « coucher ensemble », « se retrouver », ou mĂȘme « crac-crac » (coucou Les Sims) m’auraient moins agressĂ©e que certaines formulations. Oui, je suis peut-ĂȘtre vieille dans ma tĂȘte. Mais vraiment, parfois, le vocabulaire m’a donnĂ© envie de fermer le livre et de regarder au loin.

À ma premiĂšre lecture, j’avais Ă©crit quelque chose comme : « c’est triste de se servir du sexe pour obtenir ce que l’on veut ». En me relisant aujourd’hui, je nuancerais clairement.

Les relations sexuelles sans amour ne me posent pas problĂšme si tout le monde est d’accord, respectĂ©, informĂ© et libre de ses choix. Le travail du sexe existe, les personnes concernĂ©es mĂ©ritent du respect, de la sĂ©curitĂ© et des droits. Le problĂšme n’est donc pas « le sexe contre de l’argent » pris comme sujet en soi.

Ce qui me dĂ©range ici, c’est la maniĂšre dont le roman mĂ©lange fantasme, dette, contrainte Ă©conomique et glamour sans vraiment prendre le temps d’interroger ce mĂ©lange.

Mia n’entre pas dans cette situation parce qu’elle rĂȘve librement de vivre cette expĂ©rience. Elle le fait parce qu’elle doit rembourser une dette Ă©norme. Elle est entourĂ©e de personnes qui l’encouragent, qui lui disent de profiter, de se lĂącher, de vivre sa jeunesse, comme si la dimension Ă©conomique ne pesait pas lourd dans la balance.

Et dans ce contexte, le bonus financier prĂ©vu si elle couche avec ses clients rend le consentement beaucoup plus trouble. Ce n’est pas forcĂ©ment un « non », ce n’est pas forcĂ©ment une absence totale de choix, mais ce n’est pas non plus une situation complĂštement libre, lĂ©gĂšre et glamour.

C’est lĂ  que j’aurais aimĂ© un roman plus intĂ©ressant, plus fin, plus Ă©thique. Une histoire capable de parler de dĂ©sir, d’argent, de pouvoir, de choix, de contrainte et de libertĂ© sans tout lisser sous une couche de fantasme millionnaire.

Instant prĂ©vention, parce que BON SANG DE BONSOIR : on n’ouvre pas un prĂ©servatif avec les dents.

Je veux bien que les personnages soient dans le feu de l’action, que la scĂšne veuille paraĂźtre sexy, sauvage, animale ou je ne sais quoi, mais non. Non, non, non. Le prĂ©servatif peut ĂȘtre abĂźmĂ©, fragilisĂ©, voire directement percĂ©. Et s’il est endommagĂ©, il ne protĂšge plus correctement.

Je fais peut-ĂȘtre ma personne reloue, mais tant pis : dans une romance Ă©rotique lue par beaucoup de monde, ce genre de dĂ©tail compte. Le sexe peut ĂȘtre fun, intense, tendre, maladroit, drĂŽle, tout ce que vous voulez, mais la prĂ©vention ne devrait pas ĂȘtre sacrifiĂ©e pour une image pseudo-sexy.

Voilà. Minute reloue terminée. Merci de votre attention.

Franchement, l’idĂ©e de dĂ©part aurait pu donner quelque chose de beaucoup plus fort.

Une jeune femme qui devient escort pour rembourser les dettes de son pĂšre, ce n’est pas un sujet anodin. Il y avait matiĂšre Ă  parler de prĂ©caritĂ©, de dette, de famille, de choix contraint, de dĂ©sir, de pouvoir, de classe sociale, de sĂ©curitĂ©, de respect, de regard portĂ© sur les femmes et sur leur corps.

Mais le roman préfÚre le fantasme : les beaux millionnaires, les corps parfaits, les décors luxueux, les hommes puissants, les scÚnes sexy, le glamour permanent.

Cela me fait penser Ă  cette phrase souvent ressortie Ă  propos de Cinquante nuances de Grey : si Christian Grey n’avait pas Ă©tĂ© millionnaire, l’histoire aurait probablement Ă©tĂ© lue de façon beaucoup plus inquiĂ©tante. C’est exactement ce qui me gĂȘne ici. L’argent, le luxe et la beautĂ© des personnages rendent acceptables des dynamiques qui, sans cet emballage, paraĂźtraient beaucoup plus problĂ©matiques.

Pourquoi ne pas parler davantage des femmes qui vivent des situations de contrainte Ă©conomique rĂ©elle ? De celles pour qui le sexe tarifĂ© n’est pas un dĂ©cor glamour mais une question de survie, d’exploitation, de danger ou de manque d’alternatives ? Pourquoi ne pas interroger vraiment la frontiĂšre entre choix et contrainte ?

