
Avertissement de contenu â ïž
Cette chronique aborde une romance Ă©rotique contenant des scĂšnes sexuelles, du langage cru, une situation de dette et de contrainte Ă©conomique, de lâescorting, des insultes sexistes, de lâhypersexualisation, des normes corporelles pesantes et des reprĂ©sentations problĂ©matiques des femmes.
RĂ©sumĂ© : 12 mois, 12 villes, 12 hommes đ„
Mia vit seule avec son pĂšre et sa petite sĆur Ă Las Vegas. Elle veut devenir comĂ©dienne. Depuis le dĂ©part de sa mĂšre, son pĂšre boit et joue. Il emprunte 1 million de dollars, quâil perd et ne peut rembourser. Le prĂȘteur sur gages lâexpĂ©die dans le coma. Mia doit ainsi assumer la dette de son pĂšre sous peine que sa petite sĆur et elle subissent le mĂȘme sort. Un contrat mensuel de 100.000 dollars : elle deviendra escort girl.
Suivez les aventures de Mia chaque mois, dĂ©couvrez avec elle une nouvelle ville, une nouvelle vie et un nouvel hommeâŠ
12 MOIS – 12 VILLES – 12 HOMMES
Pourquoi jâai voulu tenter cette lecture đ
Si vous suivez le blog depuis quelque temps dĂ©jĂ , vous le savez (ou vous vous en doutez fortement), je ne suis pas une grande fan de romance. Et jâavais encore plus dâapprĂ©hensions envers ce type de romance Ă©rotique trĂšs codifiĂ©e, pleine de fantasmes glamour, de corps parfaits, de millionnaires sĂ©duisants et de rapports de pouvoir emballĂ©s dans du papier cadeau.
Alors pourquoi lire un tel bouquin ? Ma rĂ©ponse sera simple, peut-ĂȘtre un peu bancale, mais honnĂȘte : Ă titre dâexpĂ©rience. Comme je nâen avais jamais vraiment lu, jâavais besoin de matiĂšre pour me faire mon propre avis. Besoin de voir par moi-mĂȘme, de ne pas critiquer dans le vide, et dâavoir des exemples prĂ©cis pour comprendre ce qui me dĂ©rangeait dans ce type de rĂ©cit.
Eh bien⊠jâai Ă©tĂ© servie. Il y a de quoi parler.

Petite note de relecture 2026 âïž
Cette chronique date de 2019. Ă lâĂ©poque, jâavais une rĂ©action trĂšs vive face Ă ce roman, notamment parce que je dĂ©couvrais rĂ©ellement ce type de romance Ă©rotique. Aujourdâhui, je nuancerais davantage certaines choses : le problĂšme nâest pas lâĂ©rotisme en soi, ni les relations sexuelles consenties, ni mĂȘme le fait dâĂ©crire des fantasmes.
Ce qui mâinterroge ici, ce sont surtout les clichĂ©s, lâhypersexualisation constante, les normes corporelles, les insultes banalisĂ©es et les rapports de pouvoir entre sexe, argent et contrainte Ă©conomique.
Je tiens tout de mĂȘme Ă prĂ©ciser, pour les personnes ayant aimĂ© ce livre, que je ne jette de tomates sur personne. Moi aussi, il mâarrive dâaimer des choses qui ne sont pas toujours en accord avec mes convictions. JâĂ©coute par exemple certains morceaux de rap qui ne sont pas franchement tendres avec les femmes. Jâessaye de changer certaines habitudes, mĂȘme si câest parfois paradoxal dâaimer quelque chose que lâon trouve problĂ©matique.
Bref, je ne suis pas lĂ pour juger les goĂ»ts des lecteur.ice.s. Je veux surtout montrer du doigt les passages qui mâont dĂ©rangĂ©e, expliquer pourquoi, et rĂ©flĂ©chir Ă ce que ce genre de reprĂ©sentation peut vĂ©hiculer.
Lâhistoire : 12 mois, 12 villes, 12 hommes đž
Je ne vais pas trop me concentrer sur lâintrigue, parce quâelle reste assez simple. Mia entre dans une agence dâescorting, tenue par sa tante, afin de rembourser les dettes de son pĂšre. Pour y parvenir, elle doit passer les douze mois de lâannĂ©e auprĂšs de douze hommes diffĂ©rents, tous trĂšs riches, dans douze villes diffĂ©rentes.
Dans son contrat, il est prĂ©cisĂ© quâelle nâest pas obligĂ©e de coucher avec les hommes en question. MAIS si elle le fait, elle gagne davantage dâargent.
Et câest lĂ que le malaise commence.
Le problĂšme, pour moi, nâest pas lâescorting en soi. Le problĂšme, câest la maniĂšre dont le roman rend cette situation glamour, presque excitante, sans vraiment interroger la contrainte Ă©conomique, la dette familiale, le rapport de pouvoir ou la pression financiĂšre qui pĂšse sur Mia.
Un dĂ©tail me dĂ©range particuliĂšrement : câest sa tante qui lui propose cette solution. Ce nâest pas une inconnue, ce nâest pas une patronne froide croisĂ©e par hasard, câest quelquâun de sa famille. Une personne qui pourrait, en thĂ©orie, avoir un rĂŽle de protection ou au moins de recul.
Bien sĂ»r, une tante peut ĂȘtre imparfaite, intĂ©ressĂ©e, cynique, drĂŽle, libre, tout ce que lâon veut. Mais dans ce roman, le fait quâelle encourage Mia Ă se lancer dans lâescorting pour rembourser les dettes de son pĂšre mâa mise mal Ă lâaise. Comme si la contrainte Ă©conomique devenait soudain une aventure sexy parce quâelle est validĂ©e par une femme proche dâelle.
Et lĂ encore, câest dommage : il y avait matiĂšre Ă interroger la famille, la dette, la pression affective, le sentiment dâobligation, le sacrifice. Ă la place, le rĂ©cit donne surtout lâimpression de dire : « vas-y, profite, câest une opportunitĂ© ». Moi, ça me fait plutĂŽt lever les sourcils jusquâau plafond.
CĂŽtĂ© suspense, autant dire que ce nâest pas vraiment lĂ que le roman brille. Lâhistoire est trĂšs prĂ©visible, et je prĂ©fĂšre donc me concentrer sur tout ce quâelle fait ressortir.
Des normes corporelles trĂšs pesantes đ
Premier gros point qui mâa agacĂ©e : la reprĂ©sentation du corps fĂ©minin.
Dans ce roman, une femme belle semble forcĂ©ment devoir ĂȘtre grande, fine, mais avec des formes pile au bon endroit. Ăvidemment. Le fameux corps « parfait », Ă la mode, presque instagrammable : assez mince pour correspondre aux standards, assez sexualisĂ© pour rester dĂ©sirable, assez « naturellement sublime » pour que tout le monde puisse faire semblant que ce nâest pas un idĂ©al fabriquĂ©.
Je caricature Ă peine.
