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La destinée des désolations d’Arnaud Niklaus

Ce roman s’inscrit dans un univers post-apocalyptique marqué par la survie, l’errance, la menace, l’insécurité, les conflits entre groupes humains et la recherche d’un refuge dans un monde fragilisé.

Dans un futur proche, Casey Alexander parcourt les restes du monde, avec un seul but en tête : trouver un havre de paix. Au cours de son périple, il rencontrera ses futurs alliés… Comme ses futurs ennemis ! En leur compagnie, Casey tentera l’impossible pour survivre et trouver une terre accueillante où vivre… Ce premier tome de la saga littéraire « La destinée des désolations » est une introduction à cet univers bien particulier.  Les aventures de Casey Alexander se poursuivront sur de nombreux ouvrages.

Au début de l’histoire, le récit présente Casey, qui semble être un homme solitaire, peut-être fugitif d’un régime inquiétant. Pourtant, peu d’informations sont réellement données à son sujet : le résumé en dit presque plus que le reste de l’histoire… En parallèle, apparaît Isabella, une femme qui semble devenir la nouvelle cheffe d’une cité : peut-être une cité de réfugié.e.s ?

Je tiens à préciser que cette lecture ne m’a ni vraiment plu, ni vraiment déplu. Disons que ce n’est pas un livre qui restera longtemps dans ma mémoire… L’écriture est très fluide, mais l’histoire manque de profondeur, et peut-être aussi d’ampleur.

J’ai eu l’impression de lire un texte encore en cours de mise en place. Je pense que l’histoire aurait pu être bien plus approfondie. Je m’explique : le cadre spatio-temporel reste assez flou, les personnages manquent encore de développement, et beaucoup de questions demeurent sans réponse. Pourquoi le monde est-il ainsi ? Comment cette société s’est-elle construite ? Quels sont réellement les enjeux ?

Le seul personnage dont l’histoire se dévoile un peu est Gwen, alors que ce n’est pas le personnage principal. Elle le deviendra peut-être par la suite, mais, pour le moment, cela m’a laissée un peu sceptique. En fait, pendant ma lecture, j’avais davantage l’impression de lire un prologue qu’un premier tome pleinement abouti.

La fin m’a aussi laissée sur cette impression. Elle ne ressemble pas vraiment à une chute, mais plutôt à un cliffhanger qui donne l’impression d’ouvrir directement sur un autre chapitre.

Autre point que j’ai vraiment apprécié : la présence d’un personnage LGBTQIA+ dont l’orientation n’est pas présentée comme un problème à résoudre. Dans beaucoup de récits, les personnages queer sont souvent ramenés à la souffrance, au rejet ou au parcours d’acceptation de soi.

Ces histoires sont importantes, bien sûr, mais cela fait aussi du bien de lire une représentation plus simple, intégrée au récit, qui existe sans devoir porter toute l’intrigue sur ses épaules. Ici, cette dimension est présente sans être transformée en drame principal, et j’ai trouvé cela agréablement différent.

Une lecture fluide, avec de bonnes idées et une représentation queer appréciable, mais qui m’a donné l’impression de rester au stade de l’introduction.

Je n’ai pas passé un mauvais moment avec ce livre. L’écriture se lit facilement, l’univers possède un certain potentiel, et plusieurs éléments auraient pu vraiment me plaire : le contexte post-apocalyptique, l’idée d’un monde fragilisé, les tensions entre différents groupes humains, ainsi que la présence d’un personnage LGBTQIA+ intégré au récit sans que cela devienne le seul sujet de l’histoire.

Malgré cela, il m’a manqué quelque chose pour être pleinement embarquée. J’aurais aimé en apprendre davantage sur les personnages, sur le fonctionnement de ce monde, sur ce qui l’a mené à cet état, mais aussi sur les enjeux politiques ou humains de cette société. Beaucoup d’idées sont lancées, mais peu semblent vraiment développées dans ce premier tome.

C’est donc une lecture que je trouve prometteuse, mais pas assez aboutie à mes yeux. Peut-être que la suite approfondit davantage l’univers et les personnages, mais ce premier volume m’a surtout donné l’impression d’ouvrir une porte sans vraiment me laisser entrer complètement dans l’histoire.

Cette lecture m’a laissée mitigée, mais je crois être l’une des rares à avoir publié un avis aussi réservé. Je vous invite donc à lire d’autres chroniques, nettement plus enthousiastes, afin de vous faire votre propre idée :

Je tiens à remercier l’auteur ainsi que la plateforme SimPlement pour ce service presse. Même si cette lecture ne m’a pas pleinement séduite, je suis reconnaissante d’avoir pu la découvrir et d’avoir eu l’occasion d’en parler avec honnêteté.

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