Pour prolonger cette rĂ©flexion, je laisse ici le reportage d’ARTE : Bangladesh : dans le bordel de Daulatdia. Attention, le sujet est difficile, mais il permet justement de sortir du fantasme confortable.

MalgrĂ© tout, deux passages m’ont intriguĂ©e pendant ma lecture. Ce sont de petites rĂ©flexions pas si bĂȘtes que ça, et je ne m’attendais pas forcĂ©ment Ă  les trouver dans ce roman.

Le premier concerne l’épilation. À un moment, Mia s’interroge sur la douleur et l’absurditĂ© de certaines pratiques imposĂ©es aux femmes pour correspondre Ă  des standards de beautĂ©. Et lĂ , honnĂȘtement, j’étais plutĂŽt d’accord avec le fond. Chaque personne devrait pouvoir faire ce qu’elle veut de son corps : s’épiler, ne pas s’épiler, se maquiller, ne pas se maquiller, porter ce qu’elle veut, refuser ce qu’elle ne veut pas.

Le problĂšme, c’est quand ces choix cessent d’ĂȘtre vraiment libres parce qu’ils deviennent des obligations sociales. Quand il faut souffrir, payer, modifier son apparence et se surveiller en permanence pour ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme « prĂ©sentable », « fĂ©minine » ou « dĂ©sirable ».

Je vous renvoie d’ailleurs vers une vidĂ©o de La Carologie qui en parle trĂšs bien :

Il y aurait encore beaucoup de choses Ă  dire. Trop, peut-ĂȘtre. Trop de clichĂ©s, trop de maladresses, trop de phrases qui donnent envie de fermer le livre et de fixer un mur en soupirant trĂšs fort.

Je vous laisse donc quelques ressources et pistes de rĂ©flexion qui m’ont accompagnĂ©e ou intriguĂ©e.

Je pense aussi aux Ă©changes que j’ai eus avec Le Tempo des Livres, qui ont nourri mon envie d’écrire cet article. Si vous pouvez, allez faire un tour sur son blog : elle lit des genres et des histoires vraiment intĂ©ressants. https://letempodeslivres.wordpress.com/

CĂŽtĂ© presse, deux articles m’avaient particuliĂšrement fait rĂ©flĂ©chir.

Le premier, autour de la romance Ă©rotique comme genre parfois « faussement sulfureux », interrogeait notamment l’image de l’homme dominant, les stĂ©rĂ©otypes, les fantasmes et cette impression de lire parfois une version trĂšs lisse, trĂšs normĂ©e, trĂšs « Barbie et Ken qui baisent ». Et c’est exactement une partie de mon malaise avec Calendar Girl : le livre se prĂ©sente comme transgressif, mais il recycle beaucoup de vieux schĂ©mas trĂšs classiques. https://www.francetvinfo.fr/culture/livres/reactionnaire-stereotypee-la-romance-erotique-un-genre-faussement-sulfureux_2151277.html

Le second article parlait de parents dĂ©couvrant que leur fille avait lu un roman Ă©rotique. http://www.lavie.fr/famille/psy/ma-fille-a-lu-un-roman-erotique-13-11-2012-33233_417.php Je l’avais trouvĂ© un peu excessif, parce que je ne pense pas qu’il faille paniquer dĂšs qu’une jeune personne lit ce genre de livre. La curiositĂ© existe. Les lectures un peu « olala » aussi. J’ai moi-mĂȘme eu une pĂ©riode Harlequin, et franchement, le monde ne s’est pas Ă©croulĂ©.

En revanche, je pense qu’il faut pouvoir en parler. Lire une romance Ă©rotique, ce n’est pas forcĂ©ment grave, choquant ou dangereux en soi. Ce qui peut devenir problĂ©matique, c’est de tout absorber sans recul : les standards corporels, les rapports de pouvoir, la confusion entre dĂ©sir et domination, ou l’idĂ©e que certaines scĂšnes seraient automatiquement dĂ©sirables parce qu’elles sont prĂ©sentĂ©es comme sexy.

Pour moi, le plus important reste de distinguer fantasme et rĂ©alitĂ©. Un roman peut mettre en scĂšne des situations trĂšs codifiĂ©es, exagĂ©rĂ©es ou irrĂ©alistes. Mais dans la vraie vie, il doit toujours rester du respect, du consentement, de l’écoute, de la prĂ©vention, des limites claires et la possibilitĂ© de dire non sans devoir se justifier.

Comme vous avez pu le constater, j’ai adorĂ© ce livre.

Non, c’est faux. J’arrĂȘte. Promis.

Soyons honnĂȘtes : ce n’est vraiment pas un livre que je recommande, sauf peut-ĂȘtre par curiositĂ© critique, pour comprendre ce que certaines romances Ă©rotiques peuvent vĂ©hiculer comme clichĂ©s. Ce qui m’a le plus dĂ©rangĂ©e, ce n’est pas qu’une femme ait Ă©crit ce roman. Les femmes peuvent aussi Ă©crire des choses sexistes, problĂ©matiques, maladroites ou trĂšs imprĂ©gnĂ©es de fantasmes patriarcaux. Ce n’est pas une question d’identitĂ© de l’autrice, mais de reprĂ©sentations.