Au dĂ©but, quand Mia expliquait quâelle Ă©tait grande avec des formes, jâai presque eu un espoir naĂŻf. Je me suis dit : chouette, peut-ĂȘtre une hĂ©roĂŻne avec un corps un peu diffĂ©rent, un ventre, des courbes variĂ©es, quelque chose de moins calibrĂ©. La grosse blague. En rĂ©alitĂ©, elle correspond encore une fois Ă un idĂ©al trĂšs prĂ©cis, trĂšs normĂ©, trĂšs fantasmĂ©.
« Tu mesures quoi â Ă peu prĂšs un mĂštre quatre-vingt-cinq ? Et tu pĂšses soixante-trois kilos ? »
J’ai fait le test de calculer son IMC. Ca donne ça :

Tous les corps sont beaux. Vraiment. Les corps minces, gros, musclĂ©s, mous, petits, grands, avec ou sans poitrine, avec ou sans fesses, avec ou sans ventre. Et jâen ai marre des livres qui prĂ©tendent cĂ©lĂ©brer « les formes » tout en ne valorisant quâun seul type de corps.
Une phrase mâa particuliĂšrement dĂ©rangĂ©e, car elle oppose les femmes « avec des formes » aux « brindilles avec un corps dâenfant ». Et non. Valoriser un corps ne devrait pas passer par le mĂ©pris dâun autre. Une femme mince nâa pas un « corps dâenfant ». Une femme avec des formes nâest pas automatiquement plus « femme ». Ce genre de comparaison ne libĂšre personne : elle dĂ©place juste le complexe ailleurs.
« â Ăa te plaĂźt ? je demande en me dĂ©hanchant, consciente que ça accentue mes courbes. Car je sais que mes courbes lui plaisent. Il mâa dit des tonnes de fois quâil Ă©tait amoureux de mon corps. Il aime les femmes avec des formes â pas les brindilles avec un corps dâenfant. »
Insultes, vulgaritĂ© et malaise dans les dialogues đŁïž
Autre point qui mâa fait lever les yeux au ciel : les insultes entre femmes.
Je suis peut-ĂȘtre mal placĂ©e pour critiquer la vulgaritĂ©, je peux moi-mĂȘme avoir un vocabulaire fleuri quand je suis lancĂ©e, mais jamais au grand jamais je ne parlerais comme cela Ă une amie. Dans le roman, les termes comme « salope » ou « pute » reviennent dans des Ă©changes censĂ©s ĂȘtre affectueux, complices ou drĂŽles.
Je comprends lâidĂ©e : certaines amitiĂ©s utilisent des mots crus, certaines personnes se rĂ©approprient des insultes, et tout dĂ©pend du contexte. Mais ici, la rĂ©pĂ©tition mâa surtout donnĂ© une impression de banalisation. Ă force, ce nâest plus drĂŽle, ce nâest plus subversif, câest juste lourd.
« â Salut ma salope ! Ăa fait longtemps ! crie Ginelle dâune voix agacĂ©e. / â Salut ma pute, dĂ©solĂ©e de ne pas tâavoir appelĂ©e, mais je travaillais ».
Et surtout, dans un roman oĂč les femmes sont dĂ©jĂ constamment ramenĂ©es Ă leur dĂ©sirabilitĂ©, Ă leur corps ou Ă leur disponibilitĂ© sexuelle, ce vocabulaire ajoute une couche de malaise.
« JâĂ©clate de rire. / â Pour voir ton cul de salope en bikini ? Beurk. / Je fais un bruit de rĂ©gurgitation et je fais semblant de mâĂ©touffer. / â Tu es tordue, tu sais. Je crois que je vais annuler ton statut de meilleure amie, crache-t-elle. / â Tu ne peux pas rĂ©voquer mon statut â je le suis et puis câest tout. Comme les dix commandements, câest comme ça. / â Tu viens de comparer notre amitiĂ© aux dix commandements ? Tu es sĂ©rieuse ? / â Euh⊠ouais ! / â Tu vas aller en enfer, dĂ©clare-t-elle. / â Si câest le cas, tu auras intĂ©rĂȘt Ă ĂȘtre lĂ pour venir me chercher ! / Elle glousse et je souris en serrant fort mon tĂ©lĂ©phone. / â Bien sĂ»r que je serai lĂ . / â Je tâaime. / â Je tâaime aussi, salope. ». Que dire de plus ?
Il y a aussi un type de vocabulaire qui mâa sortie du texte. Je ne sais pas si je suis la seule, et aprĂšs tout câest une romance Ă©rotique, donc je ne mâattendais pas non plus Ă des mĂ©taphores florales Ă chaque page. Mais certains mots, comme « baiser » ou « Ă poil », mâont paru trĂšs peu sensuels dans le contexte.
Ce nâest pas que les mots crus soient interdits. Ils peuvent trĂšs bien fonctionner dans certains textes, certaines scĂšnes, certaines dynamiques. Mais ici, dans une histoire qui semble vouloir se prĂ©senter comme une romance sexy, glamour et intense, jâai trouvĂ© que cela donnait parfois un cĂŽtĂ© trĂšs beauf, presque mĂ©canique, pas franchement romantique.
Dans un moment qui se voudrait sensuel, jâaurais prĂ©fĂ©rĂ© une Ă©criture plus incarnĂ©e, plus subtile, ou mĂȘme plus tendre. Ă la limite, « faire lâamour », « coucher ensemble », « se retrouver », ou mĂȘme « crac-crac » (coucou Les Sims) mâauraient moins agressĂ©e que certaines formulations. Oui, je suis peut-ĂȘtre vieille dans ma tĂȘte. Mais vraiment, parfois, le vocabulaire mâa donnĂ© envie de fermer le livre et de regarder au loin.
Sexe, argent et rapports de pouvoir đž
Ă ma premiĂšre lecture, jâavais Ă©crit quelque chose comme : « câest triste de se servir du sexe pour obtenir ce que lâon veut ». En me relisant aujourdâhui, je nuancerais clairement.
Les relations sexuelles sans amour ne me posent pas problĂšme si tout le monde est dâaccord, respectĂ©, informĂ© et libre de ses choix. Le travail du sexe existe, les personnes concernĂ©es mĂ©ritent du respect, de la sĂ©curitĂ© et des droits. Le problĂšme nâest donc pas « le sexe contre de lâargent » pris comme sujet en soi.
Ce qui me dĂ©range ici, câest la maniĂšre dont le roman mĂ©lange fantasme, dette, contrainte Ă©conomique et glamour sans vraiment prendre le temps dâinterroger ce mĂ©lange.
Mia nâentre pas dans cette situation parce quâelle rĂȘve librement de vivre cette expĂ©rience. Elle le fait parce quâelle doit rembourser une dette Ă©norme. Elle est entourĂ©e de personnes qui lâencouragent, qui lui disent de profiter, de se lĂącher, de vivre sa jeunesse, comme si la dimension Ă©conomique ne pesait pas lourd dans la balance.
