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Cette chronique évoque un manga seinen sombre autour de l’immortalité, de la mort, de la résurrection, de la fuite, de la peur collective, de la traque gouvernementale, de l’expérimentation scientifique et de scènes sanglantes.
Résumé : mourir, revenir, fuir 🩸
Renversé par un camion en rentrant de l’école, le jeune Kei meurt sur le coup. Mais quelques instants plus tard, il ressuscite mystérieusement.
Dès lors, sa vie de lycéen bascule. Une organisation gouvernementale tente par tous les moyens de le capturer afin de mener des expériences scientifiques sur lui. Kei découvre alors qu’il n’est pas le seul être dans cette situation périlleuse : il serait ce que l’on appelle un « Ajin ».
Ces êtres immortels intriguent autant qu’ils effraient. Nul ne sait exactement comment ils sont apparus, ni pourquoi ils existent. Mais les services spéciaux du gouvernement sont prêts à tout pour le découvrir !
À leurs yeux, rien n’est plus dangereux pour l’humanité qu’un être capable de revenir d’entre les morts…

L’histoire : les Ajin, ces êtres immortels qui dérangent 🧬
Tout commence avec les Ajin.
Ces êtres ressemblent énormément aux humains, mais leur nature reste très mystérieuse. Leur origine, leur fonctionnement et leur manière d’apparaître sont encore flous. Une seule chose semble certaine : ils sont immortels.
Le plus troublant, c’est qu’il est presque impossible de les identifier avant leur mort. Pour découvrir qu’une personne est un Ajin, il faut attendre qu’elle meure… puis qu’elle revienne à la vie.
C’est exactement ce qui arrive à Kei, le personnage principal.
Avant cet événement, Kei mène une vie de lycéen plutôt discrète. Il ne se fait pas particulièrement remarquer et semble garder une certaine distance avec ce qui l’entoure. Pourtant, lorsque le sujet des Ajin est évoqué à l’école, sa réaction paraît déjà un peu différente de celle des autres élèves.
Après sa résurrection, tout bascule. Kei doit faire face à une double prise de conscience : celle de sa propre nature, mais aussi celle du regard des autres. Les témoins de la scène comprennent immédiatement qu’il n’est plus considéré comme un simple lycéen. Il devient une cible, une anomalie, presque une menace.
Et très vite, les services spéciaux du gouvernement entrent en jeu.
En apparence, Ajin repose sur une intrigue assez classique : transformation, identité, fuite, lutte pour survivre. Mais le manga gagne en originalité grâce à la nature même des Ajin et aux nombreuses questions qu’ils soulèvent. Qu’est-ce qui définit encore l’humanité quand un être ne peut plus mourir ? À partir de quel moment une personne devient-elle un objet d’étude, de peur ou de contrôle ?
Le rythme est extrêmement rapide. L’action démarre vite, les révélations s’enchaînent, et les questions fusent autour de Kei, des Ajin et des intentions du gouvernement.
Un mélange d’action, d’étrangeté, d’originalité et de malaise.

Identité, humanité et peur de l’autre ⚖️
Un des aspects les plus intéressants du manga, c’est le débat qui entoure les Ajin. Très vite, la société semble vouloir se positionner : faut-il les craindre ? les contrôler ? les protéger ? les étudier ? les considérer comme des humains à part entière ?
Ce qui rend ce débat dérangeant, c’est qu’il se construit alors même que personne ne sait vraiment ce que sont les Ajin, d’où ils viennent, ce qu’ils veulent, ni ce que leur existence implique réellement. Cela rappelle un peu cette idée attribuée à Socrate : « Tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien. » Malgré cette ignorance, la peur collective s’installe très vite.