Ce roman ne m’a pas donnĂ© l’impression de lire une romance Ă©rotique libĂ©ratrice. Il m’a plutĂŽt donnĂ© l’impression de lire un vieux scĂ©nario de film porno glamourisĂ©, avec des millionnaires, des corps calibrĂ©s, des insultes banalisĂ©es et une hĂ©roĂŻne prise dans une situation Ă©conomique trĂšs lourde, mais prĂ©sentĂ©e comme une aventure excitante.

Je ne dis pas que personne ne devrait aimer ce livre. Chacun.e lit ce qu’iel veut, pour les raisons qui lui appartiennent. En revanche, je pense qu’il est important de garder les yeux ouverts sur ce que ce type de rĂ©cit peut transmettre : des standards corporels, une certaine idĂ©e du dĂ©sir, des rapports de pouvoir, une confusion entre amour, argent, sexe et domination.

Ce n’est pas ma vision d’une romance respectueuse. Ce n’est pas ma vision du dĂ©sir. Ce n’est pas ma vision de la libertĂ©.

J’avais envie d’écrire cet article pour signaler ce qui m’a dĂ©rangĂ©e, et plus largement pour rappeler qu’il n’existe pas un seul modĂšle de corps, pas un seul modĂšle d’amour, pas une seule façon de dĂ©sirer ou d’ĂȘtre dĂ©sirable. Chaque personne mĂ©rite du respect, de la sĂ©curitĂ©, du consentement clair, des relations qui ne l’écrasent pas, et la possibilitĂ© de construire ses propres limites.

Il est temps de se libĂ©rer des clichĂ©s qui se collent Ă  la peau. D’aimer ce que vous voulez, mais de garder un regard critique. De ne jamais confondre fantasme et obligation. De ne jamais laisser un roman, un film, un rĂ©seau social ou une norme dĂ©cider Ă  votre place de ce que vous valez.

Bref : aimez, désirez, lisez, rùlez, débattez.

Mais restez libres.

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37 rĂ©flexions au sujet de “Calendar Girl – Janvier, d’Audrey Carlan : derriĂšre le fantasme, quelle place pour le choix des femmes ? đŸ’‹”

  1. Coucou, merci pour ton partage.
    Je profite pour te dire Ă  quel point j’ai pris plaisir Ă  lire ton article. VoilĂ  typiquement le genre de « romances » que je me refuse de lire. Et ça me permet aussi de me dire que j’ai bien fait de ne pas ĂȘtre tentĂ©e par Calendar Girl. Je trouve tellement dommage que ce soit ce qui semble attirer le plus les lecteurs du genre.

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    1. De rien ! 😄
      Oh merci ! 😼 Les Ă©normes guillemets autour du mot « romances », mdr.

      AprĂšs, le pire dans ce livre, c’est que je l’ai lu en 50 minutes tellement c’est « fluide ».. malgrĂ© les absurditĂ©s.. et que je voulais vraiment savoir si ça allait se passer comme je le pensais.

      J’en ai mĂȘme profitĂ© pour lire le tome 2 … afin de voir si ça allait ĂȘtre la mĂȘme chose.

      Et oui, effectivement, toute la sĂ©rie est niaise et sans intĂ©rĂȘt. Ça doit ĂȘtre le mĂȘme schĂ©ma dans tous les tomes, avec toujours les mĂȘmes choses qui ne vont pas
 Alors oui, il y a vraiment de quoi se demander ce qui attire les lecteur.ice.s
 đŸ€”

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      1. La fluiditĂ© de lecture est dĂ©jĂ  un premier point… c’est aussi une des raisons qui m’a fait lire de la romance Harlequin au dĂ©part. Je pouvais lire huit romans par jour quand je m’y suis remise. Fluide, court, pas de prise de tĂȘte, une histoire plus ou moins intĂ©ressante mais globalement sans Ă©rotisme pour ceux que je lisais 🙂
        Les gens ne veulent pas se prendre la tĂȘte. C’est pour ça que l’on considĂšre la romance comme de la sous-littĂ©rature. Je ne suis pas d’accord avec ça mais c’est un autre sujet. Je comprends qu’on n’aime pas la romance, pour autant, je pense qu’il y en a qui sortent du lot. Tu as eu raison de lire le second tome. Parfois, on peut passer Ă  cĂŽtĂ©. Pour ma part, je passe mon tour pour ces sagas… Et vraiment , tu me confortes dans l’idĂ©e que je fais bien.