Et dans ce contexte, le bonus financier prĂ©vu si elle couche avec ses clients rend le consentement beaucoup plus trouble. Ce nâest pas forcĂ©ment un « non », ce nâest pas forcĂ©ment une absence totale de choix, mais ce nâest pas non plus une situation complĂštement libre, lĂ©gĂšre et glamour.
Câest lĂ que jâaurais aimĂ© un roman plus intĂ©ressant, plus fin, plus Ă©thique. Une histoire capable de parler de dĂ©sir, dâargent, de pouvoir, de choix, de contrainte et de libertĂ© sans tout lisser sous une couche de fantasme millionnaire.
« Je suis sĂ»r quâil y a beaucoup de choses que tu peux faire, ChĂ©rie, mais jâai besoin dâaider ma nana pour me sentir viril. Et puis, tu es sympa de jouer le jeu. / ⊠mon Dieu, cet homme est un sex-toy gĂ©ant. Depuis cette conversation, ils baisent comme des lapins. Mon Dieu, câest affreux. Je nâai mĂȘme pas encore quittĂ© Wes que je salive devant la photo du prochain. Peut-ĂȘtre suis-je une salope, finalement. »
Petite minute prĂ©vention : le prĂ©servatif đ§Œ
Instant prĂ©vention, parce que BON SANG DE BONSOIR : on nâouvre pas un prĂ©servatif avec les dents.
Je veux bien que les personnages soient dans le feu de lâaction, que la scĂšne veuille paraĂźtre sexy, sauvage, animale ou je ne sais quoi, mais non. Non, non, non. Le prĂ©servatif peut ĂȘtre abĂźmĂ©, fragilisĂ©, voire directement percĂ©. Et sâil est endommagĂ©, il ne protĂšge plus correctement.
Je fais peut-ĂȘtre ma personne reloue, mais tant pis : dans une romance Ă©rotique lue par beaucoup de monde, ce genre de dĂ©tail compte. Le sexe peut ĂȘtre fun, intense, tendre, maladroit, drĂŽle, tout ce que vous voulez, mais la prĂ©vention ne devrait pas ĂȘtre sacrifiĂ©e pour une image pseudo-sexy.
Voilà . Minute reloue terminée. Merci de votre attention.
Ouvrons les yeux : lâidĂ©e aurait pu ĂȘtre plus intĂ©ressante đ
Franchement, lâidĂ©e de dĂ©part aurait pu donner quelque chose de beaucoup plus fort.
Une jeune femme qui devient escort pour rembourser les dettes de son pĂšre, ce nâest pas un sujet anodin. Il y avait matiĂšre Ă parler de prĂ©caritĂ©, de dette, de famille, de choix contraint, de dĂ©sir, de pouvoir, de classe sociale, de sĂ©curitĂ©, de respect, de regard portĂ© sur les femmes et sur leur corps.
Mais le roman préfÚre le fantasme : les beaux millionnaires, les corps parfaits, les décors luxueux, les hommes puissants, les scÚnes sexy, le glamour permanent.
Cela me fait penser Ă cette phrase souvent ressortie Ă propos de Cinquante nuances de Grey : si Christian Grey nâavait pas Ă©tĂ© millionnaire, lâhistoire aurait probablement Ă©tĂ© lue de façon beaucoup plus inquiĂ©tante. Câest exactement ce qui me gĂȘne ici. Lâargent, le luxe et la beautĂ© des personnages rendent acceptables des dynamiques qui, sans cet emballage, paraĂźtraient beaucoup plus problĂ©matiques.
Pourquoi ne pas parler davantage des femmes qui vivent des situations de contrainte Ă©conomique rĂ©elle ? De celles pour qui le sexe tarifĂ© nâest pas un dĂ©cor glamour mais une question de survie, dâexploitation, de danger ou de manque dâalternatives ? Pourquoi ne pas interroger vraiment la frontiĂšre entre choix et contrainte ?
Pour prolonger cette rĂ©flexion, je laisse ici le reportage dâARTE : Bangladesh : dans le bordel de Daulatdia. Attention, le sujet est difficile, mais il permet justement de sortir du fantasme confortable.
Quelques Ă©lĂ©ments paradoxaux âïž
MalgrĂ© tout, deux passages mâont intriguĂ©e pendant ma lecture. Ce sont de petites rĂ©flexions pas si bĂȘtes que ça, et je ne mâattendais pas forcĂ©ment Ă les trouver dans ce roman.
Le premier concerne lâĂ©pilation. Ă un moment, Mia sâinterroge sur la douleur et lâabsurditĂ© de certaines pratiques imposĂ©es aux femmes pour correspondre Ă des standards de beautĂ©. Et lĂ , honnĂȘtement, jâĂ©tais plutĂŽt dâaccord avec le fond. Chaque personne devrait pouvoir faire ce quâelle veut de son corps : sâĂ©piler, ne pas sâĂ©piler, se maquiller, ne pas se maquiller, porter ce quâelle veut, refuser ce quâelle ne veut pas.
Le problĂšme, câest quand ces choix cessent dâĂȘtre vraiment libres parce quâils deviennent des obligations sociales. Quand il faut souffrir, payer, modifier son apparence et se surveiller en permanence pour ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme « prĂ©sentable », « fĂ©minine » ou « dĂ©sirable ».
« Lorsquâelle refroidit et quâelle durcit, elle appuie sur ma peau pour arracher tous mes pauvres petits poils, me laissant davantage comme une petite fille que comme une femme. Câest dĂ©primant, et je ne comprends pas pourquoi des femmes font ça volontairement si elles ne sont pas payĂ©es une fortune. Je sais ce que jây gagne, moi â câest quoi leur excuse, Ă elles ? »
Je vous renvoie dâailleurs vers une vidĂ©o de La Carologie qui en parle trĂšs bien :
Les autres rĂ©flexions đ
Il y aurait encore beaucoup de choses Ă dire. Trop, peut-ĂȘtre. Trop de clichĂ©s, trop de maladresses, trop de phrases qui donnent envie de fermer le livre et de fixer un mur en soupirant trĂšs fort.
Je vous laisse donc quelques ressources et pistes de rĂ©flexion qui mâont accompagnĂ©e ou intriguĂ©e.
Du cĂŽtĂ© de la blogosphĂšre, je conseille lâarticle dâAurelalala sur son rapport Ă la romance et Ă lâĂ©rotisme. Sa vision est intĂ©ressante parce quâelle vient justement dâune lectrice de romance, ce qui permet de comprendre autrement la place particuliĂšre de lâĂ©rotisme dans ce genre littĂ©raire. https://leslecturesdaurelalala.wordpress.com/2019/01/19/la-romance-lerotisme-et-moi/
Je pense aussi aux Ă©changes que jâai eus avec Le Tempo des Livres, qui ont nourri mon envie dâĂ©crire cet article. Si vous pouvez, allez faire un tour sur son blog : elle lit des genres et des histoires vraiment intĂ©ressants. https://letempodeslivres.wordpress.com/
CĂŽtĂ© presse, deux articles mâavaient particuliĂšrement fait rĂ©flĂ©chir.
