
Résumé :
Louise, une jeune femme d’une vingtaine d’années, peine à oublier ses proches disparus. Elle vit depuis en leur compagnie, au point même de se couper des vivants de peur de les perdre à leur tour… Sourire, profiter de la vie sont des choses qu’elle semble ne plus savoir faire. Soudain, l’étrange Phekda, l’une des étoiles de la Grande Ourse, fait irruption… et l’entraîne dans une immersion au plus profond d’elle même. Une immersion qui passe par une virée sur la plage de son enfance, par une nuit dans une petite maison biscornue, par une forêt labyrinthique qui oscille entre réel et fantastique jusqu’à la montée de cet incroyable escalier sorti des nuages… Mais où la mènera-t-elle ? Et quelles en seront les conséquences ?…
Avertissement de contenu : deuil, mort de proches, fantômes, solitude.
Qui est Louise ?
Louise est une jeune femme qui vit avec les fantômes de son passé, la peur d’aimer et la volonté de s’accrocher à sa vie… Chaque fois qu’elle est triste, elle s’assoie au bord de sa fenêtre et observe les étoiles, en pensant à ce qu’aurait pu être son existence si tout s’était passé autrement…
Louise perd la notion de temps et semble oublier que sa propre vie est en train de défiler sous ses yeux. Ce n’est pas qu’elle refuse de vivre : c’est plutôt que son chagrin semble l’avoir suspendue entre les souvenirs, les regrets et la peur de perdre encore.
Côté illustration :
En dehors de l’histoire sensible et touchante, ce qui m’a vraiment plu avec cette bande dessinée, ce sont les dessins, tout simplement magnifiques ! Les couleurs principales sont le bleu, le blanc et le gris, ce qui rend l’atmosphère encore plus fantastique. Tout semble fait de lumière, de songe et de douceur.
Le trait de Sanoe est très beau : les animaux, les fleurs et les détails naturels rendent l’ensemble très expressifs, comme si le monde de Louise était à la fois fragile, vivant et prêt à basculer dans le merveilleux. J’ai eu l’impression de lire un joli rêve, tout est délicat et plein d’espoir. Les dessins permettent aussi de porter un très beau message.
Les illustrations ne se contentent pas d’accompagner l’histoire : elles portent une grande partie de son émotion.
Mon avis :
Après avoir lu de nombreux avis sur Babelio, notamment les critiques presses, je me suis aperçue que beaucoup de personnes reprochent à ce livre de ne pas être assez développé. Les textes sont beaux, mais peu nombreux, ce qui peut laisser certaines personnes sur leur faim. Pour ma part, j’ai trouvé les dessins tellement magnifiques, et le message tellement beau que cela m’a suffi !
Personnellement, j’ai trouvé l’histoire courte, mais juste assez développée pour ne jamais devenir ennuyeuse. Je l’ai trouvé proche de celle d’Alice au pays des merveilles, avec des personnages étranges, intrigants, et une atmosphère pleine de mystère. Bien sûr, le récit n’entre pas en profondeur dans l’esprit de Louise, mais les dessins semblent parler à sa place. Les zones d’ombres sont comblées par le pouvoir suggestif des illustrations. Au final, c’est un très beau livre jeunesse fantastique. Je pense qu’il est facile d’être séduit.e par les dessins, la réflexion et le joli message délivré par cette histoire.
Pour moi, ce livre est un véritable coup de cœur. Je ne peux que le recommander ! 🙂
Remarques après une relecture :
Avec le recul, je crois que cette bande dessinée a quelque chose de profondément cathartique. À l’époque de ma première lecture, je n’avais pas encore vécu de deuil aussi frontalement. Pourtant, elle m’avait déjà touchée, comme si elle mettait des images sur une douleur que je ne connaissais pas encore vraiment. Aujourd’hui, ma lecture a forcément changé. La Grande Ourse me fait du bien parce qu’elle ne nie pas la souffrance : elle la rend visible, elle l’entoure de douceur, de symboles et de beauté. Les dessins deviennent alors une forme de refuge. Ils ne réparent pas tout, mais ils permettent de se sentir un peu moins seule face à ce qui fait mal.
Ce que je trouve très beau, c’est que l’album ne dit pas simplement “ça ira mieux”. Il montre plutôt que même lorsque tout va mal, il peut encore exister des éclats de lumière, des présences, des souvenirs, des signes auxquels se raccrocher. Ce n’est pas une consolation facile, mais une manière de rappeler que la beauté peut coexister avec la douleur.




Elle semble magnifique et donne juste envie !
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Merci ! 😊 Oui, elle est vraiment très belle. Les illustrations donnent déjà envie à elles seules, et l’histoire est tout aussi touchante !
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