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L’univers enchanteur de Annie Stegg Gerard

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Bilans culturels

Bilan culturel – Juillet 2019 : lectures, Normandie et grandes balades d’été 🌿

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Salut !

J’ai écrit ce bilan pile poil le premier jour du mois, et j’en suis très heureuse !

Voici donc mon bilan culturel du mois de juillet ! 😄

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Mangas

Somali et l’esprit de la forêt : un voyage doux et étrange au cœur du vivant 🌿

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Cette chronique évoque un manga de fantasy autour d’un monde marqué par les conflits entre espèces, la disparition progressive des humains, la persécution, l’esclavage, la fuite, la solitude et la relation protectrice entre une enfant et un gardien de la forêt.

L’équilibre du monde, régi par différentes créatures fantastiques telles que les esprits, lutins, gobelins, est mis en péril par l’homme, qui persécute et exploite la nature. Devant ce désastre qui les attend, deux personnages que tout oppose ; un Golem gardien de la forêt et une jeune fille humaine, vont s’allier pour tenter de réparer le mal fait. Un long périple les attend alors…

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Les vanités de Lauren Marx !

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Lauren Marx est une artiste américaine fascinée par la faune, la flore et les sciences naturelles. Depuis l’enfance, les animaux occupent une place centrale dans son imaginaire. Dans plusieurs interviews, elle explique avoir grandi entre les visites au zoo de Saint-Louis, les documentaires animaliers et une passion grandissante pour la biologie, la zoologie, la cosmologie et la mythologie.

Cette fascination transparaît dans chacune de ses œuvres. Les animaux, les plantes, les ossements, les insectes ou encore les éléments célestes s’entremêlent dans des compositions extrêmement détaillées qui semblent raconter des histoires silencieuses.

L’univers de Lauren Marx est particulièrement singulier. Passionnée par les planches de zoologie anciennes, les cabinets de curiosités, les natures mortes et les représentations naturalistes, elle mélange ces influences dans des œuvres qui oscillent entre réalisme scientifique et imaginaire.

Ses dessins sont souvent peu colorés. Les teintes sont douces, parfois ternes, presque sépia. Quelques éléments ressortent néanmoins grâce à des touches de couleur plus vives qui attirent immédiatement le regard. Le résultat est aussi spectaculaire qu’envoûtant.

Les sujets représentés sont majoritairement des animaux, mais rarement de manière classique. Ils deviennent parfois des chimères, parfois des créatures entourées de fleurs, de champignons, de branches ou d’ossements. Chaque illustration semble figée quelque part entre la vie et la mort.

En observant son travail, j’ai souvent l’impression de naviguer dans un étrange mélange d’émerveillement et de mélancolie. Ses œuvres peuvent paraître sombres au premier regard, mais elles dégagent aussi quelque chose de profondément vivant.

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Comme elle l’a si bien expliqué dans une interview de Platinum Cheese ( lien : http://www.platinumcheese.com/the-latest/art-chat-with-lauren-marx ) l’humain ne se rend pas compte de la richesse qu’il pourrait avoir en préservant la nature…

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Les fleurs fanées, les ossements, les squelettes ou les crânes que l’on retrouve régulièrement dans les illustrations de Lauren Marx évoquent les vanités.

Apparu principalement aux XVIe et XVIIe siècles, ce courant artistique rappelle la fragilité de l’existence humaine et le caractère éphémère de toute chose. Les artistes utilisent différents symboles (crânes, sabliers, fleurs fanées, animaux morts ) pour rappeler que la vie est précieuse parce qu’elle est temporaire.

Deux expressions latines sont souvent associées à cette réflexion :

Memento mori : « Souviens-toi que tu vas mourir ».

Ars moriendi : « L’art de bien mourir ».

Même si Lauren Marx propose une vision très contemporaine de ces thèmes, ses illustrations s’inscrivent dans cette même réflexion sur le temps, la transformation et le caractère transitoire de toute vie.

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Ce qui me touche particulièrement dans son travail, c’est qu’il ne présente pas la mort comme quelque chose de sale, de honteux ou de tabou.

Au contraire, elle apparaît comme une étape naturelle du cycle du vivant.

En tant que botaniste, c’est un aspect qui me parle beaucoup. Sur le terrain, il est impossible d’étudier les écosystèmes sans observer ce cycle permanent : les feuilles tombent, les arbres meurent, les champignons décomposent la matière, les insectes recyclent les corps, les nutriments retournent au sol avant de nourrir de nouvelles formes de vie.

La mort n’est pas l’opposé de la vie. Elle en fait partie.

C’est probablement ce que j’aime le plus dans les œuvres de Lauren Marx. Derrière les crânes et les ossements, je ne vois pas seulement la disparition, mais aussi la transformation.

Ses œuvres m’ont fait réfléchir à une idée qui me fascine depuis longtemps.

Je ne parle pas ici de réincarnation au sens spirituel du terme, mais d’une réalité bien plus concrète. Nous sommes composés d’atomes, tout comme les plantes, les animaux, les champignons, les montagnes ou les océans.

Lorsque nous mourons, ces atomes ne disparaissent pas. Ils retournent progressivement aux cycles naturels et participent à la création d’autres formes de vie.

D’une certaine manière, rien n’est jamais complètement perdu. Tout se transforme. C’est la beauté offerte par Mère Nature.

Si vous aimez la nature, les cabinets de curiosités, les planches naturalistes ou les œuvres qui invitent à réfléchir au cycle de la vie, je vous conseille vivement de découvrir son travail :

Poésie, Service Presse

Chair-Ville de Gabriel Henry

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Ce recueil de poésie traverse une atmosphère sombre et parfois étouffante, avec des évocations de misère morale, de pollution, de brutalité urbaine, d’écologie, de désillusion et de malaise face au monde contemporain.

La ville apparaît dépeinte ici comme le théâtre d’une misère morale. Une attention sensible portée à ses matériaux l’associe d’emblée à la brutalité et plus généralement à l’absence d’humanité. Le JE poétique paraît en lutte perpétuelle avec une forme d’obscurité profonde qui inonde sa vision et lui confère cette position d’étranger. L’écriture vient compenser une expérience de vie douloureuse trouvant son salut dans le langage, et l’esprit se libère dans la langue.

Extrait de la préface de Julie Estop.

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