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        1. C’est le seul bon point. :’)

          Ouh lĂ , mais c’est quand mĂȘme Ă©norme ! Un tome, ça fait quoi, environ 150 pages ? 😼

          « Les gens ne veulent pas se prendre la tĂȘte » : je crois que c’est la phrase qui rĂ©sume absolument tout


          Sous-littĂ©rature c’est assez dur. MĂȘme si une Ɠuvre ne plaĂźt pas, il ne devrait pas y avoir de « sous-littĂ©rature »  Je crois que je comprends ce que tu insinues. AprĂšs, dans la romance, tout dĂ©pend de ce sur quoi le rĂ©cit choisit de se concentrer.

          MĂȘme si les cours de français m’ont un peu bloquĂ©e, ils m’ont permis d’apprĂ©cier *Madame Bovary*, chose que je n’aurais jamais faite avec une lecture plus simple.

          Avec la romance d’ailleurs, est-ce que ce ne serait pas parfois assimilĂ© Ă  de la *chick lit*, ou Ă  quelque chose du genre, pour dĂ©signer une lecture sans prise de tĂȘte ? J’ai souvent l’impression que tout est pris Ă  la lĂ©gĂšre


          Ça Ă©vitera une perte de temps ^^

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          1. Je ne suis pas Ă  l’aise avec les termes « chick-lit » ou « bit-lit » etc…. pour te dire ce que j’en pense… mais je crois que c’est objectif principal, la lĂ©gĂšretĂ©… (mais du coup, ça ne prend pas pour la Dark Romance que je n’ai jamais lu « officiellement » mĂȘme si j’ai dĂ» en lire avant le phĂ©nomĂšne de mode ou sans savoir que c’Ă©tait ça lol.
            Entre 140 et 160 pages pour un livre harlequin des annĂ©es 80. Je ne sais pas combien ça fait de mots parce que c’est Ă©crit ni trop gros ni trop petit. En max deux heures, c’Ă©tait lu. Il fallait prendre en compte la complexitĂ© de l’histoire ou pas… Il y av

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  2. Mdrrr je suis Ă  l’origine de beaucoup de tes maux 😭 non en vrai, trĂšs bon retour sur ce livre. Tu as su exposer en plusieurs points ton avis de maniĂšre calme et posĂ©e, or moi, j’ai tendance Ă  faire 30 mille ĂĄudios de rage Ă  mes amis avant de dĂ©cider d’Ă©crire et souvent il reste du piment dans mes lignes. Tu as soulevĂ© les Ă©lĂ©ments qui me font dĂ©tester ces histoires et pourquoi Ă  mes yeux elles se ressemblent toutes : pas d’approfondissement du thĂšme de l’histoire de base. Le rĂ©sumĂ© dit escort mais comme tu le dis, c’Ă©tait superficiel. Ça m’Ă©nerve ces prĂ©textes pour juste fourrer une Ă©niĂšme histoire de galipette. D’ailleurs, la vidĂ©o sur le reportage du bengladesh ne fonctionne pas 😕😔. (tu regardes vraiment des trucs intĂ©ressants sur YouTube je devrai prendre exemple sur toi au lieu de regarder des trucs improbables mdrr !)

    Le langage cru Ă  foison… Autrefois je parlais aux personnages en leur disant « silence !! « , tu vois l’effet que ça a sur moi? J’ai prĂ©fĂ©rĂ© cesser.

    Je ne parle pas comme ça Ă  mes amis non plus, pourquoi ĂȘtre aussi grossier ?

    Bref, merci de m’avoir mentionnĂ© (mĂȘme si je n’ai reçu aucune alerte dessus mdr). Crois moi quand je te dis que je fais de mon mieux pour comprendre ce qu’aiment les adeptes d’Ă©rotisme mais que je n’y arrive pas… De toute mon Ăąme, je n’y arrive pas.

    Et Ă©videmment, je ne lirai pas ce livre 😂

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    1. Ouh lĂ , comment tu peux rĂ©flĂ©chir Ă  2 heures du matin ? 😂

      Eh oui ! Haha, non mais c’est bien, je disais ça pour rire. Oh merci ! Oh non, mdr, tu ne sais pas tout. En vrai, ça fait deux semaines que j’ai lu le livre et que je passe mon temps à rñler auprùs de mes proches parce que ce n’est pas possible de lire quelque chose comme ça ^-^

      « 30 000 audios de rage », tu m’as pliĂ©e ! Ce genre d’audio, je les rĂ©serve pour critiquer les imbĂ©ciles de la vraie vie. đŸ€­đŸ˜‚ Je suis tout sauf calme et posĂ©e, haha.

      Mais oui, les lecteur.ice.s se disent : « Ohlala, la pauvre fille, elle a vraiment une vie triste », et ne flairent mĂȘme pas le traquenard


      Oh mince, pourtant, j’avais vĂ©rifiĂ© cette fois. :/ Ça ne serait pas Flash Player, ou un truc dans ce genre ? đŸ€”
      Lien du reportage Arte : https://youtu.be/dpOr6lB4Mxc

      Et haha, ce n’est pas plus mal : je passe vraiment trop de temps sur YouTube, et un ami vient de me conseiller trop de chaünes trop bien
 Je suis prisonniùre de la boucle !

