Ce roman aborde plusieurs sujets sensibles, notamment la colère adolescente, les non-dits familiaux, l’incarcération d’un proche, la solitude, les blessures physiques, l’homophobie, le racisme, la quête d’identité, ainsi que la difficulté à comprendre et accepter ses sentiments.
Résumé : deux garçons à la recherche des secrets de l’univers🌌
Ari, quinze ans, est un adolescent en colère, silencieux, dont le frère est en prison. Dante, lui, est un garçon expansif, drôle, sûr de lui. Ils n’ont a priori rien en commun. Pourtant ils nouent une profonde amitié, une de ces relations qui changent la vie à jamais… C’est donc l’un avec l’autre, et l’un pour l’autre, que les deux garçons vont partir en quête de leur identité et découvrir les secrets de l’univers.
Lauren Marx est une artiste américaine fascinée par la faune, la flore et les sciences naturelles. Depuis l’enfance, les animaux occupent une place centrale dans son imaginaire. Dans plusieurs interviews, elle explique avoir grandi entre les visites au zoo de Saint-Louis, les documentaires animaliers et une passion grandissante pour la biologie, la zoologie, la cosmologie et la mythologie.
Cette fascination transparaît dans chacune de ses œuvres. Les animaux, les plantes, les ossements, les insectes ou encore les éléments célestes s’entremêlent dans des compositions extrêmement détaillées qui semblent raconter des histoires silencieuses.
“Animals always have been, and always will be, my passion. They have been the subjects of my drawings ever since I was a child. I blame it on weekends spent at the Saint Louis Zoo and endless hours watching, National Geographic’s: Mutual of Omaha”. They influenced my desire to learn about biology while attending high school. While in high school, I began collecting bones, feathers, and books. Over these past few years, my passion grew to zoology, cosmology, and mythology.” –Lauren Marx, Saint Louis, Missouri
Un univers étrange et fascinant 🎨
L’univers de Lauren Marx est particulièrement singulier. Passionnée par les planches de zoologie anciennes, les cabinets de curiosités, les natures mortes et les représentations naturalistes, elle mélange ces influences dans des œuvres qui oscillent entre réalisme scientifique et imaginaire.
Ses dessins sont souvent peu colorés. Les teintes sont douces, parfois ternes, presque sépia. Quelques éléments ressortent néanmoins grâce à des touches de couleur plus vives qui attirent immédiatement le regard. Le résultat est aussi spectaculaire qu’envoûtant.
Les sujets représentés sont majoritairement des animaux, mais rarement de manière classique. Ils deviennent parfois des chimères, parfois des créatures entourées de fleurs, de champignons, de branches ou d’ossements. Chaque illustration semble figée quelque part entre la vie et la mort.
En observant son travail, j’ai souvent l’impression de naviguer dans un étrange mélange d’émerveillement et de mélancolie. Ses œuvres peuvent paraître sombres au premier regard, mais elles dégagent aussi quelque chose de profondément vivant.
La nature qui nous accorde tout, nous reprend tout aussi.
Les vanités : quand l’art parle du temps qui passe 💀
Les fleurs fanées, les ossements, les squelettes ou les crânes que l’on retrouve régulièrement dans les illustrations de Lauren Marx évoquent les vanités.
Apparu principalement aux XVIe et XVIIe siècles, ce courant artistique rappelle la fragilité de l’existence humaine et le caractère éphémère de toute chose. Les artistes utilisent différents symboles (crânes, sabliers, fleurs fanées, animaux morts ) pour rappeler que la vie est précieuse parce qu’elle est temporaire.
Deux expressions latines sont souvent associées à cette réflexion :
Memento mori : « Souviens-toi que tu vas mourir ».
Ars moriendi : « L’art de bien mourir ».
Même si Lauren Marx propose une vision très contemporaine de ces thèmes, ses illustrations s’inscrivent dans cette même réflexion sur le temps, la transformation et le caractère transitoire de toute vie.
La mort comme partie du vivant 🌱
Ce qui me touche particulièrement dans son travail, c’est qu’il ne présente pas la mort comme quelque chose de sale, de honteux ou de tabou.
Au contraire, elle apparaît comme une étape naturelle du cycle du vivant.
En tant que botaniste, c’est un aspect qui me parle beaucoup. Sur le terrain, il est impossible d’étudier les écosystèmes sans observer ce cycle permanent : les feuilles tombent, les arbres meurent, les champignons décomposent la matière, les insectes recyclent les corps, les nutriments retournent au sol avant de nourrir de nouvelles formes de vie.
La mort n’est pas l’opposé de la vie. Elle en fait partie.
C’est probablement ce que j’aime le plus dans les œuvres de Lauren Marx. Derrière les crânes et les ossements, je ne vois pas seulement la disparition, mais aussi la transformation.
Décomposition → Transformation → Nouveau vivant ♻️
Ses œuvres m’ont fait réfléchir à une idée qui me fascine depuis longtemps.
Je ne parle pas ici de réincarnation au sens spirituel du terme, mais d’une réalité bien plus concrète. Nous sommes composés d’atomes, tout comme les plantes, les animaux, les champignons, les montagnes ou les océans.
Lorsque nous mourons, ces atomes ne disparaissent pas. Ils retournent progressivement aux cycles naturels et participent à la création d’autres formes de vie.
D’une certaine manière, rien n’est jamais complètement perdu. Tout se transforme. C’est la beauté offerte par Mère Nature.
Kristin Olsen Askland est une dessinatrice et illustratrice freelance. Passionnée par la nature et les animaux, elle développe un univers doux, délicat et très inspiré du vivant !
Toni Hamel une artiste qui travaille sur différents supports de dénoncer les vices du comportements humains. Elle réalise notamment des dessins, des sculptures, du fil sur papier, des peintures à l’aquarelle ou enfin ses fameuses huile sur toile.
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