Le premier, autour de la romance Ă©rotique comme genre parfois « faussement sulfureux », interrogeait notamment lâimage de lâhomme dominant, les stĂ©rĂ©otypes, les fantasmes et cette impression de lire parfois une version trĂšs lisse, trĂšs normĂ©e, trĂšs « Barbie et Ken qui baisent ». Et câest exactement une partie de mon malaise avec Calendar Girl : le livre se prĂ©sente comme transgressif, mais il recycle beaucoup de vieux schĂ©mas trĂšs classiques. https://www.francetvinfo.fr/culture/livres/reactionnaire-stereotypee-la-romance-erotique-un-genre-faussement-sulfureux_2151277.html
Le second article parlait de parents dĂ©couvrant que leur fille avait lu un roman Ă©rotique. http://www.lavie.fr/famille/psy/ma-fille-a-lu-un-roman-erotique-13-11-2012-33233_417.php Je lâavais trouvĂ© un peu excessif, parce que je ne pense pas quâil faille paniquer dĂšs quâune jeune personne lit ce genre de livre. La curiositĂ© existe. Les lectures un peu « olala » aussi. Jâai moi-mĂȘme eu une pĂ©riode Harlequin, et franchement, le monde ne sâest pas Ă©croulĂ©.
En revanche, je pense quâil faut pouvoir en parler. Lire une romance Ă©rotique, ce nâest pas forcĂ©ment grave, choquant ou dangereux en soi. Ce qui peut devenir problĂ©matique, câest de tout absorber sans recul : les standards corporels, les rapports de pouvoir, la confusion entre dĂ©sir et domination, ou lâidĂ©e que certaines scĂšnes seraient automatiquement dĂ©sirables parce quâelles sont prĂ©sentĂ©es comme sexy.
Pour moi, le plus important reste de distinguer fantasme et rĂ©alitĂ©. Un roman peut mettre en scĂšne des situations trĂšs codifiĂ©es, exagĂ©rĂ©es ou irrĂ©alistes. Mais dans la vraie vie, il doit toujours rester du respect, du consentement, de lâĂ©coute, de la prĂ©vention, des limites claires et la possibilitĂ© de dire non sans devoir se justifier.
Mon avis : une lecture qui mâa surtout donnĂ© envie de dĂ©battre đ
Comme vous avez pu le constater, jâai adorĂ© ce livre.
Non, câest faux. JâarrĂȘte. Promis.
Soyons honnĂȘtes : ce nâest vraiment pas un livre que je recommande, sauf peut-ĂȘtre par curiositĂ© critique, pour comprendre ce que certaines romances Ă©rotiques peuvent vĂ©hiculer comme clichĂ©s. Ce qui mâa le plus dĂ©rangĂ©e, ce nâest pas quâune femme ait Ă©crit ce roman. Les femmes peuvent aussi Ă©crire des choses sexistes, problĂ©matiques, maladroites ou trĂšs imprĂ©gnĂ©es de fantasmes patriarcaux. Ce nâest pas une question dâidentitĂ© de lâautrice, mais de reprĂ©sentations.
Ce roman ne mâa pas donnĂ© lâimpression de lire une romance Ă©rotique libĂ©ratrice. Il mâa plutĂŽt donnĂ© lâimpression de lire un vieux scĂ©nario de film porno glamourisĂ©, avec des millionnaires, des corps calibrĂ©s, des insultes banalisĂ©es et une hĂ©roĂŻne prise dans une situation Ă©conomique trĂšs lourde, mais prĂ©sentĂ©e comme une aventure excitante.
Je ne dis pas que personne ne devrait aimer ce livre. Chacun.e lit ce quâiel veut, pour les raisons qui lui appartiennent. En revanche, je pense quâil est important de garder les yeux ouverts sur ce que ce type de rĂ©cit peut transmettre : des standards corporels, une certaine idĂ©e du dĂ©sir, des rapports de pouvoir, une confusion entre amour, argent, sexe et domination.
Ce nâest pas ma vision dâune romance respectueuse. Ce nâest pas ma vision du dĂ©sir. Ce nâest pas ma vision de la libertĂ©.
Jâavais envie dâĂ©crire cet article pour signaler ce qui mâa dĂ©rangĂ©e, et plus largement pour rappeler quâil nâexiste pas un seul modĂšle de corps, pas un seul modĂšle dâamour, pas une seule façon de dĂ©sirer ou dâĂȘtre dĂ©sirable. Chaque personne mĂ©rite du respect, de la sĂ©curitĂ©, du consentement clair, des relations qui ne lâĂ©crasent pas, et la possibilitĂ© de construire ses propres limites.
Il est temps de se libĂ©rer des clichĂ©s qui se collent Ă la peau. Dâaimer ce que vous voulez, mais de garder un regard critique. De ne jamais confondre fantasme et obligation. De ne jamais laisser un roman, un film, un rĂ©seau social ou une norme dĂ©cider Ă votre place de ce que vous valez.
Bref : aimez, désirez, lisez, rùlez, débattez.
Mais restez libres.

Coucou, merci pour ton partage.
Je profite pour te dire Ă quel point j’ai pris plaisir Ă lire ton article. VoilĂ typiquement le genre de « romances » que je me refuse de lire. Et ça me permet aussi de me dire que j’ai bien fait de ne pas ĂȘtre tentĂ©e par Calendar Girl. Je trouve tellement dommage que ce soit ce qui semble attirer le plus les lecteurs du genre.
JâaimeAimĂ© par 2 personnes
De rien ! đ
Oh merci ! đź Les Ă©normes guillemets autour du mot « romances », mdr.
AprĂšs, le pire dans ce livre, câest que je lâai lu en 50 minutes tellement câest « fluide ».. malgrĂ© les absurditĂ©s.. et que je voulais vraiment savoir si ça allait se passer comme je le pensais.
Jâen ai mĂȘme profitĂ© pour lire le tome 2 … afin de voir si ça allait ĂȘtre la mĂȘme chose.
Et oui, effectivement, toute la sĂ©rie est niaise et sans intĂ©rĂȘt. Ăa doit ĂȘtre le mĂȘme schĂ©ma dans tous les tomes, avec toujours les mĂȘmes choses qui ne vont pas⊠Alors oui, il y a vraiment de quoi se demander ce qui attire les lecteur.ice.s⊠đ€
JâaimeAimĂ© par 1 personne
La fluiditĂ© de lecture est dĂ©jĂ un premier point… c’est aussi une des raisons qui m’a fait lire de la romance Harlequin au dĂ©part. Je pouvais lire huit romans par jour quand je m’y suis remise. Fluide, court, pas de prise de tĂȘte, une histoire plus ou moins intĂ©ressante mais globalement sans Ă©rotisme pour ceux que je lisais đ
Les gens ne veulent pas se prendre la tĂȘte. C’est pour ça que l’on considĂšre la romance comme de la sous-littĂ©rature. Je ne suis pas d’accord avec ça mais c’est un autre sujet. Je comprends qu’on n’aime pas la romance, pour autant, je pense qu’il y en a qui sortent du lot. Tu as eu raison de lire le second tome. Parfois, on peut passer Ă cĂŽtĂ©. Pour ma part, je passe mon tour pour ces sagas… Et vraiment , tu me confortes dans l’idĂ©e que je fais bien.