      « Autrefois », hahahaha, et la suite m’a encore plus fait rire ! Non, plus sĂ©rieusement, je passe mon temps Ă  rĂąler et Ă  dire p*tain
 Mais qui insulte ses potes dans la vraie vie ? Et qui est grossier dans des moments qui se voudraient doux et beaux ? Ohlala, trop de rage, je te comprends tellement
 😡

      Haha, de rien, c’est normal ! Ah, j’ai juste mis le nom de ton blog, je ne t’ai pas pinguĂ©e, c’est pour ça. :’)

      Je pense qu’il n’y a rien à comprendre là-dessus
 Il faut juste attendre qu’ils prennent conscience. 😒

      Oh zut de flĂ»te, je suis trop déçue ! Moi qui avais pourtant fait l’éloge d’un livre fabuleux
 🙄

      Aimé par 1 personne

      1. Mdrr ben je venais de terminer de lire quatre tomes d’un manga LGBT+ trĂšs pĂ©dagogique et intĂ©ressant, et j’ai postĂ© la chronique Ă  une heure du mat, du coup je suis allĂ©e lire les chroniques de ceux que j’avais mis en attente en sachant que ça serait consĂ©quent (tu en fais partie đŸ€Ł). Et vu que je suis un ĂȘtre de la nuit mon cerveau a turbinĂ© pour te rĂ©pondre. Le matin et moi c’est juste pas possible, je suis pas faite pour vivre de jour 😂
        Mdrr okay 2 semaines pour digĂ©rer je vais essayer ça au lieu de 3 jours. Je rale souvent auprĂšs de ma mĂšre au tĂ©lĂ©phone 😂 aussi on a des manĂ­es rageuse en commun.
        C’est bien, tu reflete autre chose 😏
        Non car certaines vidĂ©os jouent (sur d’autres blogs et ici aussi parfois) lĂ  ça a directement mis « video non disponible ». Merci pour le lien j’irai voir !

        Mdrrr « oh zut de flĂ»te » jme suis Ă©touffĂ©e avec mon thĂ©, ça fait tellement longtemps que je n’avais pas entendu ça. 😂😂

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        1. Oh, tout s’explique ! Go la lire ! Je vais essayer de prendre exemple
 En vrai, il faudrait que je sĂ©lectionne uniquement celles qui m’intĂ©ressent et celles des personnes que je suis vraiment, au lieu d’en lire plein et de passer Ă  cĂŽtĂ© des tiennes ! Victoire ! 😄 Ah oui, d’accord, je vois, haha. 😄

          Ah ouais, il fallait bien ça ! Non mais, en fait, au tout dĂ©but du blog, j’ai eu le malheur de traiter un SP de romance Ă©rotique. C’était mon premier SP. J’étais tellement emballĂ©e que j’ai Ă©crit mon avis sur un petit nuage, alors que clairement, maintenant, je le dis : ce livre, c’était du bullshit, et l’auteur Ă©tait un vĂ©ritable crĂ©tin. Et j’ai supprimĂ© mon avis.

          Maintenant, j’essaie d’ĂȘtre la plus objective possible et de me laisser plus de temps
 Ahaha, moi, les trois jours, c’est juste le temps qu’il me faut pour rĂ©aliser ce que j’ai fait et me demander comment j’ai pu faire une chose pareille.

          Le cerveau est vite en Ă©tat de choc, la pauvre ! Je vois ça, haha. đŸ€Ł

          AĂŻe, demain.. j’ai anglais, youpiii.. je sens qu’on va en parler avec une amie
 Et je pense qu’elle va bien rire devant ces mots ! Askip, je rĂąle trop tout le temps đŸ€š

          C’était pour contenir les autres mots moins jolis 😇😇 Oh non, quand mĂȘme pas 😩😂

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  3. C’est encore moiiii (đŸ€Ł) je suis allĂ©e lire l’article de France info, et tu sais, les trucs d’hommes types ne m’a mĂȘme pas choquĂ©. Pareil pour le genre de meuf parfaite soumise Ă  l’homme. Ce sont toujours des « pseudo filles fortes » (qui parlent beaucoup mais ne font pas grand chose, ce qui n’a rien d’ĂȘtre fort pour moi) qui plient comme des pĂąquerettes face au mec en Ă©tant dans tous leurs Ă©tats rapidement. Parmi mes chroniques je n’ai pas mis celles de mes lectures d’Ă©rotisme car je savais que ça froisserait ce qui aiment ça, tant j’aurai dĂ©montĂ© les personnages en Ă©talant leur incohĂ©rences (ya quand mĂȘme un bouquin oĂč une meuf qui clame vouloir ĂȘtre cĂ©libataire depuis le dĂ©but et qui, la page suivante, em voyant de loin un mec trempe sa culotte en disant qu’elle le veut quoi !). Bref, je vais m’arrĂȘter lĂ , tartiner ton article sur le pourquoi j’ai la chair de poule Ă  cause de ce genre serait sans fin 😂 je te souhaite de lire un bon livre pour te remettre d’aplomb

