
Avertissement de contenu ⚠️
Ce roman contient une ambiance dystopique et anxiogène, une crise mondiale liée à la fertilité, des manipulations scientifiques, des questions autour du corps, de la filiation, de la mémoire, de l’exploitation animale et de la survie de l’humanité.
Résumé de l’éditeur 📖
2030. La fertilité a chuté dangereusement. La vieillesse est devenue la norme, et les jeunes de précieuses ressources nationales.
Dans ce nouveau contexte mondial, la descendance devient une obsession.
Shana, orpheline, voit ses rêves d’intégrer l’armée voler en éclats lorsqu’elle entrevoit ce qu’elle n’aurait pas dû. Lancée dans une quête acharnée pour retrouver sa place, elle croise la route de Cameron, danseur de ballet qui n’a eu d’autre alternative que d’effacer délibérément sa mémoire. Ils trouveront secours auprès du scientifique Nick Clementi, qui craint d’avoir mis le doigt sur une grande conspiration. Commence alors pour chacun d’entre eux un combat pour rétablir la vérité.
Jusqu’où est-on prêt à aller lorsque les enfants manquent à l’humanité ?
Quelques mots avant la vraie critique :
En toute honnêteté, je n’étais pas vraiment en état de lire et d’écrire ces derniers temps. C’est pour cette raison que je n’ai pas été très active sur les réseaux sociaux, et qu’aucune chronique n’a été publiée pendant presque un mois.
Quand l’envie est revenue, j’ai aussi dû rattraper le retard pris en cours et anticiper les partiels… En bref, je ne me suis pas vraiment investie ici.
J’essaierai de vous expliquer deux ou trois petites choses concernant l’avenir du blog… ❤
Bref, j’espère que mon état d’esprit n’influencera pas trop mon avis sur ce livre, et je vous laisse avec la suite ! 😄
L’histoire : un monde sans enfants 🧬
C’est un monde sans enfants. Sans les rires, les cris et les pleurs qui les accompagnent. Sans les jeux, les sourires, les parties de cache-cache.
Un monde auquel il manque de nombreuses choses.
Mais pas l’industrie.
Et oui. C’est cette même industrie, celle qui contamine déjà un peu nos quotidiens (mais chut, c’est un secret), sauf qu’ici, l’amplitude n’est pas la même. C’est encore pire. L’industrie est partout, elle empoisonne le monde.
Mais ce n’est pas ce qui alarme le plus la population.
Le roman parle plutôt de ce manque de quelque chose chez les personnages. Iels ont perdu une part de joie, d’affection, de projection. Iels ne savent plus vraiment à qui donner tout cet amour.
C’est ici qu’interviennent les autres animaux. Les relations deviennent étranges… Et l’histoire commence pleinement le jour où les personnages découvrent un singe qui ressemble étrangement à un être humain.

Côté personnages 👥
Les personnages principaux sont Shana, Nick et Cameron. Trois protagonistes aux caractères très différents, qui forment un mélange plutôt passionnant.
Shana Walders est une jeune femme que beaucoup considèrent comme l’avenir de la nation. L’un de ses rêves était d’intégrer l’armée, mais elle ne s’attendait pas du tout à ce que son parcours prenne cette direction. J’ai eu un peu de mal avec ce personnage. Elle est trèèèèèèès arrogante, son ego est démesuré, et elle n’a pas vraiment sa langue dans sa poche. Elle a ce côté peste que beaucoup de personnes ont déjà croisé dans leur vie. ^^
Nick Clementi, lui, est un vieux scientifique malade, doté d’une intelligence surprenante.
Quant à Cameron Tully, c’est un danseur étoile, mais je vous laisse le découvrir !
Quelques difficultés de lecture 😬
J’ai vraiment eu du mal à commencer ce livre. Comme je vous l’ai dit précédemment, je n’avais pas la tête à lire. La semaine dernière, quand j’ai réessayé de m’y mettre, j’ai bloqué sur le texte.
Je n’ai jamais été fan des débuts in medias res avec peu de détails. J’ai souvent l’impression d’avoir loupé quelque chose.
Mais ici, c’est surtout le vocabulaire et la manière de parler franche, directe et très familière de Shana qui m’ont un peu repoussée.
J’avais besoin de plus d’informations. Et plus je lisais, plus je me sentais agressée par ce personnage. Je ne m’attendais pas vraiment à cela…
Mais après le premier chapitre, tout s’est déroulé comme sur des roulettes ! Ayant déjà lu un livre du même genre, certains détails m’ont assez vite marquée. L’ambiance est floue, mouvementée et étrange, mais l’on comprend rapidement qu’elle cache une réalité tout aussi atroce.
C’est terrifiant à lire !
Mon avis : une science-fiction qui dérange 💭
Malgré un début difficile, j’ai vite été happée par le contenu du livre.
Les hommes dénaturés. C’est un titre qui colle parfaitement à cette histoire.
Encore une fois, et c’est ce que j’adore avec la science-fiction, ce livre pointe du doigt de nombreux travers humains.
Que deviendra l’humanité si son avenir est menacé ? Si une catastrophe met en péril son existence, sa société et son fonctionnement ? Si la folie et les conspirations prennent une plus grande ampleur ? Si les êtres humains commencent à supposer qu’ils pourraient peut-être être délogés de la première place de la chaîne alimentaire ?
Eh bien quoi, vous avez peur ?
Ce roman interroge la place de l’humanité, son rapport au vivant, ses obsessions autour de la descendance, mais aussi la manière dont la science peut être utilisée, détournée ou instrumentalisée lorsque la peur prend le dessus.
Ce n’est pas forcément une lecture confortable. Le début peut être déroutant, certains personnages sont difficiles à apprécier, et l’ambiance générale est assez oppressante. Pourtant, le fond est vraiment intéressant, surtout si vous aimez les récits de science-fiction qui posent des questions plus larges sur la société, le corps, le vivant et les limites que les êtres humains sont prêts à franchir.
« Je découvre que la colère est une partenaire bien plus puissante que la peur. La peur fait trébucher, pousse à la chute ; la colère vous soutient quel que soit le pas que vous choisissez de faire. »
Pour aller plus loin 🔎
Si vous avez déjà lu ce livre, je peux aussi vous conseiller Mères primales, de Brand Souffy, qui s’inscrit dans une lignée assez proche. La visée est tout aussi intéressante, même si, pour ma part, j’ai préféré ce type de narration et ce vocabulaire-là. Ma chronique disponible à ce lien!!
Je me permets également de citer la chronique du Chroniqueur (du blog éponym) que j’ai trouvée très complète et intéressante. Son avis vaut vraiment le coup d’œil : https://leschroniquesduchroniqueur.wordpress.com/2018/11/06/les-hommes-denatures-de-nancy-kress/ !!
Remerciements :
Je tiens à remercier la Masse critique de Babelio et les éditions ActuSF pour l’envoi de ce livre.
« Aucune société ne peut prospérer si elle ne peut lire son avenir dans le visage de ses enfants, si elle ne peut lire cet avenir en les couchant le soir, si elle ne peut le lire dans de jeunes regards innocents. »
Merci beaucoup pour le lien ! 🙂
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De rien !
J’ai vraiment trouvé le contenu super intéressant, je me suis permise de partager ! ^^
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C’est super sympa de ta part ! 🙂
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