Le manga pose alors une question forte : qu’est-ce qui définit l’humanité ? Est-ce le corps ? La mortalité ? La conscience ? Les émotions ? Le regard des autres ?
J’aime toujours beaucoup les récits qui mettent en scène une forme de découverte de soi. Dans la réalité, l’identité n’est pas quelque chose de figé : elle se construit, se transforme, se fissure parfois, puis se recompose. Pour Kei, cette découverte est brutale. Du jour au lendemain, il apprend qu’il n’est pas celui qu’il pensait être, et surtout qu’il n’est plus perçu de la même manière par les autres.
C’est là que le manga devient intéressant. Il ne parle pas seulement de transformation ou d’immortalité. Il interroge aussi la confiance, la peur, l’entourage, la famille, l’État et la place accordée à celles et ceux que la société considère comme différents.
Qui peut encore être un refuge lorsque tout bascule ? À qui faire confiance ? Qu’est-ce qu’une famille, un entourage, un pays, lorsque ceux-ci peuvent soudainement se retourner contre une personne ?

Mon avis : addictif, malaisant, mais prometteur 💭
Cela faisait un moment que je croisais Ajin en magasin, et j’ai récemment appris qu’il était disponible à la bibliothèque. J’ai donc sauté sur l’occasion. Honnêtement, j’ai emprunté les dix premiers tomes, et j’en suis déjà au troisième. C’est dire si la série se lit vite !
D’après mes notes prises juste après la lecture du premier tome, ce que je peux dire, c’est que ce début est vraiment très prenant. L’action démarre à toute vitesse, au point que j’ai parfois relu certaines pages pour être sûre d’avoir bien tout saisi.
Il y a quelques moments où il est difficile de comprendre exactement ce qui se passe, mais cela semble cohérent avec l’intrigue. Kei découvre les choses en même temps que nous, et ce flou participe aussi à l’ambiance générale du manga.
J’ai beaucoup d’attentes pour la suite, notamment concernant les personnages, qui ne sont pas encore très développés dans ce premier tome. Côté dessins, rien ne m’a particulièrement marquée pour le moment, mais le découpage reste efficace et accompagne bien le rythme très nerveux du récit.
Au niveau du malaise, je trouve que c’est plutôt bien dosé. Le manga joue clairement avec l’immortalité des Ajin, la violence et les conséquences physiques de leur condition. Il y a du sang, des morts et des scènes assez dures, mais rien que j’aie trouvé inutilement répugnant.
Si vous avez aimé Death Note, Parasite ou Devilman Crybaby, je pense que Ajin peut clairement vous intéresser !!
Et l’anime ? 🎬
Apparemment il y a un animé Ajin semi-humain, ça a l’air tentant… Des avis à partager ? 😊
Ravie de tu accroches à cette série. Je te souhaite une belle découverte pour la suite (je me suis personnellement arrêtée au tome 9, pas encore acheté les suivants mais bientôt).
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Merci c’est gentil ! ^^
J’ai emprunté jusqu’au tome 8, mais je fais une petite pause sur le 5 (j’aime bcp bcp ^^)
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Me suis achetée trois tomes supplémentaires aujourd’hui 😉
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Haha bonne lecture alors ! 😀
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Merci 😁
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J’aime bien ton interrogation, ça montre que tu prends de la hauteur sur l’œuvre. C’est pas hyper creusé l’auteur n’a pas vraiment une visée philosophique dans ce manga.
Des personnages en particulier pour l’approfondissement auquel tu parles que tu aimerais voir ?
En tout cas contente de voir que tu as aimé
Et j’aime ton système de notation
Pour l’anime je l’ai regardé mais j’ai pas accroché à la réalisation
Peut être que toi tu aimeras faut tester
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Je suis toujours bloquée à la fin du tome 5. Ce qui s’y passe ne me plaît pas du tout, mais j’ai vraiment l’espoir d’avoir des réponses là-dessus.
Pourquoi tu dis qu’il n’a pas de visée profonde ? Il en a parlé dans une interview ou quelque chose du style ? Ou alors, dans les derniers tomes, il n’y a pas « d’évolution » ?
Kei ! D’ailleurs, si j’ai tout suivi, deux persos ont le même prénom.
Et Kei, il est très, très, très étrange comme type. La meuf ajin aussi doit cacher quelques trucs.
Oh merci ! 😀
Il faut que je teste, yep. J’avais peur de me spoiler, mais puisque ça ne se suit pas… ^^
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