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    1. En fait, tu pourrais faire un mauvais retour sur une romance Ă©rotique qui n’a pas de sens (le roman, pas ton avis)… Je crois que les lectrices qui aiment s’en fichent. On leur vend du rĂȘve. 😅. Tu peux dĂ©monter un a un tout ce qui ne va pas, ça continuera de passer quand mĂȘme. Et puis, ça a tellement bien marchĂ© que maintenant, il y a aussi Calendar Boy 😂. Bref, je vais arrĂȘter de me tirer des balles dans le pied parce que je suis en train de lire un roman Ă©rotique gay et que j’en prends plein les yeux 😂. Et je me demande bien pourquoi je continue : je sais, c’est juste parce que je veux savoir comment ça va finir, la trame de fond est intĂ©ressante.

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      1. Ah j’Ă©tais pas au courant qu’il y avait un calendar boy (je suis au courant de rien concernant ça 😅), de maniĂšre gĂ©nĂ©rale je ne lis pas ces genres et si je ne me disais pas de retenter la romance et l’Ă©rotisme avec certains livres de maniĂšre Ă©pisodique, ça ferait 2 ans que je n’en aurai pas du tout lu. Et mes essais sont si espacĂ©s…
        Mais tant mieux si certains aiment malgrĂ© les incohĂ©rences, ça ne me vend pas du tout de rĂȘve et m’Ă©nerve plus qu’autre chose, que ce soit en mxm ou en mf mĂȘme si gĂ©nĂ©ralement le second est encore plus lacunaire que le premier. C’est comme ceux qui n’aiment pas les mangas malgrĂ© les divers thĂšmes et l’originalitĂ© đŸ€·on ne peut pas les forcer.

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        1. J’ai vu passer le Calendar Boy, mĂȘme autrice si je ne me trompe pas… Je suis toujours pas pages des ME que je lisais beaucoup avant de changer mon fusil d’Ă©paule, ce qui ne m’empĂȘche pas de cĂ©der Ă  l’appel de certains titres. 🙂
          On ne peut forcer personne, c’est certain. Et puis, mĂȘme nous, nous ne sommes pas adeptes des mĂȘmes genres de lecture.

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          1. Alors, pour rebondir sur vos commentaires Ă  toutes les deux :

            Le Tempo des livres : en fait, j’ai dĂ©jĂ  plus ou moins rĂ©pondu Ă  ce com. ^^

            Aurelalala : ouais, ce n’est pas faux. :’) Mais aprĂšs, sur certains sujets, l’évolution de chaque personne ne se voit pas immĂ©diatement
 Je vais reprendre l’exemple du vĂ©gĂ©tarisme.

            Je suis vĂ©gĂ© depuis quatre ou cinq ans et, Ă  la cantine ou Ă  la cafĂ©tĂ©ria, il arrive toujours un moment, quand je mange avec de nouvelles personnes, oĂč l’on me demande pourquoi, comment, patati patata
 Souvent, ce sont des discussions stĂ©riles, mais parfois, mĂȘme si la personne aime beaucoup la viande, il est possible d’arriver Ă  des conclusions intĂ©ressantes des deux cĂŽtĂ©s.

            Il y a deux ans, une amie m’a dit que le saucisson, c’était toute sa vie. Quelques mois plus tard, elle est devenue vĂ©gĂ©. Au Nouvel An de cette annĂ©e, elle m’a envoyĂ© un message pour me dire qu’elle avait enfin sautĂ© le pas et qu’elle Ă©tait devenue vĂ©gane.

            Ce n’est pas le mĂȘme dĂ©bat, mais ça donne beaucoup d’espoir. Je suis persuadĂ©e que les gens changent. Chaque personne n’a pas forcĂ©ment les mĂȘmes dĂ©clics, mais en parlant, peut-ĂȘtre que cela libĂ©rera de nouvelles possibilitĂ©s.