JâaimeAimĂ© par 1 personne
Câest le seul bon point. :â)
Ouh lĂ , mais câest quand mĂȘme Ă©norme ! Un tome, ça fait quoi, environ 150 pages ? đź
« Les gens ne veulent pas se prendre la tĂȘte » : je crois que câest la phrase qui rĂ©sume absolument toutâŠ
Sous-littĂ©rature câest assez dur. MĂȘme si une Ćuvre ne plaĂźt pas, il ne devrait pas y avoir de « sous-littĂ©rature »⊠Je crois que je comprends ce que tu insinues. AprĂšs, dans la romance, tout dĂ©pend de ce sur quoi le rĂ©cit choisit de se concentrer.
MĂȘme si les cours de français mâont un peu bloquĂ©e, ils mâont permis dâapprĂ©cier *Madame Bovary*, chose que je nâaurais jamais faite avec une lecture plus simple.
Avec la romance dâailleurs, est-ce que ce ne serait pas parfois assimilĂ© Ă de la *chick lit*, ou Ă quelque chose du genre, pour dĂ©signer une lecture sans prise de tĂȘte ? Jâai souvent lâimpression que tout est pris Ă la lĂ©gĂšreâŠ
Ăa Ă©vitera une perte de temps ^^
JâaimeAimĂ© par 1 personne
Je ne suis pas Ă l’aise avec les termes « chick-lit » ou « bit-lit » etc…. pour te dire ce que j’en pense… mais je crois que c’est objectif principal, la lĂ©gĂšretĂ©… (mais du coup, ça ne prend pas pour la Dark Romance que je n’ai jamais lu « officiellement » mĂȘme si j’ai dĂ» en lire avant le phĂ©nomĂšne de mode ou sans savoir que c’Ă©tait ça lol.
Entre 140 et 160 pages pour un livre harlequin des annĂ©es 80. Je ne sais pas combien ça fait de mots parce que c’est Ă©crit ni trop gros ni trop petit. En max deux heures, c’Ă©tait lu. Il fallait prendre en compte la complexitĂ© de l’histoire ou pas… Il y av
JâaimeAimĂ© par 1 personne
il y avait des passages qu’on pouvaient lire en diagonale. Je ne le faisais pas tout le temps mais ça m’arrivait.
JâaimeAimĂ© par 1 personne
Ouh là , mais je suis complÚtement passée à cÎté de ses commentaires⊠Aïe, aïe, aïe XD
Ah ! Encore des mots trop compliquĂ©s pour moi⊠Ouais, donc ce nâest pas top, ça. :â)
Câest quand mĂȘme un sacrĂ© score» ! Les semaines Ă 1 000 devaient se faire en un clin dâĆil ! ^^
JâaimeAimĂ© par 1 personne
A cette Ă©poque lĂ , je ne connaissais pas les semaines Ă 1000 đ mais mĂȘme lĂ , je ne me lance pas dans le challenge, je pense que si je maintiens le rythme que j’ai actuellement, je les valide. Donc c’est moins marrant.
JâaimeAimĂ© par 1 personne
Dac dac ! đ
JâaimeAimĂ© par 1 personne
Mdrrr je suis Ă l’origine de beaucoup de tes maux đ non en vrai, trĂšs bon retour sur ce livre. Tu as su exposer en plusieurs points ton avis de maniĂšre calme et posĂ©e, or moi, j’ai tendance Ă faire 30 mille ĂĄudios de rage Ă mes amis avant de dĂ©cider d’Ă©crire et souvent il reste du piment dans mes lignes. Tu as soulevĂ© les Ă©lĂ©ments qui me font dĂ©tester ces histoires et pourquoi Ă mes yeux elles se ressemblent toutes : pas d’approfondissement du thĂšme de l’histoire de base. Le rĂ©sumĂ© dit escort mais comme tu le dis, c’Ă©tait superficiel. Ăa m’Ă©nerve ces prĂ©textes pour juste fourrer une Ă©niĂšme histoire de galipette. D’ailleurs, la vidĂ©o sur le reportage du bengladesh ne fonctionne pas đđ. (tu regardes vraiment des trucs intĂ©ressants sur YouTube je devrai prendre exemple sur toi au lieu de regarder des trucs improbables mdrr !)
Le langage cru Ă foison… Autrefois je parlais aux personnages en leur disant « silence !! « , tu vois l’effet que ça a sur moi? J’ai prĂ©fĂ©rĂ© cesser.
Je ne parle pas comme ça Ă mes amis non plus, pourquoi ĂȘtre aussi grossier ?
Bref, merci de m’avoir mentionnĂ© (mĂȘme si je n’ai reçu aucune alerte dessus mdr). Crois moi quand je te dis que je fais de mon mieux pour comprendre ce qu’aiment les adeptes d’Ă©rotisme mais que je n’y arrive pas… De toute mon Ăąme, je n’y arrive pas.
Et Ă©videmment, je ne lirai pas ce livre đ
JâaimeAimĂ© par 1 personne
Ouh lĂ , comment tu peux rĂ©flĂ©chir Ă 2 heures du matin ? đ
Eh oui ! Haha, non mais câest bien, je disais ça pour rire. Oh merci ! Oh non, mdr, tu ne sais pas tout. En vrai, ça fait deux semaines que jâai lu le livre et que je passe mon temps Ă rĂąler auprĂšs de mes proches parce que ce nâest pas possible de lire quelque chose comme ça ^-^
« 30 000 audios de rage », tu mâas pliĂ©e ! Ce genre dâaudio, je les rĂ©serve pour critiquer les imbĂ©ciles de la vraie vie. đ€đ Je suis tout sauf calme et posĂ©e, haha.
Mais oui, les lecteur.ice.s se disent : « Ohlala, la pauvre fille, elle a vraiment une vie triste », et ne flairent mĂȘme pas le traquenardâŠ
Oh mince, pourtant, jâavais vĂ©rifiĂ© cette fois.
Ăa ne serait pas Flash Player, ou un truc dans ce genre ? đ€
Lien du reportage Arte : https://youtu.be/dpOr6lB4Mxc
Et haha, ce nâest pas plus mal : je passe vraiment trop de temps sur YouTube, et un ami vient de me conseiller trop de chaĂźnes trop bien⊠Je suis prisonniĂšre de la boucle !