            Idem que Le Tempo des livres : je n’étais pas au courant ! Oh punaise, ça craint
 Les douze tomes de CG n’étaient dĂ©jĂ  pas assez nuls
 Je suis quand mĂȘme curieuse de lire le rĂ©sumĂ© pour savoir Ă  quel point c’est de la me**e


            La curiosité avant tout, haha. ^^

            Ahaha, je vais vous ressortir une vieille phrase : il en faut pour tous les goĂ»ts ! AprĂšs, c’est aussi ce qui est intĂ©ressant ici : chacun.e lit des choses diffĂ©rentes, et les liens qui unissent les blogs permettent de voir et de comprendre plus de choses. C’est drĂŽlement chouette ! 🙂

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            1. Comme je l’ai dĂ©jĂ  dit, je suis pour la diversitĂ©. Je pense que c’est important de montrer qu’on ne valide pas… et peut-ĂȘtre aussi de pouvoir se confronter Ă  quelqu’un qui pense autrement. Tant que le dĂ©bat ne mĂšne pas Ă  la tuerie. Ce qui malheureusement arrive parfois. Bref. J’aime bien ton exemple sur le vĂ©gĂ©tarisme/vĂ©ganisme. On peut partager ce qu’on pense et si ça touche, tant mieux. Sinon, ce n’est pas grave du moment qu’il y a du respect pour soi et pour l’autre.
              Tu as lu le dos du premier Calendar Boy ? (Perso, je n’ai mĂȘme pas regardĂ©)

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              1. Haha, oui, je vois ! AprĂšs, sur la blogosphĂšre, je trouve qu’il y a Ă©normĂ©ment de respect dans les propos, mĂȘme lorsque les avis sont passionnĂ©s et divergents
 Enfin, j’espĂšre. ^-^ Mmm, c’est ça. 🙂

                Je viens de lire le rĂ©sumĂ© Ă  l’instant, et seulement la moitiĂ©, tellement ça me pique les yeux ! Ça pue encore plus le sexisme que *Calendar Girl* !

                « Un homme au service des femmes. International appartient Ă  Parker Ellis et est dirigĂ© par lui, un homme Ă  femmes dotĂ© d’un QI Ă©levĂ© et d’une Ă©norme libido. Il est le coach le plus populaire et le plus efficace du monde en matiĂšre de vie et d’amour. »

                Beurk, beurk, beurk !

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    2. AĂŻe, aĂŻe, aĂŻe, je ne sais pas oĂč rĂ©pondre, ni Ă  qui ! đŸ˜±đŸ˜”

      Mais OMG, oui, tellement ! Ce ne sont pas des filles fortes, mais des personnages fĂ©minins complĂštement soumis, qui collent Ă  l’image que certains hommes peuvent avoir de la femme bonne Ă  tout faire


      Euh, Ă  la base, je n’aime pas les polĂ©miques ni les sujets qui fĂąchent
 Si j’arrive parfois Ă  tenir ma langue, j’ai du mal Ă  contrĂŽler mes doigts : ils Ă©crivent tout seuls la rage qui est en moi
 J’espĂšre nĂ©anmoins ne pas avoir froissĂ© trop de monde avec cet article. Mon but n’était pas de pointer du doigt les lecteur.ice.s, mais plutĂŽt de critiquer le genre et certains schĂ©mas qu’il vĂ©hicule 😟

      Il y a exactement ce genre de passage dans ce livre ! Mais je ne retrouve plus l’extrait !! đŸ˜±

      Ahaha, tu peux tartiner, d’ailleurs ! Je vois que vous ĂȘtes en plein dĂ©bat avec Aurelalala 😂😂

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      1. Je n’ai pas eu la sensation que tu pointais du doigt les lecteurs car comme je l’ai dit tu as exposĂ© de maniĂšre objective ce qui t’as dĂ©plu, c’est plutĂŽt moi qui doit faire attention (raison pour laquelle 1.je n’en lis plus, 2. Si j’en lis je ne chronique pas sauf SP).
        En plus tu as apportĂ© des Ă©lĂ©ments externes pour Ă©tayer ton propos, je n’y aurai jamais songĂ© moi, voilĂ  pourquoi je dis que tu as Ă©cris un trĂšs bon article.
        Mdrr ben tu vois, mon exemple Ă©tait dans fight love au tout, tout dĂ©but de l’histoire (la dizaine de pages), rien qu’Ă  ce stade j’ai eu envie de refermer le livre.
        Ooh mais tkt, Aurelala est habituĂ©e Ă  mon cĂŽtĂ© pipelette 😂 on a dĂ©jĂ  tant parlĂ© de ça et ce, malgrĂ© nos goĂ»ts diffĂ©rents (mais ya des similitudes pour le mxm et les mangas qu’elle essaye mdr) que la majoritĂ© des choses a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© dites. C’est elle qui m’avait donnĂ© envie de lire « l’amour c’est… » (comme tu as Ă©tĂ© un peu intriguĂ© par les definitions des auteurs dans mon article)

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      2. Je trouve que tu en as trĂšs bien parlĂ© en mettant en avant des extraits qui m’ont vraiment fait grimacer. 😒. Il faut prendre conscience qu’on ne doit pas considĂ©rer normal d’ĂȘtre considĂ©rĂ© que par un physique ou traitĂ© de façon limite par ses « copines ». Ça se ressent dans la vie de tous les jours, le respect n’est plus le mĂȘme nulle part. Mon homme le voit sur son lieu de travail. Et moi, je le vois avec mes enfants (et l’Ă©cole)… Bref… le monde Ă©volue. Pas nĂ©cessairement dans le sens qu’on voudrait.