« Autrefois », hahahaha, et la suite mâa encore plus fait rire ! Non, plus sĂ©rieusement, je passe mon temps Ă rĂąler et Ă dire p*tain⊠Mais qui insulte ses potes dans la vraie vie ? Et qui est grossier dans des moments qui se voudraient doux et beaux ? Ohlala, trop de rage, je te comprends tellement⊠đĄ
Haha, de rien, câest normal ! Ah, jâai juste mis le nom de ton blog, je ne tâai pas pinguĂ©e, câest pour ça. :â)
Je pense quâil nây a rien Ă comprendre lĂ -dessus⊠Il faut juste attendre quâils prennent conscience. đ
Oh zut de flĂ»te, je suis trop déçue ! Moi qui avais pourtant fait lâĂ©loge dâun livre fabuleux⊠đ
JâaimeAimĂ© par 1 personne
Mdrr ben je venais de terminer de lire quatre tomes d’un manga LGBT+ trĂšs pĂ©dagogique et intĂ©ressant, et j’ai postĂ© la chronique Ă une heure du mat, du coup je suis allĂ©e lire les chroniques de ceux que j’avais mis en attente en sachant que ça serait consĂ©quent (tu en fais partie đ€Ł). Et vu que je suis un ĂȘtre de la nuit mon cerveau a turbinĂ© pour te rĂ©pondre. Le matin et moi c’est juste pas possible, je suis pas faite pour vivre de jour đ
Mdrr okay 2 semaines pour digĂ©rer je vais essayer ça au lieu de 3 jours. Je rale souvent auprĂšs de ma mĂšre au tĂ©lĂ©phone đ aussi on a des manĂes rageuse en commun.
C’est bien, tu reflete autre chose đ
Non car certaines vidĂ©os jouent (sur d’autres blogs et ici aussi parfois) là ça a directement mis « video non disponible ». Merci pour le lien j’irai voir !
Mdrrr « oh zut de flĂ»te » jme suis Ă©touffĂ©e avec mon thĂ©, ça fait tellement longtemps que je n’avais pas entendu ça. đđ
JâaimeAimĂ© par 1 personne
Oh, tout sâexplique ! Go la lire ! Je vais essayer de prendre exemple⊠En vrai, il faudrait que je sĂ©lectionne uniquement celles qui mâintĂ©ressent et celles des personnes que je suis vraiment, au lieu dâen lire plein et de passer Ă cĂŽtĂ© des tiennes ! Victoire ! đ Ah oui, dâaccord, je vois, haha. đ
Ah ouais, il fallait bien ça ! Non mais, en fait, au tout dĂ©but du blog, jâai eu le malheur de traiter un SP de romance Ă©rotique. CâĂ©tait mon premier SP. JâĂ©tais tellement emballĂ©e que jâai Ă©crit mon avis sur un petit nuage, alors que clairement, maintenant, je le dis : ce livre, câĂ©tait du bullshit, et lâauteur Ă©tait un vĂ©ritable crĂ©tin. Et j’ai supprimĂ© mon avis.
Maintenant, jâessaie dâĂȘtre la plus objective possible et de me laisser plus de temps⊠Ahaha, moi, les trois jours, câest juste le temps quâil me faut pour rĂ©aliser ce que jâai fait et me demander comment jâai pu faire une chose pareille.
Le cerveau est vite en Ă©tat de choc, la pauvre ! Je vois ça, haha. đ€Ł
AĂŻe, demain.. jâai anglais, youpiii.. je sens quâon va en parler avec une amie⊠Et je pense quâelle va bien rire devant ces mots ! Askip, je rĂąle trop tout le temps đ€š
CâĂ©tait pour contenir les autres mots moins jolis đđ Oh non, quand mĂȘme pas đŠđ
JâaimeAimĂ© par 1 personne
C’est encore moiiii (đ€Ł) je suis allĂ©e lire l’article de France info, et tu sais, les trucs d’hommes types ne m’a mĂȘme pas choquĂ©. Pareil pour le genre de meuf parfaite soumise Ă l’homme. Ce sont toujours des « pseudo filles fortes » (qui parlent beaucoup mais ne font pas grand chose, ce qui n’a rien d’ĂȘtre fort pour moi) qui plient comme des pĂąquerettes face au mec en Ă©tant dans tous leurs Ă©tats rapidement. Parmi mes chroniques je n’ai pas mis celles de mes lectures d’Ă©rotisme car je savais que ça froisserait ce qui aiment ça, tant j’aurai dĂ©montĂ© les personnages en Ă©talant leur incohĂ©rences (ya quand mĂȘme un bouquin oĂč une meuf qui clame vouloir ĂȘtre cĂ©libataire depuis le dĂ©but et qui, la page suivante, em voyant de loin un mec trempe sa culotte en disant qu’elle le veut quoi !). Bref, je vais m’arrĂȘter lĂ , tartiner ton article sur le pourquoi j’ai la chair de poule Ă cause de ce genre serait sans fin đ je te souhaite de lire un bon livre pour te remettre d’aplomb
JâaimeAimĂ© par 1 personne
En fait, tu pourrais faire un mauvais retour sur une romance Ă©rotique qui n’a pas de sens (le roman, pas ton avis)… Je crois que les lectrices qui aiment s’en fichent. On leur vend du rĂȘve. đ . Tu peux dĂ©monter un a un tout ce qui ne va pas, ça continuera de passer quand mĂȘme. Et puis, ça a tellement bien marchĂ© que maintenant, il y a aussi Calendar Boy đ. Bref, je vais arrĂȘter de me tirer des balles dans le pied parce que je suis en train de lire un roman Ă©rotique gay et que j’en prends plein les yeux đ. Et je me demande bien pourquoi je continue : je sais, c’est juste parce que je veux savoir comment ça va finir, la trame de fond est intĂ©ressante.
JâaimeAimĂ© par 1 personne
Ah j’Ă©tais pas au courant qu’il y avait un calendar boy (je suis au courant de rien concernant ça đ ), de maniĂšre gĂ©nĂ©rale je ne lis pas ces genres et si je ne me disais pas de retenter la romance et l’Ă©rotisme avec certains livres de maniĂšre Ă©pisodique, ça ferait 2 ans que je n’en aurai pas du tout lu. Et mes essais sont si espacĂ©s…
Mais tant mieux si certains aiment malgrĂ© les incohĂ©rences, ça ne me vend pas du tout de rĂȘve et m’Ă©nerve plus qu’autre chose, que ce soit en mxm ou en mf mĂȘme si gĂ©nĂ©ralement le second est encore plus lacunaire que le premier. C’est comme ceux qui n’aiment pas les mangas malgrĂ© les divers thĂšmes et l’originalitĂ© đ€·on ne peut pas les forcer.
JâaimeAimĂ© par 2 personnes
J’ai vu passer le Calendar Boy, mĂȘme autrice si je ne me trompe pas… Je suis toujours pas pages des ME que je lisais beaucoup avant de changer mon fusil d’Ă©paule, ce qui ne m’empĂȘche pas de cĂ©der Ă l’appel de certains titres. đ
On ne peut forcer personne, c’est certain. Et puis, mĂȘme nous, nous ne sommes pas adeptes des mĂȘmes genres de lecture.
JâaimeAimĂ© par 2 personnes
Alors, pour rebondir sur vos commentaires Ă toutes les deux :
Le Tempo des livres : en fait, jâai dĂ©jĂ plus ou moins rĂ©pondu Ă ce com. ^^
Aurelalala : ouais, ce nâest pas faux. :â) Mais aprĂšs, sur certains sujets, lâĂ©volution de chaque personne ne se voit pas immĂ©diatement⊠Je vais reprendre lâexemple du vĂ©gĂ©tarisme.
Je suis vĂ©gĂ© depuis quatre ou cinq ans et, Ă la cantine ou Ă la cafĂ©tĂ©ria, il arrive toujours un moment, quand je mange avec de nouvelles personnes, oĂč lâon me demande pourquoi, comment, patati patata⊠Souvent, ce sont des discussions stĂ©riles, mais parfois, mĂȘme si la personne aime beaucoup la viande, il est possible dâarriver Ă des conclusions intĂ©ressantes des deux cĂŽtĂ©s.
Il y a deux ans, une amie mâa dit que le saucisson, câĂ©tait toute sa vie. Quelques mois plus tard, elle est devenue vĂ©gĂ©. Au Nouvel An de cette annĂ©e, elle mâa envoyĂ© un message pour me dire quâelle avait enfin sautĂ© le pas et quâelle Ă©tait devenue vĂ©gane.
Ce nâest pas le mĂȘme dĂ©bat, mais ça donne beaucoup dâespoir. Je suis persuadĂ©e que les gens changent. Chaque personne nâa pas forcĂ©ment les mĂȘmes dĂ©clics, mais en parlant, peut-ĂȘtre que cela libĂ©rera de nouvelles possibilitĂ©s.
Idem que Le Tempo des livres : je nâĂ©tais pas au courant ! Oh punaise, ça craint⊠Les douze tomes de CG nâĂ©taient dĂ©jĂ pas assez nuls⊠Je suis quand mĂȘme curieuse de lire le rĂ©sumĂ© pour savoir Ă quel point câest de la me**eâŠ
La curiosité avant tout, haha. ^^
Ahaha, je vais vous ressortir une vieille phrase : il en faut pour tous les goĂ»ts ! AprĂšs, câest aussi ce qui est intĂ©ressant ici : chacun.e lit des choses diffĂ©rentes, et les liens qui unissent les blogs permettent de voir et de comprendre plus de choses. Câest drĂŽlement chouette ! đ
JâaimeAimĂ© par 2 personnes
Comme je l’ai dĂ©jĂ dit, je suis pour la diversitĂ©. Je pense que c’est important de montrer qu’on ne valide pas… et peut-ĂȘtre aussi de pouvoir se confronter Ă quelqu’un qui pense autrement. Tant que le dĂ©bat ne mĂšne pas Ă la tuerie. Ce qui malheureusement arrive parfois. Bref. J’aime bien ton exemple sur le vĂ©gĂ©tarisme/vĂ©ganisme. On peut partager ce qu’on pense et si ça touche, tant mieux. Sinon, ce n’est pas grave du moment qu’il y a du respect pour soi et pour l’autre.
Tu as lu le dos du premier Calendar Boy ? (Perso, je n’ai mĂȘme pas regardĂ©)
JâaimeAimĂ© par 1 personne
Haha, oui, je vois ! AprĂšs, sur la blogosphĂšre, je trouve quâil y a Ă©normĂ©ment de respect dans les propos, mĂȘme lorsque les avis sont passionnĂ©s et divergents⊠Enfin, jâespĂšre. ^-^ Mmm, câest ça. đ
Je viens de lire le rĂ©sumĂ© Ă lâinstant, et seulement la moitiĂ©, tellement ça me pique les yeux ! Ăa pue encore plus le sexisme que *Calendar Girl* !
« Un homme au service des femmes. International appartient Ă Parker Ellis et est dirigĂ© par lui, un homme Ă femmes dotĂ© dâun QI Ă©levĂ© et dâune Ă©norme libido. Il est le coach le plus populaire et le plus efficace du monde en matiĂšre de vie et dâamour. »
Beurk, beurk, beurk !
JâaimeAimĂ© par 1 personne
Oh, je n’ai mĂȘme pas jetĂ© un oeil mais ce que tu me dis…. mince. Le pire, c’est vraiment que ça se vend comme des petits pains.
Du respect, il y en a oui. Heureusement. đ
JâaimeAimĂ© par 1 personne
Oui c’est triste…
JâaimeAimĂ© par 1 personne
AĂŻe, aĂŻe, aĂŻe, je ne sais pas oĂč rĂ©pondre, ni Ă qui ! đ±đ”
Mais OMG, oui, tellement ! Ce ne sont pas des filles fortes, mais des personnages fĂ©minins complĂštement soumis, qui collent Ă lâimage que certains hommes peuvent avoir de la femme bonne Ă tout faireâŠ
Euh, Ă la base, je nâaime pas les polĂ©miques ni les sujets qui fĂąchent⊠Si jâarrive parfois Ă tenir ma langue, jâai du mal Ă contrĂŽler mes doigts : ils Ă©crivent tout seuls la rage qui est en moi⊠JâespĂšre nĂ©anmoins ne pas avoir froissĂ© trop de monde avec cet article. Mon but nâĂ©tait pas de pointer du doigt les lecteur.ice.s, mais plutĂŽt de critiquer le genre et certains schĂ©mas quâil vĂ©hicule đ
Il y a exactement ce genre de passage dans ce livre ! Mais je ne retrouve plus lâextrait !! đ±
Ahaha, tu peux tartiner, dâailleurs ! Je vois que vous ĂȘtes en plein dĂ©bat avec Aurelalala đđ
JâaimeAimĂ© par 2 personnes
Je n’ai pas eu la sensation que tu pointais du doigt les lecteurs car comme je l’ai dit tu as exposĂ© de maniĂšre objective ce qui t’as dĂ©plu, c’est plutĂŽt moi qui doit faire attention (raison pour laquelle 1.je n’en lis plus, 2. Si j’en lis je ne chronique pas sauf SP).
En plus tu as apportĂ© des Ă©lĂ©ments externes pour Ă©tayer ton propos, je n’y aurai jamais songĂ© moi, voilĂ pourquoi je dis que tu as Ă©cris un trĂšs bon article.
Mdrr ben tu vois, mon exemple Ă©tait dans fight love au tout, tout dĂ©but de l’histoire (la dizaine de pages), rien qu’Ă ce stade j’ai eu envie de refermer le livre.