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        1. Oh, d’accord. 😼

          Oui, c’est sĂ»r, et c’est malheureusement trop souvent le cas
 Justement, hier, en bossant (je travaille comme caissiĂšre les week-ends) un gars m’a fait une remarque dans ce genre. Il m’a dit qu’il prĂ©fĂ©rait passer Ă  ma caisse plutĂŽt qu’à celle de mon collĂšgue.. un homme, en me faisant un gros clin d’Ɠil !

          Et quand je bosse, je suis en mode cheveux gras et habits larges. Je suis là pour me faire du blé, pas pour me faire draguer


          OLALALALAAAAA, ça m’énerve ! Qu’est-ce que certaines personnes ont Ă  la place du cerveau ? Le respect est, comme tu dis, nulle part
 Et trop peu de personnes rĂ©agissent


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          1. Gros bug de clavier, dĂ©solĂ©e. …quand tu n’es pas le patron direct… etc…
            Ce que tu dis me fais Ă©carquiller les yeux. SI je sors faire des courses, je prends la premiĂšre caisse dispo, je me fiche complĂštement de la tĂȘte de la personne qui va me faire payer mes achats… Je trouve ça dommage 😩

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            1. Et oups, oups, oups, je rĂ©ponds tard. :’)

              Ce n’est pas grave. ^^

              Oui, c’est bien triste que ce soit comme ça
 Et j’étais mĂȘme bloquĂ©e au niveau de la parole. Quand j’ai entendu ça, j’ai Ă©tĂ© tellement surprise et choquĂ©e que j’ai ri nerveusement pendant un bon moment


              Ahaha, oui, la mĂȘme ! À croire que, pour certains, faire les courses, c’est la grande aventure de toute une vie
 -_-

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  4. Salut 🙂
    Je suis absolument ravie de lire ton avis sur ce livre / cette sĂ©rie de livres. Quand j’ai vu ça en rayon partout (mĂȘme Ă  intermarchĂ© …) je me suis dis qu’on tombait bien bas. Je suis Ă©galement d’accord avec ce que tu dis pour 50 nuances. Le problĂšme ce n’est pas le livre Ă©rotique, mais l’image fausse et dĂ©valorisante qui y est vĂ©hiculĂ©e Ă  propos de la prostitution. Je suis dĂ©solĂ©e mais je suis sĂ»re que des ados ou des jeunes filles peuvent y croire et se dire que oui, devenir escort girl ou se prostituer c’est un truc « cool » et « romantique » non mais … sans dĂ©conner ?! Je suis Ă©galement Ă©coeurĂ©e que ce soit une femme qui ait Ă©crit ça mais surtout : Ă©coeurĂ©e que ce genre d’histoire ait retenu l’attention d’une maison d’Ă©dition et soit publiĂ© en masse. Le sexe fait vendre. Certes.
    En tout cas je suis contente que des avis nĂ©gatifs puissent aussi se partager sur ce genre de lecture. AprĂšs tout, on est sur la blogosphĂšre pour partager 🙂

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    1. Hey hey !

      Et moi, de voir ton commentaire ! Merci beaucoup !

      Comme tu dis
 ça tombe bien bas


      Oui, c’est vrai ! De l’érotisme, il y en a toujours un peu dans chaque romance, et ce n’est pas automatiquement choquant. Ce qui me gĂȘne davantage, c’est l’idĂ©e du travail du sexe utilisĂ© comme ressort narratif facile, avec tous les clichĂ©s qui vont avec


      Je crois que c’était sur le compte Instagram de pineapple.storm qu’il y avait un truc super intĂ©ressant en story, comme souvent. Elle disait quelque chose du style : pourquoi, quand une femme a besoin d’argent, pense-t-elle directement au travail du sexe, et pas Ă  un truc plus badass comme dealer ?

      C’est vrai que, dans *Breaking Bad*, Walter White ne s’est pas dirigĂ© vers « ça », mais vers la fabrication de mĂ©thamphĂ©tamine
 Je ne dis pas que c’est bien (LOIN DE LÀ !!!), mais ça montre quelque chose : dans beaucoup de rĂ©cits, l’homme choisit souvent le mal par facilitĂ©, tandis que la femme se retrouve dans une situation sexualisĂ©e et dĂ©gradante.

      Il y a beaucoup de maisons d’édition qui sont lĂ  pour l’argent
 C’est bien triste
 Mais c’est comme quand certains scĂ©narios sont Ă©ditĂ©s encore et encore, alors qu’il y a des auteur.ice.s avec des histoires originales qui ne trouvent pas de ME pour ĂȘtre publiĂ©.e.s


      Oui :’)

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