Ooh mais tkt, Aurelala est habituĂ©e Ă mon cĂŽtĂ© pipelette đ on a dĂ©jĂ tant parlĂ© de ça et ce, malgrĂ© nos goĂ»ts diffĂ©rents (mais ya des similitudes pour le mxm et les mangas qu’elle essaye mdr) que la majoritĂ© des choses a dĂ©jĂ Ă©tĂ© dites. C’est elle qui m’avait donnĂ© envie de lire « l’amour c’est… » (comme tu as Ă©tĂ© un peu intriguĂ© par les definitions des auteurs dans mon article)
JâaimeAimĂ© par 1 personne
Oh, okay, jâai dĂ» trop mâemballer. :â) Et oh mince, je nâaime pas les compliments. MerciâŠ
Ah, mais câest chaud ! Ouh lĂ , comme ça me donne TROP envie de le lireâŠ
Ahaha, pas de souci alors. ^^
Oui, le fameux livre ! Il faut vraiment que je me le procure, il a lâair si bien ! đ
JâaimeAimĂ© par 1 personne
Je trouve que tu en as trĂšs bien parlĂ© en mettant en avant des extraits qui m’ont vraiment fait grimacer. đ. Il faut prendre conscience qu’on ne doit pas considĂ©rer normal d’ĂȘtre considĂ©rĂ© que par un physique ou traitĂ© de façon limite par ses « copines ». Ăa se ressent dans la vie de tous les jours, le respect n’est plus le mĂȘme nulle part. Mon homme le voit sur son lieu de travail. Et moi, je le vois avec mes enfants (et l’Ă©cole)… Bref… le monde Ă©volue. Pas nĂ©cessairement dans le sens qu’on voudrait.
JâaimeAimĂ© par 1 personne
Oh, dâaccord. đź
Oui, câest sĂ»r, et câest malheureusement trop souvent le cas⊠Justement, hier, en bossant (je travaille comme caissiĂšre les week-ends) un gars mâa fait une remarque dans ce genre. Il mâa dit quâil prĂ©fĂ©rait passer Ă ma caisse plutĂŽt quâĂ celle de mon collĂšgue.. un homme, en me faisant un gros clin dâĆil !
Et quand je bosse, je suis en mode cheveux gras et habits larges. Je suis lĂ pour me faire du blĂ©, pas pour me faire draguerâŠ
OLALALALAAAAA, ça mâĂ©nerve ! Quâest-ce que certaines personnes ont Ă la place du cerveau ? Le respect est, comme tu dis, nulle part⊠Et trop peu de personnes rĂ©agissentâŠ
JâaimeAimĂ© par 1 personne
Si l’on peut y rĂ©agir… Parfois, on est coincĂ©, notamment sur le lieu de travail, quand tu n’es p
JâaimeAimĂ© par 1 personne
Gros bug de clavier, dĂ©solĂ©e. …quand tu n’es pas le patron direct… etc…
Ce que tu dis me fais Ă©carquiller les yeux. SI je sors faire des courses, je prends la premiĂšre caisse dispo, je me fiche complĂštement de la tĂȘte de la personne qui va me faire payer mes achats… Je trouve ça dommage đŠ
JâaimeAimĂ© par 1 personne
Et oups, oups, oups, je rĂ©ponds tard. :â)
Ce nâest pas grave. ^^
Oui, câest bien triste que ce soit comme ça⊠Et jâĂ©tais mĂȘme bloquĂ©e au niveau de la parole. Quand jâai entendu ça, jâai Ă©tĂ© tellement surprise et choquĂ©e que jâai ri nerveusement pendant un bon momentâŠ
Ahaha, oui, la mĂȘme ! Ă croire que, pour certains, faire les courses, câest la grande aventure de toute une vie⊠-_-
JâaimeAimĂ© par 1 personne
Mais c’est peut-ĂȘtre le cas. Je ne sors jamais de chez moi et quand je vais faire mĂȘme trois courses, c’est la sortie du siĂšcle đ
JâaimeAimĂ© par 1 personne
Salut đ
Je suis absolument ravie de lire ton avis sur ce livre / cette sĂ©rie de livres. Quand j’ai vu ça en rayon partout (mĂȘme Ă intermarchĂ© …) je me suis dis qu’on tombait bien bas. Je suis Ă©galement d’accord avec ce que tu dis pour 50 nuances. Le problĂšme ce n’est pas le livre Ă©rotique, mais l’image fausse et dĂ©valorisante qui y est vĂ©hiculĂ©e Ă propos de la prostitution. Je suis dĂ©solĂ©e mais je suis sĂ»re que des ados ou des jeunes filles peuvent y croire et se dire que oui, devenir escort girl ou se prostituer c’est un truc « cool » et « romantique » non mais … sans dĂ©conner ?! Je suis Ă©galement Ă©coeurĂ©e que ce soit une femme qui ait Ă©crit ça mais surtout : Ă©coeurĂ©e que ce genre d’histoire ait retenu l’attention d’une maison d’Ă©dition et soit publiĂ© en masse. Le sexe fait vendre. Certes.
En tout cas je suis contente que des avis nĂ©gatifs puissent aussi se partager sur ce genre de lecture. AprĂšs tout, on est sur la blogosphĂšre pour partager đ
JâaimeAimĂ© par 1 personne
Hey hey !
Et moi, de voir ton commentaire ! Merci beaucoup !
Comme tu dis⊠ça tombe bien basâŠ
Oui, câest vrai ! De lâĂ©rotisme, il y en a toujours un peu dans chaque romance, et ce nâest pas automatiquement choquant. Ce qui me gĂȘne davantage, câest lâidĂ©e du travail du sexe utilisĂ© comme ressort narratif facile, avec tous les clichĂ©s qui vont avecâŠ
Je crois que câĂ©tait sur le compte Instagram de pineapple.storm quâil y avait un truc super intĂ©ressant en story, comme souvent. Elle disait quelque chose du style : pourquoi, quand une femme a besoin dâargent, pense-t-elle directement au travail du sexe, et pas Ă un truc plus badass comme dealer ?
Câest vrai que, dans *Breaking Bad*, Walter White ne sâest pas dirigĂ© vers « ça », mais vers la fabrication de mĂ©thamphĂ©tamine⊠Je ne dis pas que câest bien (LOIN DE LĂ !!!), mais ça montre quelque chose : dans beaucoup de rĂ©cits, lâhomme choisit souvent le mal par facilitĂ©, tandis que la femme se retrouve dans une situation sexualisĂ©e et dĂ©gradante.
Il y a beaucoup de maisons dâĂ©dition qui sont lĂ pour lâargent⊠Câest bien triste⊠Mais câest comme quand certains scĂ©narios sont Ă©ditĂ©s encore et encore, alors quâil y a des auteur.ice.s avec des histoires originales qui ne trouvent pas de ME pour ĂȘtre publiĂ©.e.sâŠ
Oui :â)
JâaimeAimĂ© par 1 personne
On est bien d’accord … et par dessus tout ça, ce qui me déçoit encore plus c’est que CalendarGirl fasse les tĂȘtes de rayons de tous les supermarchĂ©s … c’est comme brandir un magasine porno sous le nez d’un gamin franchement … 0 respect
JâaimeAimĂ© par 1 personne
Oui c’est ça
JâaimeJâaime